Sascha Arango est un scénariste allemand très réputé. Il écrit pour la télévision, la radio et le théâtre. Son travail a été récompensé à plusieurs reprises, dont deux fois par le Prix Grimme.
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Sascha Arango est un scénariste allemand très réputé. Il écrit pour la télévision, la radio et le théâtre. Son travail a été récompensé à plusieurs reprises, dont deux fois par le Prix Grimme.
Née à Aix-en-Provence, Manon Torielli est enseignante à Marseille. Elle a écrit une douzaine de romans, des nouvelles et des contes. Elle a déjà publié en 2005 L'Enlumineresse, puis un roman policier en 2011 intitulé L'Effaceur (Demeter). En 2014 ont paru chez Ska numérique Frangines, une novella noire, ainsi que La Marelle.
Le maire de Courtry n’a pas confiance
Le président de la Communauté d’agglomération Marne et Chantereine a annoncé répondre favorablement à la demande de Placoplatre de faire des sondages géologiques sur la parcelle du fort de Vaujours appartenant à la CAMC, soit 16 ha, un tiers du site (lire notre précédente édition). Xavier Vanderbise, maire de Courtry, conseiller départemental et vice-président de la CAMC, exprime sa désapprobation dans un communiqué. « Je regrette évidemment l’état de cette parcelle achetée dans la précipitation et sans aucune prudence par la majorité précédente de la CAMC pour plus de 1,5 million d’euros. Elle constitue aujourd’hui un élément de patrimoine sans aucune valeur, pollué et inexploitable ». Et d’estimer inconcevable de permettre à Placo d’effectuer une quelconque activité sur cette parcelle. « Je déplore les positions de cette entreprise qui n’a toujours pas présenté de garanties établissant l’absence de danger dans les travaux de démolition opérés sur la parcelle lui appartenant. S’il est incontestable que le site doit faire l’objet d’une dépollution, l’opacité et le manque de considération totale de Placoplatre pour la sécurité des Courtrysiens et des ouvriers présents sur le chantier ne permettent pas, pour le moment, de lui accorder une quelconque confiance ». Jugeant que la position de Jean-Pierre Noyelles va à l’encontre de ses recommandations, entérinées dans une motion votée par son conseil municipal en février, le maire prévient qu’il ne «participera pas aux votes qui iront dans le sens de cette décision ».S. Moroy
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Comme l'an dernier, les soirées "rentrée littéraire" se dérouleront en deux temps : à Claye-Souilly le samedi 7 novembre à partir de 18h30 à la salle André Malraux puis à Villeparisis le vendredi 20 novembre à 20h30 à la médiathèque Elsa Triolet. Elles seront animées par des bibliothécaires de Claye Souilly, Villeparisis, Annet-sur-Marne et Villevaudé, avec cette année, la participation de Dammartin-en-Goële.
Profitons de l'occasion pour faire une halte à la Médiathèque de l'Orangerie à Claye Souilly, prête pour la rentrée: Après un grand nettoyage de printemps des locaux, l’équipe de la médiathèque (8 personnes) a tourné une nouvelle page pour satisfaire ses 2260 abonnés.
« L’an dernier, nous avions testé trois formules, avec succès. D’abord, le racontoir de Villeparisis, pour les enfants de 3-6 ans. Ensuite, la soirée rentrée littéraire, qui se déroulera encore en deux temps : à Claye-Souilly (7 novembre) puis à Villeparisis (20 novembre). Elle sera animée par des bibliothécaires avec, cette année, la participation de Dammartin-en-Goële. Enfin, les scènes ouvertes, un évènement de qualité qui entend donner leur chance aux jeunes musiciens » rappelle Stéphanie Dubois, la directrice.
Lieu de détente et de formation
Initiés en septembre dernier par Arthur Poulain, les ateliers informatiques ont toujours la faveur du public. Ils s’adressent aux enfants comme aux adultes, de tous niveaux. D’autres ateliers ont même été ouverts. « Arthur nous forme aussi car notre point fort repose sur le travail d’équipe. On a dégagé plus d’espaces, ce qui accroît notre capacité d’accueil, aussi bien pour se détendre que travailler » souligne la jeune directrice, qui souhaite que la médiathèque soit accessible à tous. Parmi les nouveautés, les racontines, spectacles pour les 1-3 ans débuteront en février. « C’était quelque chose que l’on nous demandait régulièrement. Ce sont des comptines, des jeux de doigts qui seront animés par des bibliothécaires, principalement Florence Drevret-Mulard. On essaie toujours de promouvoir des spectacles de professionnels, mais aussi des bibliothécaires et des associations ». La médiathèque poursuivra son focus sur le polar, très prisé par ses lecteurs. Une première soirée, en février, rappellera l’histoire du genre, avec un représentant de la Bilipo de Paris (Bibliothèque des littératures policières). La seconde aura lieu en mars. Gérard Meudal, ancien journaliste à Libération et collaborateur au Monde des livres, parlera au public de ses romans préférés.
La musique toujours à coeur
La musique du polar sera aussi évoquée. Autre formule qui a fait florès, les cafés musicaux de Laurent Boutigny. Le discothécaire développera son animation en deux fois et la présentera également auprès des collégiens et des écoliers. Les sujets porteront sur la musique soul et l’opéra. Ce dernier thème bénéficiera du concours du conservatoire de musique et de Chœur Odyssées, la chorale clayoise. Enfin, victime de son succès, la braderie des livres sera renouvelée en avril, sur un mois. Elle permet de renouveler le fonds et de donner une seconde vie aux ouvrages. Le produit de la vente ira au profit du prochain téléthon.S. Moroy
Horaires : mardi de 15 h à 18 h, mercredi de 9 h 30 à 12 h 30 et 14 h à 18 h, vendredi de 15 h à 19 h, samedi de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h à 18 h.
Médiathèque de l’Orangerie, 4 allée André-Benoist. 77410 Claye Souilly. Tél : 01 60 26 92 10.
Le 18 août, Mauricette Chappuy a eu 77 ans. Sa vie fait penser à un roman de Zola ou de Victor Hugo. Après une séparation conjugale, son père, mineur, quitte les Vosges avec ses deux enfants pour la Belgique où il se met en ménage avec une Flamande. Commence alors un véritable calvaire pour la fillette. « Ma belle-mère était une marâtre. Elle m’en voulait parce que je ressemblais à ma mère. J’étais son souffre-douleur et les coups pleuvaient pour un rien. J’endossais les bêtises de mon frère Claude, plus jeune d’un an, pour ne pas qu’il soit battu. Je ne me rebiffais jamais. Comme il y avait 6 bouches à nourrir, 4 filles et 2 garçons, elle m’a vendue à des Romanichels qui passaient dans la région pour se débarrasser de moi. C’était juste après ma communion, j’avais 12 ans » soupire la petite femme, encore très alerte pour son âge.
Funambule sur le Niagara
La troupe de saltimbanques part en tournée dans l’est de la France, avant de prendre le bateau pour le Canada. Par deux fois, sous les yeux d’un public éberlué et retenant son souffle, Mauricette traverse les chutes du Niagara sur un fil tendu 50 m au-dessus de l’eau. « Gilbert, mon patron, m’a donné des espadrilles, mis de la résine sous les semelles, collé un balancier dans les mains et m’a dit ‘’Vas-y !’’. Même sans filet, je n’avais pas peur ». La seule photo immortalisant cet exploit a été confiée, mais hélas jamais restituée. En plus de ses acrobaties, Mauricette a un numéro avec un boa autour du cou qui la répugne. La petite troupe revient en France et s’installe à Paris, porte de la Villette.
La vie de Cosette
Son quotidien ressemble alors à celui de la petite héroïne de Victor Hugo, sauf qu’ici Jean Valjean est aux abonnés absents. Henri et Yvonne Mahieu, un couple de forains, prennent pitié d’elle quand, un soir, elle frappe à la porte de leur caravane, maigre, pieds nus et en haillons, pour réclamer un cachet d’aspirine afin de calmer son mal de dents. « Ils ont été très gentils avec moi et sont allés discuter avec Gilbert. On peut dire qu’ils m’ont sauvé la vie. J’ai travaillé avec eux pendant 10 ans, en tenant un manège ». A 24 ans, Mauricette se marie et donne naissance à deux garçons, Henri et Didier. Les infidélités de son époux l’obligent à divorcer au bout de 7 ans. Elle s’inscrit à la mairie du 17e arrondissement qui lui trouve un emploi dans une cantine scolaire. Par la suite, elle emménage avec ses deux enfants à Boissy-Saint-Léger (94) où elle rencontrera, en 1975, Michel Chapon, son compagnon depuis.
Elle pardonne à sa belle-mère
En 1989, son fils Henri se retrouve paralysé à 26 ans après un accident de moto dans le bois de Brou-sur-Chantereine. Mauricette s’installe à Villevaudé, dans le petit abri du jardin parternel qu’elle agrandit, pour être près de lui. Mais Henri meurt d’asphyxie 10 ans plus tard. En 2006, elle perdra un de ses deux petits-fils, Vincent, âgé de 22 ans, dans un accident de voiture. « Une fois de plus, c’est la foi qui m’a sauvée. Sans elle, je serais morte de chagrin depuis longtemps. J’ai beaucoup trop souffert pour avoir peur aujourd’hui de la mort ».
Entourée de Georges Verger et Guy Gilbert, au Pin
Au repas des seniors à Villevaudé, avec Liliane Blanadet...
La Villevaudéenne aime les bêtes. Chez elle, c’est l’arche de Noé : 30 colombes, 5 chats, 3 chiens, 3 oies, des lapins, poules, pigeons, cailles, perdrix… Elle aime aussi son prochain. « Ma belle-mère m’a demandé pardon sur son lit de mort. Je lui ai donné car j’aime tout le monde. Il n’y a ni rancune ni vengeance chez moi ». Si Mauricette a accepté de raconter sa terrible histoire, c’est parce que tous les protagonistes ont disparu. Avant, il était hors de question pour elle qu’ils soient inquiétés. S.Moroy
Importée dans des végétaux venus de Chine vers 2008, la pyrale du buis n’a pas de prédateur en Europe. Or le phénomène s’étend progressivement, après avoir ravagé, en mars, les superbes allées de buis du château de Vaux-le-Vicomte.
Le cycle chenille-cocon-papillon-œuf se produit trois fois par an, entre le printemps et l’automne. Les débuts de l’infestation sont discrets et l’on s’aperçoit des dégâts quand il est déjà trop tard. « Après l’éclosion des œufs, les chenilles, vertes à points noirs, sont insatiables et mangent les feuilles du buis. Elles sont difficiles à repérer car elles se confondent avec le feuillage. Elles laissent derrière elles des traces ressemblant à des toiles d’araignée, ce qui est trompeur. Il faut tout de même traiter car le buis n’est pas mort et on peut espérer que les bourgeons de réserve sortiront, permettant ainsi à l’arbuste de redémarrer » explique Baptiste Godefroy, un habitant de Montjay-la-Tour. Si les buis ne sont pas trop nombreux, on peut enlever les chenilles à la main (elles ne sont pas urticantes) ou secouer l’arbuste afin de les faire tomber dans un sac disposé à terre. Mais pour essayer de venir à bout du ravageur, Baptiste a dû pulvériser 50 litres de BT (Bacille de Thuringe), un produit biologique disponible dans les jardineries qui paralyse la chenille, et recommencer obligatoirement le traitement 7 jours après, toujours par temps sec.
Alerter le voisinage
Si vous résidez dans une zone sensible, il est indispensable d’inspecter vos arbustes pour détecter une éventuelle infestation le plus tôt possible. Vous pouvez compléter cette surveillance en plaçant, avant la première ponte du début du printemps, un piège à phéromone, très efficace, qui capturera uniquement les papillons mâles, ralentissant ainsi nettement la reproduction. De même, vous pouvez utiliser un filet anti-insectes pour protéger vos buis non encore contaminés. En période de beau temps, on peut passer les buis au jet d’eau. L’opération endommage les chenilles, les œufs et les nymphes, limitant ainsi le recours aux pesticides. Si l’une de vos plantations est touchée, ou en cas de capture d’un papillon dans un piège, il est important d’en informer le voisinage car des actions collectives de surveillance et de traitement s’imposent pour empêcher la prolifération de la pyrale du buis. S. Moroy
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Millénium 4, Ce qui ne me tue pas, David Lagercrantz
D'après une histoire vraie, Delphine de Vigan
N'éteins pas la lumière, Bernard Minier
Le crime du comte Neville, Amélie Nothomb
La variante chilienne, Pierre Raufast
Petit Piment, Alain Mabanckou
Le charme discret de l'intestin, Giulia Enders
Les eaux troubles du mijoto..Philippe Delerm
Il était une ville, Thomas B Reverdy
Titeuf, tome 14, Bienvenue en adolescence
Samedi 26 août 1944, Pierre Simon et Pierre Marcassoli, deux jeunes résistants de Clichy-sous-Bois, étaient sommairement fusillés en bordure de la D34, entre Villevaudé et Claye-Souilly, par les Allemands qui battaient en retraite devant les Alliés. Samedi 29 août 2015 après-midi, une trentaine de Clichois sont venus en car pour honorer la mémoire de leurs deux martyrs de la Libération, une cérémonie qui se perpétue depuis 2004. Après le dépôt des gerbes du comité d’entente des anciens combattants de Clichy-sous-Bois, puis celles des communes de Villevaudé et Clichy-sous-Bois, élus, anciens combattants et participants se sont recueillis devant la petite stèle de marbre érigée sur le lieu même de l’exécution. La sonnerie aux Morts et la Marseillaise ont clôturé cette poignante cérémonie. S. Moroy
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Ose (Organe de sauvetage écologique) tire la sonnette d’alarme sur les décharges dans le Nord Seine-et-Marne. Selon Edouard Feinstein, son président-fondateur, la situation empire tandis que les aides diminuent.
Où en êtes-vous de vos opérations de nettoyage dans le Nord 77 ?
On poursuit, mais nous ne sommes plus soutenus. Cette année, et pour la première fois, la subvention du Conseil départemental est égale à 0 (1500 euros en 2014), tout comme celle de la DRIEE qui était de 2000 euros l’an dernier (Ndlr : Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie d’Ile-de-France). Du jamais vu. Nous aurions, compte tenu de la baisse drastique des subventions de l’État, admis que ces subventions diminuent... mais de là à ce quelle qu’elles disparaissent ! Qui va nettoyer les bords de Marne maintenant ? Ils ressemblent de plus en plus à des décharges sans fin. Les subventions, au prorata des institutions qui demeurent à nos côtés, comme Voies navigables de France, Port autonome de Paris, la Région Ile-de-France, Marne et Gondoire, ne suffiront pas. Ose va devoir se tourner vers le privé, comme l’association Vacances-propres ou encore Disney et Balao.
Quelle est la situation à Saint-Thibault, plus grande décharge d’Ile-de-France, avec ses 40 hectares de déchets de toutes sortes ?
Une aire d’accueil pour les gens du voyage a été édifiée à côté. Il y a eu un semblant d’aménagement, mais les déchets continuent de s’amonceler tout autour. Épamarne a stocké tous les déchets des plateaux en une véritable montagne de détritus, mais les décharges se trouvant le long de la Marne n’ont pas bougé. Les grillages n’empêcheront pas les Roms de s’installer, comme en 2014, mais, en revanche, nous empêcheront d’intervenir sur les berges pour les nettoyer.
Poursuivrez-vous tout de même le nettoyage sur ce site ?
Oui, mais selon nos moyens car notre motivation reste intacte. Certes, nous continuerons à ramasser les déchets, mais ils risquent, une fois triés, de rester en bordure des routes. Il faut que les collectivités prennent la mesure du drame écologique qui se joue et il faut faire passer le message auprès des citoyens. On est tous contents d’avoir des berges et des espaces verts propres, surtout l’été au moment des balades, mais il n’y a plus personne quand il s’agit de donner un coup de main pour les nettoyer. Facile de rejeter la responsabilité sur les collectivités. Il ne faut pas oublier que nous faisons partie de ces collectivités, que c’est aussi à nous de réagir !
Quand et où votre prochaine intervention ?
Nous surveillons les sites les plus sensibles, ceux notamment où l’eau est présente car une rivière polluée est un vecteur important de contamination. De plus, un camp de Roms peut toujours s’installer rapidement sur un site jugé sensible. Dès lors, il faut entrer en contact avec eux, expliquer notre démarche, les sensibiliser à la nécessité d’avoir une hygiène de vie ; tout cela avant de revenir avec des bénévoles pour les aider à nettoyer leur camp. Ose compte organiser une opération de nettoyage, à tout moment et à ses frais, sur Saint-Thibault ou encore sur Mareuil-les-Meaux ou Esbly, sites également très touchés. Propos recueillis par S. Moroy
Plus d’infos : www.oseonline.fr
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Etienne Friche, 89 ans, habite la commune depuis 1932. Ses parents tenaient un bistrot au cœur du village. En juin 1940, l’invasion allemande voit partir la famille sur les routes de l’exode. Ils iront jusqu’à Châtelet-en-Brie où ils resteront 8 jours dans une ferme, avant de revenir sur leurs pas. « Nous sommes retournés au bistrot, mais il n’y avait plus rien. Les tonneaux de vin avaient tous disparu. On a su par la suite que ce n’était pas les Allemands... ».
La Kommandantur s’était installée au château de Louche et des soldats résidaient au château d’Étry. Le village comptait alors quatre grandes fermes et Etienne travaillait dans l’une d’elle. « Les Allemands venaient réclamer du lait et il fallait aussitôt traire les vaches pour les ravitailler. La ferme possédait une belle truie que l’on engraissait. Ils l’ont prise après nous avoir délivré un récépissé. Vers la fin, on a commencé à voir des soldats de tous les âges, de 18 à 55 ans. Ils marchaient toute la nuit et arrivaient au matin à la ferme. Ils étaient tous morts de fatigue. On était obligé de les enjamber pour aller nourrir les bêtes de la ferme qui comptait 80 vaches ». Il n’y avait plus de pont praticable sur la Marne et Etienne faisait quelquefois le passeur pour aider civils et commerçants à traverser la rivière, à l’aide d’un petit bateau de pêche.
Cachés dans la ferme pleine d’Allemands
Le 28 août 1944, une colonne allemande est descendue vers 15 h le long du ru de Louche. Elle a été prise à partie par des chars américains arrivant par Trilbardou (Division Patton). Réfugié dans la cave du bistrot des parents d’Etienne, un soldat allemand tirait par le soupirail avec son revolver avant d’être abattu. Etienne et sa femme, alors enceinte, étaient cachés dans la ferme où des Allemands s’étaient repliés en nombre. Ces derniers quitteront finalement le village dans la soirée, en empruntant la D418 actuelle qui mène à Claye-Souilly. Le couple a été libéré vers 22 h par les Américains qui ont poursuivi leur avancée jusqu’à Messy, après avoir libéré Claye-Souilly. Par la suite, Etienne a été embauché à l’usine Sauter, à Claye, avant d’entrer à l’aéroport de Paris où il a fini sa carrière. Aujourd’hui, il est entouré d’une nombreuse famille puisqu’elle comprend 3 enfants, 4 petits-enfants et 9 arrière-petits-enfants. L’Annétois est réservé et peu loquace sur cette période, dont l’évocation lui est toujours douloureuse. S Moroy
GRÉGOIRE DELACOURT
JC LATTÈS
Après le succès mondial de La Liste de mes envies (plus d’un million d’exemplaires vendus), de La première chose qu’on regarde et à la rentrée littéraire 2014 d’On ne voyait que le bonheur (130 000 exemplaires vendus), Grégoire Delacourt ausculte avec brio et délicatesse le sentiment amoureux.
LINWOOD BARCLAY
BELFOND NOIR
Illustrateur de trente-sept ans, Ray doit abandonner sa vie de célibataire et ses activités professionnelles pour retourner dans la maison familiale suite au décès accidentel de son père. Il y retrouve Thomas, son cadet, et du même coup toutes les difficultés qu'il pensait avoir laissées derrière lui. Thomas, atteint de schizophrénie, vit reclus dans sa chambre et passe ses journées sur son ordinateur, devant un programme de cartes interactives baptisé Whirl 360. Convaincu de l'imminence d'une attaque terroriste, Thomas s'est donné pour mission de mémoriser les plans des grandes villes de la planète afin, le moment venu, de venir en aide aux agences de renseignement. Mais aujourd'hui, Thomas est plus agité que d'ordinaire. En explorant virtuellement Manhattan, il pense avoir surpris une scène de meurtre...
Linwood Barclay vit à Toronto. Après le succès de Cette nuit-là, Les voisins d'à côté - couronné au Canada par le Arthur Ellis Award - Contre toute attente, ou encore Mauvais garçons, Fenêtre sur crime est son huitième roman. Sa nouveauté Celle qui en savait trop, est parue aux Editions Belfond.
TOUTE LA LUMIÈRE QUE NOUS NE POUVONS VOIR
ANTHONY DOERR
ALBIN MICHEL
Véritable phénomène d' édition aux États-Unis, le roman d' Anthony Doerr possède la puissance et le souffle des chefs-d' oeuvre. Magnifiquement écrit, captivant de bout en bout, il nous entraîne du Paris de l' Occupation à l' effervescence de la Libération, dans le sillage de deux héros dont la guerre va bouleverser l' existence : Marie-Laure, une jeune aveugle, réfugiée avec son père à Saint-Malo, et Werner, un orphelin, véritable génie des transmissions électromagnétiques, dont les talents sont exploités par la Wehrmacht pour briser la Résistance. En entrecroisant le destin de ces deux personnages, ennemis malgré eux, dans le décor crépusculaire d une ville pilonnée par les bombes, Doerr offre un roman soigneusement documenté et une fresque d' une beauté envoûtante.
Bien plus qu' un roman de guerre, Toute la lumière que nous ne pouvons voir est une réflexion profonde sur le destin, le choix et l' humanité.
Couronné par plusieurs prix prestigieux, Anthony Doerr construit une oeuvre étonnante et inclassable. Après Le nom des coquillages (2003), À propos de Grace (2006) et Le mur de mémoire (2013), son nouveau roman marque toutefois un tournant : Sacré meilleur roman de l' année par l' ensemble de la presse américaine, finaliste du National Book Award, sur la liste des meilleures ventes depuis plus de 8 mois, Toute la lumière que nous ne pouvons voir s'est vendu à plus d' 1,5 millions d' exemplaires, il est en cours de traduction dans plus de 40 langues, et les droits d' adaptation cinématographique viennent d' être achetés par la 20th Century Fox.
GAELLE NOHANT
Ed. Eloïse d'Ormesson
4 mai 1897. Autour de l'épisode méconnu du tragique incendie du Bazar de la Charité, La Part des flammes mêle les destins de trois figures féminines rebelles de la fin du XIXe siècle : Sophie d'Alençon, duchesse charismatique qui officie dans les hôpitaux dédiés aux tuberculeux, Violaine de Raezal, comtesse devenue veuve trop tôt dans un monde d'une politesse exquise qui vous assassine sur l'autel des convenances, et Constance d'Estingel, jeune femme tourmentée, prête à se sacrifier au nom de la foi. Qu'ils soient fictifs ou historiques (la duchesse d'Alençon, née duchesse de Bavière, est la sœur de Sissi), Gaëlle Nohant donne vie et chair à ses personnages dans une histoire follement romanesque, qui allie avec subtilité émotion et gravité. Tout à la fois porté par un souffle puissant, littéraire et généreux, La Part des flammes, nous entraîne de rebondissements en révélations à la manière d'un roman feuilleton.
Née à Paris en 1973, Gaëlle Nohant vit aujourd'hui à Lyon. La Part des flammes est son deuxième roman après L'Ancre des rêves, en 2007 chez Robert Laffont et récompensé par le prix Encre Marine. Elle est également l'auteur d'un document sur le Rugby et d'un recueil de nouvelles.
MARC LEVY
ROBERT LAFFONT
Un site de rencontres les a réunis.
Ils ne sont pas devenus amants, mais amis.
Et ils comptent bien en rester là...
Elle est actrice. Lui écrivain.
Elle s'appelle Mia. Lui Paul.
Elle est anglaise. Lui américain.
Elle se cache à Montmartre. Lui vit dans le Marais.
Elle a beaucoup de succès. Lui pas vraiment.
Elle est même une star. Mais lui ne le sait pas.
Elle se sent seule. Lui aussi.
Il la fait rire. Elle enchaîne les maladresses.
Elle ne doit pas tomber amoureuse. Lui non plus.
Dans ce roman, où l'on retrouve les personnages de "Et si c'était vrai", Marc Levy nous entraîne dans une histoire d'amour irrésistible et totalement imprévisible.
Elle & lui marque le grand retour de Marc Levy à la comédie.
VILLEVAUDÉ - Vacances solidaires
Marion et Sophie préparent leur projet depuis 6 mois. Ici, lors de la brocante de Villevaudé, en juin.
Sophie Villois réside à Bois-Fleuri (Claye-Souilly) et Marion Juin à Villevaudé. Amies depuis la maternelle, elles sont âgées de 20 ans et ont décidé d’entreprendre un voyage humanitaire. Elles se sont envolées de Roissy, vendredi 10 juillet, pour Lomé, la capitale du Togo, un petit état africain situé sur la côte occidentale, entre le Ghana, le Bénin et le Burkina-Faso. Marion entreprend un BTS de Design produits et Sophie est en deuxième année d’école d’infirmière à Meaux. « Nous n’y allons pas pour faire du tourisme, mais pour donner du temps aux autres » insiste Sophie. Leur choix s’est porté sur Horizon Nouveau-Togo, association dont le but est d’aider les populations les plus déshéritées et qui mène aussi des actions pour l’environnement. « J’ai connu cette association grâce à une étudiante infirmière qui y est allée deux fois. C’est fiable et sérieux » ajoute Sophie. « Le lieu de la mission est à Kpalimé, à 120 km de la capitale. Nous y resterons jusqu’au 8 août, soit un mois. Une fois là-bas, nous choisirons nos missions, notamment des interventions à l’hôpital, à l’orphelinat, du soutien scolaire, de la rénovation de bâtiments, car les besoins sont différents » complète Marion, qui a été aussitôt emballée par le projet de son amie.
La fibre humanitaire
De par sa formation, Sophie se sent plus attirée par les missions médicales. « Quand je serai infirmière, je pense m’orienter vers l’humanitaire et j’espère que cette expérience confirmera mes projets ». Les deux jeunes filles murissent leur projet depuis six mois. Et pas question de partir l’une sans l’autre. Pas plus que d’arriver au Togo les mains vides. Elles ont récolté des vêtements, fournitures scolaires et du petit matériel médical. Lors de la brocante de Villevaudé, en juin, avec le produit de leurs ventes et les dons, elles ont aussi amassé la coquette somme de 191 euros. « Nous demanderons au directeur de l’association où cette somme sera le plus utile : achat de manuels scolaires, financement d’un ordinateur… ».
Les deux étudiantes sont conscientes que cette mission va leur apporter beaucoup en termes d’expérience, mais aussi de maturité. « Je sais que l’on ne va pas sauver le monde, mais on veut aider à notre échelle » avoue Sophie. « On va en apprendre beaucoup et ils vont nous en apprendre aussi beaucoup sur nous. C’est un vrai échange, une belle aventure » conclut Marion.
S. Moroy
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CHIMAMANDA NGOZI ADICHIE
LE LIVRE DE POCHE
Kambili a quinze ans. Elle vit à Enugu, au Nigeria, avec ses parents et son frère Jaja. Son père, Eugène, est un riche notable qui régit son foyer selon des principes d'une rigueur implacable. Sa générosité et son courage politique en font un véritable héros de sa communauté. Mais Eugène est aussi un fondamentaliste catholique, qui conçoit l'éducation de ses enfants comme une chasse au péché.
Quand un coup d'Etat vient secouer le Nigeria, Eugène, très impliqué dans cette crise, est obligé d'envoyer Kambili et Jaja chez leur tante. Les deux adolescents y découvrent un foyer bruyant, plein de rires et de musique. Ils prennent goût à une vie simple, et ouvrent les yeux sur la nature tyrannique de leur père. Lorsque Kambili et son frère reviennent sous le toit paternel, le conflit est inévitable…
Sensible et émouvant.
J.M. Coetzée, prix Nobel de littérature
Chimamanda Ngozi Adichie a grandi au Nigeria. L'Hibiscus pourpre est son premier roman.
Americanah est en bibliothèque
MICHEL BUSSI
EDITIONS DES FALAISES
Sixième jour de l' Armada. Un marin est retrouvé poignardé au beau milieu des quais de Rouen ! Quel tueur invisible a pu commettre ce crime impossible ? Quel étrange pacte semble lier les matelots du monde entier ? De quels trésors enfouis dans les méandres de la Seine sont-ils à la recherche ? Quel scandale dissimulent les autorités ? Une implacable machination qui prend en otage 8 millions de touristes. Une course effrénée contre la montre. Un page-turner inoubliable ou Michel Bussi utilise les ingrédients plébiscités par ses nombreux lecteurs : un crime, une énigme et des rebondissements, une journaliste enquêtrice très sexy, une fin étonnante.
Du très grand Bussi
Nymphéas noirs, Un avion sans elle, Ne lâche pas ma main, N'oublier jamais, Gravé dans le sable sont en bibliothèque...
Lucky, star malgré lui
Lucky va mieux. Il a repris 5,5 kg en deux semaines
Lucky, le jeune labrador confié au refuge de Villevaudé après avoir été affamé par ses maîtres, recouvre des forces. Arrivé le 4 juillet, il a pris 5,5 kg en deux semaines, ainsi que goût au jeu. Il faut dire que l’animal l’a échappé belle. Martine Attali, responsable du refuge, ne pensait pas qu’il s’en sortirait.
« En 17 ans, j’en ai vu des chiens maigres, mais pas à ce point là ! C’était catastrophique : on pouvait lui compter les vertèbres et ses os étaient tellement proéminents qu’ils auraient pu percer la peau. Il s’en est fallu de peu, les gendarmes sont venus le chercher à temps. Aujourd’hui, il est tiré d’affaire. Je lui donne sa nourriture quotidienne, 350 g, en 5 fois au lieu de 6 au début ». Un vaste élan de soutien pour Lucky s’est développé sur le Net et un déluge d’appels, pour prendre de ses nouvelles, s’est abattu sur le téléphone du refuge.
Près de 200 appels
« On n’a jamais connu ça. Les gens appelaient de partout, même de la Martinique. En deux semaines, on a eu 200 appels et une trentaine de demandes d’adoption, dont celle d’un vétérinaire. On a aussi reçu environ 3000 euros de dons » confie Martine. Sans compter les visiteurs qui ont défilé pour le voir et le caresser.
Ophélie est venue spécialement de Vaires pour faire des caresses à Lucky.
Ophélie et Philippe sont venus de Vaires. Idem pour Béatrice et Thierry résidant à Cergy-Pontoise (95), avec leur fils Kenzo, 8 ans. La famille possède deux chiens et deux chats et le couple en a profité pour faire un don de 50 euros à la fondation Assistance aux animaux. Lucky donne la patte à Cécile, Pipa n'est jamais loin
« Lucky a même une fiancée : Pipa, une chihuahua de 8 ans » sourit Cécile, employée du refuge. Devant le bureau d’accueil, Lucky est photographié comme une star. Malins, quelques-uns de ses congénères profitent de sa popularité pour se planter devant les objectifs. « Des labradors comme Lucky, j’en ai une dizaine d’autres, de tous les âges » glisse Martine aux visiteurs en extase devant le chien miraculé, heureuse d’avoir fait deux adoptions dans l’après-midi grâce à lui.
Chaque jour, Lucky reçoit ses visiteurs devant le bureau de l'accueil
120 chiens et 130 chats
Chaque été est synonyme de souffrance pour des milliers d’animaux avec 60 % des abandons durant cette période. Le refuge peut accueillir 90 chats et il en compte 130 actuellement, 90 pour les chiens et il y en a 120. Les 40 boxes, où se côtoient deux voire trois chiens, sont arrosés fréquemment en cette période caniculaire. Responsabiliser les maîtres, informer sur les pensions d’animaux (comme celle de Charmentray) et la stérilisation, font partie des messages de Martine, avec des appels aux dons de couvertures et de nourriture pour ses pensionnaires.
Tina attend patiemment son futur maître au refuge de Villevaudé
Caro, Beagle né en avril 2007, attend son futur maître
Des chiens, de toutes races et de tous âges, attendent leurs futurs maîtres au refuge.
Le centre compte huit salariés et une trentaine de bénévoles qui s’occupent, l’après-midi, des soins, caresses et promenades dans les trois espaces de détente. Daniel et Dany Migliorino, un couple de retraités résidant à Livry-Gargan (93), sont bénévoles. «Nous n’avons pas d’animaux, mais cela fait 25 ans que nous passons nos samedis au refuge pour nous occuper des chiens, les sociabiliser » témoigne Dany. Outre les adoptions au refuge, Martine compte également sur le Noël des animaux pour placer ses protégés. L’évènement se tiendra les 14 et 15 novembre, à la porte de Versailles de Paris. « Et si on n’arrive pas à les placer, on les garde. Ici, aucun animal n’est euthanasié » tient-elle à préciser.
S. Moroy
Refuge fondation Assistance aux animaux – 8 rue des Plantes 77410 Villevaudé – Tél : 01 60 26 20 48 – Visites tous les jours, de 14 h à 17 h 30 sauf jours fériés – Les dons sont déductibles de 60% des impôts
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ARMELE MALAVALLON
LES NOUVEAUX AUTEURS
Gagnant Prix VSD 2015. Montpellier, mois de juillet, sous un soleil de plomb. Le corps d'une paisible retraitée, ou plutôt ce qu'il en reste, est découvert un dimanche matin dans son salon. Un petit tas de cendres et deux jambes intactes semblant miraculeusement rescapées d'un brasier infernal. L'hypothèse d'un phénomène de combustion humaine spontanée est aussitôt évoquée, plongeant les policiers chargés de l'enquête, dans une profonde perplexité. Un deuxième corps va les lancer sur la piste du Seraphim, l'ange de feu ou bien le Diable en personne ? Gagnant Prix VSD 2015. Président du jury Franck Thilliez.
Armèle Malavallon vit à Montpellier. Vétérinaire, elle a travaillé sur les maladies infectieuses en France et la nutrition animale au Vietnam.
JEAN MICHEL GUENASSIA
ALBIN MICHEL
Tour à tour roman picaresque, roman d’aventures et roman d’amour, Trompe-la-mort convoque avec maestria tout ce qui fait notre monde au XXIe siècle : show business, guérilla, quête de soi et corruption. «Trompe-la-Mort», c’est le surnom de Tom Sharp, engagé dans les Royal Marines à l’âge de dix-huit ans. Sa vie est celle d’un miraculé et d’un idéaliste. Des intouchables de New Delhi aux joueurs de cricket de Londres, du conflit nord-irlandais à la guerre d’Irak, ce métis mi-indien mi-anglais, qui a risqué mille fois sa vie, reste un candide parmi les affreux. Mais ce n’est qu’en repartant dans son Inde natale à la recherche du fils d’un milliardaire londonien qu’il pourra renouer avec les traces d’un passé qui ne le laissait pas en paix. C’est avec sa tendresse particulière pour les héros malgré eux que Jean-Michel Guenassia retrace ici le parcours de Tom Sharp. On retrouve ici cet art consommé de la narration, ce plaisir du romanesque, qui ont fait sa renommée.
Jean-Michel Guenassia a publié "Le club des incorrigibles optimistes" que vous trouverez à la bibliothèque
Lucky sauvé in extremis
C’est une amie des propriétaires qui a prévenu la police que le chien allait mourir de faim. Auparavant, ces derniers avaient enterré le cadavre d’une petite chienne dans un sous-bois parce que le couple et ses deux filles habitaient en appartement. Vendredi 3 juillet, les gendarmes de Rebais se sont rendus à leur domicile pour saisir le pauvre animal avant de le confier, samedi, au refuge de la fondation Assistance aux animaux, à Villevaudé.
« Avec le train arrière bloqué, le chien ne marchait plus. Il pesait 13,4 kg au lieu de 25 kg. Nous l’avons emmené chez notre vétérinaire, le docteur Daffos, à Villemomble, qui l’a immédiatement mis sous perfusion. Nous lui avons aussi déposé le cadavre de la petite chienne pour une autopsie qui a confirmé qu’elle était bien morte de faim » précise Martine Attali, responsable du refuge qui ne désemplit pas en cette période où les abandons sont légion. Rebaptisé Lucky, le labrador, âgé de 2 ans, reprend progressivement des forces. Il a déjà pris 3 kg en une semaine, mais ne sera pas adoptable avant un bon mois selon le vétérinaire.
On va lui choisir un bon maître
Grâce aux réseaux sociaux, un vaste élan de solidarité s’est constitué autour de Lucky. Le refuge a reçu une soixantaine d’appels de toute la France afin de s’enquérir de sa santé, demander à l’adopter ou bien faire un don. L’animal ne rencontrera donc absolument aucun problème pour trouver un nouveau propriétaire. A condition toutefois de montrer patte blanche car Martine Attali promet d’être très regardante. « On va lui choisir un bon maître, car il a besoin d’une présence avec tout ce qu’il a subi. Pour le réhabituer à manger, je lui donne ses repas en petites quantités, soit 6 par jour, de 7 h à 23 h. Le soir, je l’emmène chez moi afin de lui redonner le moral. C’est un chien très sympathique et, surtout, il n’est pas rancunier ».
Lucky avait été acheté sur un parking à la sauvette, après la diffusion d’une annonce sur Facebook par son précédent propriétaire. Celui-ci a également été auditionné par les gendarmes. Suite aux plaintes déposées par les fondations Assistance aux animaux et 30 millions d’amis, ses bourreaux, tous majeurs, passeront en octobre au tribunal correctionnel de Meaux. Ils auraient déclaré ne plus avoir les moyens de nourrir le chien.
S. Moroy
Nous suivrons les progrès de Lucky... et bravo à l'équipe de la Fondation !!
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Nous avons eu la joie de le rencontrer à plusieurs reprises, nous lui avions consacré une note en 2010, à l'occasion de la messe du 17 octobre sur l'esplanade des Merisiers à Villevaudé
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FABRICE HUMBERT
LE LIVRE DE POCHE
En Colombie, la famille Mastillo tente de survivre sur son lopin de terre dans la jungle. Au Mexique, le sénateur Fernando Urribal, à l’abri de son grand domaine, partage son temps entre la capitale et l’état de Chihuahua. En France, dans une cité, le petit Naadir vit paisiblement au milieu des siens en tâchant de ne pas voir l’irruption des dangers.
Progressivement, ceux-ci vont pourtant voir leur existence basculer.
Emanuel Mastillo est tué et ses deux filles, Norma et Sonia, deviennent des migrantes, remontant toute l’Amérique centrale pour rejoindre les Etats-Unis. Le sénateur Urribal voit sa position menacée de toutes parts, entre les soupçons politiques et les menaces des cartels de la drogue. Quant à Naadir, la mort d’un jeune du quartier et la blessure de son propre frère en font le témoin contrarié et pourtant visionnaire de la chute.
Vaste fresque d’un monde qui se défait, le roman de Fabrice Humbert raconte la montée des périls, le basculement des sociétés mais aussi l’énergie de la vie. Avec le sens de la narration qui a fait le succès de L’Origine de la violence et de La Fortune de Sila, il relate notre histoire à tous.
Jeanne d’Arc était très attachée à Notre-Dame-des-Ardents
Première nuit des églises, samedi 4 juillet, à Lagny. Devant une soixantaine de personnes, Gilbert Kadjemenje, prêtre de la paroisse, en explique la raison.
Sur fond de projection du film muet "La passion de Jeanne d'Arc" (Carl Dreyer, 1928), le père Gilbert a inauguré la première nuit des églises à Lagny.
« Bienvenue à cette abbatiale du XIIIe siècle, classée monument historique en 1886. Nous avons répondu à l’appel de la conférence des évêques de France, qui en 2011, ont lancé ce projet de la nuit des églises pour les ouvrir aux personnes qui n’ont pas l’habitude d’y venir. Cet événement a pour but de la faire découvrir sous l’angle architectural, mais aussi son histoire ». Au cours de celle-ci, le passage de Jeanne d’Arc, à la tête de ses troupes, pendant la guerre de Cent-Ans. Les faits étaient retracés au fil d’une exposition réalisée par les Amis de l’abbatiale et les Amis du musée Gatien-Bonnet et du patrimoine local de la ville. Des visites guidées portaient sur la chapelle Jeanne-d’Arc (inaugurée en 1956) et celle de la Vierge, avec leurs superbes vitraux illustrant la sainte canonisée par Pie X en 1920.
Une expo retraçait le destin peu commun de l'héroïne des Français, même si celui fut très bref au regard de la guerre de Cent-ans. Des visites guidées ont expliqué les détails des derniers vitraux, réalisés en 1951 et 1956 sur la sainte.
Elle est venue 3 fois à Lagny
Après l’échec de l’assaut sur Paris, Jeanne s’arrête le 12 septembre 1429 à Lagny, ville fortifiée et hospitalière, avant de repartir vers la Loire. Elle y revient avec 200 soldats le 6 avril 1430, « pour ce que ceux de la place faisoient bonne guerre aux Anglois ». A l’église Notre-Dame-des-Ardent, elle se joint à des prières pour un nourrisson mort depuis 3 jours. Dans ses bras, le bébé baille 3 fois, juste le temps de le baptiser. On parle alors du « miracle de Lagny ». Jeanne part pour Melun, mais, vers le 23 avril, est de retour à Lagny pour engager un combat (qu’elle gagne) contre une bande d’Anglo-Bourguignons. Vers le 5 mai, elle va à Compiègne et, capturée par les Bourguignons, connaîtra la fin tragique que l’on sait, le 30 mai 1431. Malgré sa mort, le cours de la guerre tournera en faveur dur roi de France car la pucelle d’Orléans a insufflé un patriotisme qui faisait jusqu’alors défaut. En 1436, Paris est repris et, quelques années après, les Anglais sont « boutés hors du royaume ».
S. Moroy
L’épée de Fierbois cachée à Lagny ?
Une légende prétend que son épée serait cachée dans l’église Notre-Dame-des-Ardents. A son procès de Rouen, interrogée sur ses armes, Jeanne répondit avoir conservé l’épée de Franquet d’Arras (qu’elle a vaincu près de Lagny) et offert la première à l’abbaye. Or, ce serait celle de Charles Martel, vainqueur des Sarrasins à Poitiers en 732, qu’elle avait récupérée à l’église St-Catherine-de-Fierbois (près de Chinon), au début de sa « mission divine ». L’épée serait dans un souterrain, une crypte ou un pilier. Mais des historiens nuancent. Un frère de Jeanne aurait possédé cette mythique épée après sa mort, puisqu’il était chargé de veiller sur ses biens. Quoi qu’il en soit, le conditionnel s’impose tandis que le mystère, lui, reste bien présent.
Publié dans 18 Chroniques de Serge, 19 Près de chez nous | Lien permanent | Commentaires (0)
EDITH WHARTON
J'AI LU
La chorale du diable, Martin Michaud
Justicier, Manon Torielli
Un doux pardon, Agnès Ledig
La fille du train, Paula Hawking
Fenêtre sur crime, Linwood Barclay
La pieuvre, Jacques Saussey
Le tigre bleu de l’Euphrate, Laurent Gaudé
"Les aristos du crime" Bruno FULIGINI
"Les grandes hystériques" Bruno FULIGINI
L'Histoire de France sur le divan" Michel KUMMER
Et encore des ouvrages jeunesse
La bibliothèque sera fermée le lundi 13 juillet
Pendant les vacances d'été, nous fermerons le samedi 18 juillet après la permanence et serons à nouveau au poste le lundi 24 août à 10h30...
N'oubliez pas de faire le plein de livres pour cette période !!!
Temps-danse, Modern’jazz
"Trybu", une chorégraphie sur l'étrange et fascinante musique de The Dø (Slippery slope).
Les quarante élèves des classes de danse modern-jazz du conservatoire ont présenté, samedi 20 juin, leur spectacle de fin de saison sur la scène de l’espace André-Malraux, devant leurs familles et amis. Un spectacle moderne et dans l’air du temps, donc très tendance, avec plusieurs danses chorégraphiées par leur professeur, Marjorie Rescica, sur des musiques signées Fred Pallem, Clint Mansell, Zenzile, Drehz, ou encore The Dø. Seul bémol à cette soirée, l’annonce du décès d’Yves Keroas, ancien professeur de guitare jazz du conservatoire, décédé dans sa 64e année, vendredi 12 juin, suite à un cancer fulgurant. Il avait pris sa retraite en mars 2012 et était également connu pour ses arrangements de jazz finger, ainsi que pour ses compositions en picking, selon la méthode Marcel Dadi. « J’ose espérer que, de là-haut, il nous a un peu vus » a déclaré, émue, Marjorie Rescica, dans son hommage à la fin du spectacle.
Les mots de la danse
"Différence", prestation interprétée par l'atelier chorégraphique cycle 3
« La danse est un poème dont chaque mouvement est un mot » disait l’écrivain Philippe Collas. C’est justement sur ce thème que les 80 élèves des classes d’éveil, d’initiation et de danses classique et contemporaine du conservatoire municipal, ont donné, samedi 27 juin à l’espace André-Malraux, leur spectacle de fin de saison. Venus en nombre, les familles et amis des jeunes danseuses (puisqu’il n’y a aucun garçon) ont eu, au travers des 16 tableaux, un aperçu éloquent du travail dispensé par leur professeur, Marie-Cécile Harcouët. Cette dernière n’a d’ailleurs pas hésité à enfiler ses chaussons de danse pour exécuter deux chorégraphies avec ses élèves, dont la remarquable « Métamorphose » sur la musique de la compositrice danois, Agnès Obel. Des chorégraphies par ailleurs très variées puisqu’elles s’appuyaient aussi sur bien la bande originale du film Ratatouille (studios Disney), que Mozart, Bizet, Vivaldi, Starmania (Les uns contre les autres), Édith Piaf (Non, je ne regrette rien), les frères Jacques, ou encore Envol, interprété par Louane dans le film « La famille Bélier ». Les élèves ont terminé en apothéose avec un ballet celtique de O’Stravaganza, illustrant à merveille tout l’enthousiasme et la fougue de cette section de danse du conservatoire. Ce dernier sera présent lors du forum des associations, samedi 5 septembre, au gymnase des Tourelles.
S. Moroy
La Marne en fête
En 2001, plusieurs villes traversées par la Marne décidaient d’organiser une fête collective en son honneur, un prétexte aussi pour partager de bons moments ensemble. Le week-end du 27 juin qui s’est déroulé à Lagny n’a pas dérogé à la règle. « Grâce au temps superbe, nous avons beaucoup plus de visiteurs que l’an dernier. Mais la réussite exceptionnelle de cet évènement tient surtout à l’importance du travail partagé par les communes de Marne-et-Gondoire desservies par la rivière » précise Jean-Luc Sanson. Arborant lunettes de soleil et canotier, le président de l’Office de tourisme de Marne-et-Gondoire déambulait, dimanche après-midi, sur le quai de la Gourdine. Une affluence également confirmée par Robert Roy, président du comité des fêtes de Lagny. « Samedi soir, nous avons servi 150 repas complets en deux heures, un record !».
Ludique et pédagogique
Le service animation de la Ville et plusieurs associations étaient à pied d’œuvre pour accueillir le flot incessant des visiteurs, avides de pratiquer des activités rafraîchissantes (pédalo, paddle, canoë, kayak, baby-ski, canot à vapeur, excursion en vedette, etc.), mais aussi de s’instruire auprès des stands écologiques, dont celui de la Fédération de Seine-et-Marne pour la pêche et la protection du milieu aquatique, basée à Montereau-sur-le-Jard. Ses membres renseignaient sur les espèces peuplant la Marne (écrevisses et poissons), tandis que l’atelier des Savants fous de Meaux animait un quizz sur la Marne pour les plus jeunes. Les scouts et guides de France marins du groupe Saint-Furcy ont mis à l’eau une yole de Ness, embarcation de pêche à fond plat des îles Shetland, prêtée par la base régionale de loisirs de Jablines-Annet. Le groupe a d’ailleurs pour projet d’en restaurer une et a lancé une souscription (don déductible des impôts à hauteur de 60 %) pour financer l’opération chiffrée à 4300 euros. Ceux qui n’avaient pas le pied marin ont trouvé leur bonheur dans les manèges ou autres activités terrestres : balade en poney, ateliers animés par des artistes de la Tannerie, maquillage et jeux d’adresse proposés par la Ludothèque dans le square Foucher de Careil.
L’histoire de la batellerie
La Marne sera encore à l’honneur lors de l’exposition « Embarquons ! 10 000 ans de navigation », une manifestation gratuite qui se tiendra du 10 au 26 juillet à bord de la péniche Damami, quai Saint-Père. Elle retrace l’origine de la batellerie et les grandes étapes de la navigation fluviale en France, de la Préhistoire à nos jours. « Ce bateau a transporté des marchandises pendant 40 ans, avant d’être transformé par mon père en 1990. Depuis cette date, il effectue des croisières et participe à des animations sur Lagny et ses environs » précise Drian Riou, 39 ans, gérant de la société Damami.
S. Moroy
La Marne au fil de l’Histoire
Longue de 514 km, c’est la rivière française la plus longue. Depuis le Moyen âge, elle est utilisée pour le transport des marchandises vers Paris. Au milieu du XIX siècle, les rivières s’aménagent progressivement avec des barrages pour les canaliser. La Marne devient un lieu de loisirs, accueillant des guinguettes le long de ses rives et organisant des balades en canot. Des crues importantes surviennent en 1876 et en 1910. Les experts ont remarqué que ces fortes crues se produisent environ tous les 100 ans. A partir de 1930, des zones de baignade et d’activités nautiques sont néanmoins créées. En 1942, Melun a sa plage, Meaux en 1950. Cette dernière sera fermée en 1970 pour cause de pollution, mais réouverte en 2007.
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Quinze équipages ont pris le départ
Le traditionnel rallye de l’association Loisirs et Culture inaugurait, dimanche 21 juin, sa 27e édition. Une manifestation qui se porte toujours aussi bien, tout comme Lucette de Grenier, la dynamique présidente, qui l’organise avec ses deux complices : Christianne Pachot et Monique Mazoyer. « Nous renouons avec le succès d’antan puisque, cette fois, nous avons 55 inscrits répartis en 15 équipages. C’est pratiquement le double de l’an dernier » constate, ravie, Lucette de Grenier. La petite équipe travaille sur le projet depuis le mois de mars et a dû effectuer des repérages pour établir l’itinéraire qui a conduit les participants à Nanteuil-le-Haudoin, Crépy-en-Valois (Oise) et La Ferté-Milon (Aisne), soit un circuit d’environ 150 km. Bien sûr, il a fallu répondre à des questions sur les curiosités et monuments des villes traversées. A midi, toute le monde s’est retrouvé pour pique-niquer dans le parc du château de Géresme, à Crépy. Mis à part une crevaison, vite réparée, le rallye s’est déroulé sans incident et tous les équipages sont revenus à 18 h devant la salle des fêtes pour les résultats. « C’est notre deuxième participation consécutive. L’an dernier, nous avions terminé à la 8e place. Cela permet de se balader tout en s’instruisant sur notre région » commente Céline Cotte. Avec ses 4 passagers, la Meldoise a remporté la première place au classement.
S. Moroy
1er Céline Cotte, Meaux (5 personnes), 2e Igor Stankovic, Villemomble (3 personnes), 3e Jean-Pierre Stepniewski, Le Pin (5 personnes).
Départ du rallye, on écoute les consignes
Jeu volant-basket pendant le pique-nique du midi dans le parc de Crépy en Valois
Les organisatrices corrigent les copies des étapes du matin
Les équipages doivent rendre leur Course aux Trésors à la Ferté- Milon
Défilé du Bouquet provincial pour la Course aux Trésors.
Les gagnants posent avec les 3 organisateurs (à gauche). Céline, qui a beaucoup d'humour, a même confectionné un étendard.
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PAUL DOHERTY
10X18
COLL. GRANDS DETECTIVES
Frère Athelstan est un dominicain de vingt-huit ans, féru d'astronomie, assistant éclairé de Sir John Cranston, coroner de Londres.
Cette première enquête se déroule en 1377, au lendemain de la mort du fameux Prince Noir, bientôt suivi dans la tombe par son père, le roi Edouard III. Alors que la couronne d'Angleterre tombe aux mains d'un enfant, le futur Richard II, les intrigues de la noblesse se succèdent et une terrible lutte de pouvoirs va déchirer le pays, entraînant la désapprobation de l'Eglise et des grands négociants de la capitale.
Après l'assassinat ignoble de l'un d'eux, quelques jours après le décès du roi, le coroner et frère Athelstan entrent en scène. Leur mission va les mener des taudis de Whitefriars aux ors et aux fastes de la Cour.
Paul Doherty est né à Middlesbrough, dans le Yorkshire. Il est l'auteur de plusieurs séries historico-policières, dont notamment : les enquêtes de frère Athelstan, un dominicain du XIIIe siècle ; les enquêtes de Hugh Corbett, espion du roi Édouard Ier et celles d'Amerotkê, juge dans l'Égypte du XVe siècle avant J.-C..
Il est aujourd'hui professeur d'histoire médiévale.
C'est à l'occasion des 14e Journées de la rose sur le thème "saveurs de roses" que l'association Villevaudé...demain a proposé une visite l'abbaye royale de Chaalis, dans le département de l'Oise, à 25 minutes de Villevaudé. Accompagné d'un soleil éclatant, le petit groupe que nous étions a savouré chaque instant d'une après midi riche en couleurs, en parfums, en histoire...
L'ancienne abbaye Cistercienne de Chaalis, située au centre de la forêt d'Ermenonville, fondée en 1136 par Louis VI le gros a été classée au titre des monuments historiques le 9 septembre 1965
La chapelle Sainte Marie
La chapelle Sainte Marie, un décor italien de la Première École de Fontainebleau, chef-d’œuvre du patrimoine
Primatice, un artiste italien de la Renaissance, arrivé en 1532 à la cour de François Ie, (qui participa pendant 40 ans à la décoration du château de Fontainebleau) est engagé par le cardinal Hyppolyte d'Este pour peindre les fresques de la chapelle. (rénovée en 2006)
Sur les voûtes de la nef et du rond-point du choeur, figurent les saints Grégoire, Augustin, Mathias, Barthélémy, Jude, Thomas, jérôme, Ambroise, Matthieu, Luc, Philippe, Simon, jacques le Majeur, Jacques le Mineur, Marc, jean l'Evangéliste, André, Pierre
Le musée Jacquemart-André
La dernière propriétaire, Nélie Jacquemart-André, enterrée dans la chapelle, lèguera le domaine et ses œuvres d'art à l'Institut de France.
Dans le bâtiment devenu château sont rassemblées les collections de Nélie Jacquemart-André, Giotto, largillière Vanloo... On peut aussi voir les collections à la mémoire de Jean-Jacques Rousseau, cédées en 1923 par Fernand Girardin à l'Institut de France: Rousseau ayant été accueilli au château d'Ermenonville par le marquis René de Girardin, Chaalis possédait déjà la "cabane de Jean-Jacques"...
La roseraie et le jardin aromatique
La roseraie, créée par le cardinal d'Este au 16e siècle, redessinée en 1998, est mise à l'honneur chaque année en juin lors des journées de la Rose. Toute l'année les ateliers de parfums créés avec la Fondation Yves Rocher sont proposés
Toute l'année sont proposés des ateliers de parfums créés avec la Fondation Yves Rocher
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JAMES SALTER
EDITIONS L'OLIVIER
La Seconde Guerre mondiale vit ses derniers instants. Sur un porte-avions au large du Japon, le jeune officier Philip Bowman rentre à New York.
Embauché dans une maison d'édition, il devient directeur littéraire et fréquente l' intelligentsia new-yorkaise.
Entre splendeurs du monde des lettres, relations amoureuses et passions charnelles en Amérique et sur le vieux continent, Et rien d' autre nous plonge dans quarante années de la vie d' un homme, et déploie magistralement le spectre de toute une génération, dans sa gloire et ses échecs.
Les initiés reconnaîtront, derrière le foisonnement des personnages, la silhouette de Norman Mailer, Truman Capote ou de leur éditeur, Joe Fox. Mais Et rien d'autre n'est ni plus ni moins un roman à clés que La Recherche...
Après Un bonheur parfait et Un sport et un passe-temps, James Salter, auteur phare des lettres américaines, sort de plus de 30 ans de silence romanesque avec ce livre puissant, porté par la grâce de son écriture en suspension.
Nous apprenons le décès de James Salter le 19 juin 2015.
LA CREME ETAIT PRESQUE PARFAITE
NOEL BALEN, VANESSA BARROT
FAYARD
Le Bocage gourmet, restaurant situé au cœur du Calvados, doit sa réputation à sa célèbre sauce à base de crème fraîche, dont la composition est jalousement conservée. La critique gastronomique Laure Grenadier, accompagnée de son photographe Paco Alvarez, a décidé de consacrer le prochain numéro du magazine Plaisirs de table aux produits fermiers de Normandie. Pour débuter son reportage, elle fait halte dans cette institution du pays d’Auge afin de dresser le portrait de son chef. Mais le repas vire bientôt au cauchemar et se termine dans les locaux de la gendarmerie. Plusieurs clients sont victimes de la fameuse crème dont les ingrédients alourdissent singulièrement l’atmosphère.
Promotion immobilière et protection du littoral, implantation d’un nouveau lieu de commémoration, extension contestée d’un luxueux haras récemment acquis par des princes qataris, un faisceau d’indices conduit à penser que certains représentants de la République étaient précisément visés.
Noël Balen, écrivain et musicien, partage son temps entre sa table d’écriture, les studios d’enregistrement et les fourneaux de la cuisine familiale.
Vanessa Barrot, avocate d’affaires, avoue un goût immodéré pour les saveurs du palais et confesse un appétit peu raisonnable pour les nourritures livresques.
La municipalité a inauguré, samedi 6 juin, le parc de la Roseraie, entièrement réhabilité. Ce nouvel havre de biodiversité, au cœur du village, est désormais ouvert au public.
D’une superficie de 6229 m², le parc est passé de main en main durant les XIX et XXe siècle avant d’être acquis par la mairie en 1981. Son dernier propriétaire était Roger Wybot, connu pour son action lors de la dernière guerre, fondateur et dirigeant de la Direction de la surveillance du territoire jusqu’en 1958. « Après quelques travaux de taille et d’élagage, aucune fonction n’avait été trouvée à ce parc. Deux associations (la DDO et Villevaudé...demain) ont décidé de lui consacrer, chaque année, une journée de nettoyage. Ce parc authentique, composé de haies de buis pour délimiter les allées, d’un bassin central, d’une butte artificielle, de plusieurs essences d’arbres rares, et surtout d’une tonnelle remplie de roses, méritait une remise en état urgente » a reconnu le maire, Pascal Pian, devant une centaine de visiteurs. Le réaménagement, d’un coût de 80 000 euros TTC, intègre une accessibilité aux personnes à mobilité réduite. « Pour restaurer ce poumon vert, il a fallu trouver un architecte paysagiste et Angélina Wagon a été sélectionnée. 415 mètres linéaires de chemins drainants, 755 m² de pelouses fleuries, 844 plantes aquatiques entourant cette pièce d’eau, à la fois mare écologique et miroir, 450 rosiers, des bancs, un kiosque, font de ce parc un lieu de promenade et un réservoir de biodiversité. Nichoirs, mangeoires, hôtels à insectes, gîtes à hérisson et abri à écureuil, complètent les installations » poursuit le maire, entre les croassements de grenouilles peuplant la mare de 200 m², totalement curée.
Sous la tonnelle de roses, de gauche à droite : Sylvie Fassier, maire du Pin, Xavier Vanderbise, maire de Courtry et conseiller départemental, Yves Albarello, député-maire de Claye, Pascal Pian, maire de Villevaudé, Claudine Thomas, conseillère régionale.
«Après une telle réussite, je vous encourage à vous inscrire au concours national des villes et villages fleuris pour l’obtention de la première fleur » a déclaré Yves Albarello, député-maire de Claye-Souilly, dont la ville brigue cette année une fleur d’or.
Une bourse aux fleurs
Pour célébrer l’évènement, l’association Villevaudé…demain avait organisé, en partenariat avec la commune, sa deuxième bourse aux plantes. Sur les étals décorés de lampions et de guirlandes, des bégonias, géraniums, bulbes de dahlia, œillets d’Inde, mais aussi des pervenches, capucines, de la menthe, du pourpier…
Léanne, 6 ans, s'applique pour peindre son nichoir
Les bénévoles de l’association animaient également un atelier de peinture de nichoirs qui a rencontré un vif succès auprès des enfants. Des panneaux retraçaient le bilan de ses actions depuis sa création, en octobre 2004 : réduction des déchets, information sur les pesticides, opérations de nettoyage sur la commune et, dernière en date, pétition contre le projet de Placoplatre d’exploiter le gypse à ciel ouvert sur le bois Gratuel. « Samedi 20 juin, nous appelons à manifester contre les destructions du fort de Vaujours et du bois Gratuel. Le rendez-vous est fixé à 14 h, route de Courtry, à Vaujours, au niveau du rond-point d’accès à la N3 » a confié Marie-Françoise Pian, vice-présidente de Villevaudé… demain. S. Moroy
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LORI NELSON
À la mort de sa mère, Brett Bohlinger pense qu’elle va hériter de l’empire de cosmétique familial. Mais, à sa grande surprise, elle ne reçoit qu’un vieux papier jauni et chiffonné : la liste des choses qu’elle voulait vivre, rédigée lorsqu’elle avait 14 ans. Pour toucher sa part d’héritage, elle aura un an pour réaliser tous les objectifs de cette life list... Mais la Brett d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec la jeune fille de l’époque. Enseigner ? Elle n’a aucune envie d’abandonner son salaire confortable pour batailler avec des enfants rebelles. Un bébé ? Andrew, son petit ami avocat, n’en veut pas. Entamer une vraie relation avec un père trop distant ? Les circonstances ne s’y prêtent guère. Tomber amoureuse ? C’est déjà fait, grâce à Andrew, à moins que... Malgré tout, Brett va devoir quitter sa cage dorée pour tenter de relever le défi. Et elle est bien loin d'imaginer ce qui l'attend.
Lori Nelson Spielman est enseignante. Demain est un autre jour est son premier roman. Elle vit dans le Michigan avec son mari.
Dans le parc de la place Bolotnaïa à Moscou, on peut voir ces 15 statues, allégorie de la lutte contre le Mal universel, réalisées par Mihail Mihailovitch CHEMIAKIN. Deux enfants aux yeux bandés, purs et innocents, face à face, se cherchent dans l'obscurité; douze personnages aussi grotesques qu'ignobles les entourent, représentant chacun un vice:
Drogue, prostitution, vol, alcoolisme, ignorance, irresponsabilité, Indifférence (au centre), propagande de la violence, sadisme, oubli, travail des enfants, pauvreté, guerre.
" J'ai conçu et réalisé la composition comme un symbole et comme un apppel à la lutte pour le salut des générations d'aujourd'hui et de demain. Les enfants sont notre avenir! Pendant de longues années on a lancé ce slogan ambitieux. Pourtant nous aurions besoin de volumes entiers pour énumérer les crimesde la société moderne envers les enfants. En tant qu'artiste, j'appelle par mon oeuvre à regarder tout autour de soi,à entendre et à prendre conscience des malheurs et des horreurs que connaissent les enfants aujourd'hui. Avant qu'il ne soit trop tard, les gens droits et de bon sens doivent y réfléchir. Ne soyez pas indifférents, luttez, faites tout pour sauvegarder l'avenir de la Russie".
L'ensemble sculptural " les enfants sont victimes des vices des adultes", don de Mihail Chemiakin à la ville de Moscou, et mis en place par les architectes Vethyaslav Bukhayev et Andrei Efimov, a été inauguré le 2 septembre 2001 à l'occasion des fêtes annuelles de la ville.
Né à Moscou en 1943, Mihail Chemiakine est un artiste mondialement connu. Ses réalisations vont de la sculpture monumentale aux décors de théâtre en passant par les oeuvres de joaillerie.
Dès 1971 il a vécu et travaillé à Paris, depuis 1981 il habite New York. Ses oeuvres sont exposées dans de nombreux musées d'Europe, des états Unis, du Brésil, du Japon et d'autres pays.
Il est l'auteur des ensembles sculpturaux tels que: les monuments de Pierre le Grand (Saint Petersbourg 1991; Normandie 1991; Londres 2001); le mémorial "Aux victimes des répressions politiques" (Saint Petersbourg 1995); le monument "Aux architectures-fondateurs de Saint Petersbourg" ( Saint Petersbourg 1995); la statue de Giacomo Casanova (Venise 1998), et d'autres.
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Interco, Placo : le maire sur tous les fronts
Une réunion publique a eu lieu, dans la soirée du 29 mai 2015, salle des Merisiers. Devant une centaine d’habitants, le maire et son équipe ont brossé un bilan annuel sur les réalisations et abordé deux sujets chauds : l’interco et le projet de carrière sur la commune.
« Il est important que vous soyez informés de deux sujets impactant l’avenir de votre commune : l’intercommunalité et l’exploitation d’une carrière de gypse » lance Pascal Pian. Pour le maire, les finances et l’interco sont indissociables. La diminution des dotations de l’État sur les 2 à 3 prochaines années fera perdre 180 000 euros à Villevaudé. La dotation de la CCPMF, qui regroupe 37 communes, s’élève à 150 000 euros. « Or, au 1er janvier 2016, nous allons nous retrouver dans une interco de 20 communes. Les 17 autres, plus la quinzaine du Val-de-France et Roissy Porte-de-France, vont constituer une nouvelle interco ». Selon lui, cette configuration n’est pas viable et de nombreux sujets ne seront pas réglés, comme les délégations à l’assainissement et la petite enfance, dont les communes devront reprendre les charges. « Il y a déjà eu une réunion à Le Mesnil-Amelot et d’autres manifestations ne sont pas exclues pour exprimer l’opposition des maires à ce projet ».
Révision du Plu et travaux
Une période d’incertitude qui ne compromet pas pour autant les projets sur la commune. Parmi ceux-ci, des travaux de rénovation à l’école, la garderie et le restaurant scolaire. Voté en 2013, le Plan local d’urbanisme sera révisé pour être conforme aux dispositions du SDRIF (Schéma directeur d’Ile-de-France). Le village, qui compte 2050 habitants, devra également trouver un terrain pour créer des logements sociaux afin de rattraper son retard (150 logements). Ils seront destinés aux seniors les plus défavorisés. Des trottoirs sont programmés rue des petits prés, ainsi que l’aménagement et la mise aux normes de la mairie, l’entretien général de bâtiments publics et de l’église, l’assainissement et la création d’une route sente des Grous. « Les engagements que nous avons pris pendant notre campagne doivent être tenus. Et ils le seront. Sans soucis, sans gros emprunt, mais surtout sans grosse modification de l’interco » martèle Pascal Pian. La sécurité routière se verra renforcée et 10 caméras de surveillance seront installées sur 9 sites répertoriés comme sensibles.
Un projet qui hérisse
Au sujet de Placoplatre, le maire rappelle l’enquête publique ouverte en mairie jusqu’au 22 juin, relevant de nombreuses erreurs et incohérences dans le dossier. «Ce projet prévoit de raser le bois Gratuel (20 ha), de faire un trou de 60-80 m de profondeur pour exploiter le gypse qui sera transporté vers l’usine de Vaujours par un pont. Entre 2016 et 2037, vous verrez donc des merlons, entendrez des tirs de mine deux fois par semaine, aurez un transport de terre à raison de 60 camions par heure. Il y aura un trou de 11 millions de m3 qu’il faudra remblayer. Le sera-t-il avec les terres polluées du fort de Vaujours qui fera l’objet, lui aussi, d’une exploitation de gypse à ciel ouvert ? » s’inquiéte le premier élu.
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CLAYE-SOUILLY – Festival
Valicha, danse folklorique péruvienne, exécutée par Alma Latina dans des costumes de Cuzco, l'ancienne capitale inca.
Le festival de musique de Claye-Souilly a fêté, dimanche 31 mai, sa 10e édition à l’espace André-Malraux. Une initiative que l’on doit à Chœur Odyssées et au soutien de la municipalité. « 10 ans, c’est le bel âge pour un festival. Grâce à lui, le monde, dans sa diversité, est venu à Claye-Souilly et nous a fait connaître ses musiques, danses et instruments » s’est réjouie Marie-Hélène Caspar, présidente du festival et chef de chœur de Chœur Odyssées.
Chœur Odyssées dirigé par Marie-Hélène Caspar
Ses choristes ont interprété un répertoire classique (Mozart) et moderne (musiques de films) avant de céder la place au duo Wang (piano et violon) pour des extraits de Jean Sibelius, compositeur finlandais, et de musique chinoise. La formation Alma Latina a ensuite emporté le public dans un tourbillon de danses et musiques sud-américaines, avec des chansons célèbres comme La fête des fleurs (Argentine), La Bamba (Mexique), El condor pasa (Pérou), La Colegiala (Colombie), Guantanamera (Cuba)…
Taiping Wang (violon) et Yuanyuan Li (piano) interprétant une œuvre du compositeur finlandais, Jean Sibelius.
Après avoir salué la grande qualité du festival, le maire Yves Albarello a confié avoir saisi la ministre de la culture pour que le violoniste Taiping Wang reçoive le titre de chevalier de l’Ordre des arts et lettres. Avant de partir fin juin pour une tournée en Italie du Nord, Chœur Odyssées se produira vendredi 5 juin à 20 h 30, à la cathédrale de Meaux au profit des malades du cancer, et samedi 6 juin à 21 h à la basilique Ste Marie-Madeleine de Vézelay (Yonne).
S. Moroy
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CHIMANANDA NGOZI ADICHIE
GALLIMARD
"En descendant de l'avion à Lagos, j'ai eu l'impression d'avoir cessé d'être noire." Ifemelu quitte le Nigeria pour aller faire ses études à Philadelphie. Jeune et inexpérimentée, elle laisse derrière elle son grand amour, Obinze, éternel admirateur de l'Amérique, qui compte bien la rejoindre. Mais comment rester soi lorsqu'on change de continent, lorsque soudainement la couleur de votre peau prend un sens et une importance que vous ne lui aviez jamais donnés ? Pendant quinze ans, Ifemelu tentera de trouver sa place aux Etats-Unis, un pays profondément marqué par le racisme et la discrimination. De défaites en réussites, elle trace son chemin, pour finir par revenir sur ses pas, jusque chez elle, au Nigeria. A la fois drôle et grave, doux mélange de lumière et d'ombre, Americanah est une magnifique histoire d'amour, de soi d'abord mais également des autres, ou d'un autre.
De son ton irrévérencieux, Chimamanda Ngozi Adichie fait valser le politiquement correct et les clichés sur la race ou le statut d'immigrant, et parcourt trois continents d'un pas vif et puissant.
Traduit en 25 langues, Americanah s'est déjà vendu à 500 000 exemplaires aux Etats-Unis et en Angleterre. Il a également été consacré par le National Book Critics Circle Award for Fiction et a figuré parmi les dix livres de l'année du New York Times.
Née en 1977 au Nigeria, Chimamanda Ngozi Adichie partage désormais sa vie entre Chicago et Lagos.
Elle a déjà publié deux romans, L’hibiscus pourpre (que vous trouverez à la bibliothèque) et L’autre moitié du soleil, lauréat de l’Orange Prize, ainsi qu’un recueil de nouvelles, Autour de ton cou.
AGNES LEDIG
Cela fait longtemps que Julie ne croit plus aux contes de fées. Caissière dans un supermarché, elle élève seule son petit Lulu, unique rayon de soleil d'une vie difficile. Pourtant, un jour particulièrement sombre, le destin va lui sourire. Ému par leur situation, un homme les invite dans sa maison du bord de mer, en Bretagne. Tant de générosité après des années de galère : Julie reste méfiante, elle n'a pas l'habitude. Mais pour Lulu, pour voir la mer et faire des châteaux de sable, elle pourrait bien saisir cette main qui se tend... "
Un hymne à l'espoir qui sonne juste comme une expérience vécue... Un livre poignant, où le malheur n'a pas le dernier mot. " Le Figaro Magazine.
Cet ouvrage a reçu le Prix Maison de la Presse
"Marie d'en haut" est le premier ouvrage d'Agnès Ledig.
Organisée par Marne-et-Gondoire, la 12e édition de Printemps de paroles, sous le haut patronage d’un soleil radieux, a connu un vif succès. « Trente-cinq compagnies ont donné une cinquantaine de spectacles, soit 110 horaires pour ce week-end. Il y a un bon feeling dans cette édition 2015, les artistes, comme le public, s’y sentent bien. On tient à la pluridisciplinarité, à ce que les visiteurs puissent voir tout type d’esthétique dans ce festival » se réjouit Armelle Thévenot, directrice générale adjointe pour la culture à Marne-et-Gondoire, responsable du parc culturel et du festival.
Créativité avant tout
Devant tant de choix, difficile de tout voir.
Les visiteurs ont déambulé dans les 50 hectares arborés du parc pour découvrir des spectacles tout public, animés par des comédiens venus de toute la France. Les miroirs recouvrant le château étincelaient sous le soleil. Dans l’une des salles, des membres de l’association Display évoluaient dans une chorégraphie illustrant l’art immobile du mouvement.
L'art du geste immobile dans ''Passage à l'acte" (association Display, Paris)
A la recherche de la quintessence expressive dans "Passage à l'acte" (association Display, Paris)
Autorisation de sortie, une comédie loufoque de Jo Sature et ses joyeux osselets, troupe basée à Caen (Calvados)
Certains spectacles ont puisé avec malice dans le répertoire classique pour mieux captiver le regard de leurs contemporains (Jacqueline et Marcel jouent le médecin volant de Molière, Comment Pantagruel rompit les andouilles aux genoux).
Sortie de secours : cabaret psychiatrique, était joué par le théâtre du caniveau venu d'Ardèche
D’autres ont choisi l’humour déjanté pour traiter de la normalité ou des maisons de retraite (Sortie de secours : cabaret psychiatrique, J’attendrai).
Un vache de manège
Hélène et Thomas, 35 et 34 ans, sont arrivés en vélo avec leurs deux jeunes enfants, Ferdinand et Marceau. « Nous habitons Lagny depuis 2014 et étions déjà venus l’an dernier. Nous avons pique-niqué et c’est notre première animation. C’est très sympa et amusant, surtout pour les enfants ». Thomas s’est attelé aux mamelles propulsives d’une vache mécanique, dans l’enclos dressé par le théâtre de la Toupine, pour que Ferdinand, 4 ans, puisse faire un tour de manège (mû par pression d’huile) au son de ’’l’orgameuh’’, orgue spécial intégrant 19 cloches.
Traire une vache pour faire tourner un manège, quelle drôle d'idée ! (Théâtre de la Toupine, Évian)
Plus loin, la bibliothèque foraine invitait le public à jouer avec les mots.
Les comédiens de la compagnie Porte-Lune (Créteil) annonçant leur spectacle : la bibliothèque foraine
« C’est notre première participation ici. Nous proposons un parcours ludique, accessible à tous, sur la base de jeux littéraires et dans la tradition des jeux forains : chamboule-tout, loterie, pêche à la ligne, etc. » explique le Baron-perché alias Yves Javault, directeur artistique de la troupe Porte-Lune, basée à Créteil (Val-de-Marne).
S. Moroy
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Je vous écris dans le noir, Jean Luc Seigle
Le cœur du pélican, Cécile Coulon
Le voyage d’Octavio, Miguel Bonnefoy
Les 4 saisons de l’été, Grégoire Delacourt
Toute la lumière que nous pouvons voir, Anthony Doerr
Héloïse ouille, Jean Teulé
Les Brillant, tome 1, Markus Sakey
La vérité et autres mensonges, Sasha Arango
Trilogie Peter May : l’île des chasseurs d’oiseaux, L’homme de Lewis, le braconnier du lac perdu
Histoires remarquables, les insectes, Vincent Albouy
Entre deux eaux, Donna Leon
L’affaire Paola, Donna Leon
Noblesse oblige, Donna Leon
Des amis haut placés, Donna Leon
Le murmure de l’ogre, Valentin Musso
Le plus bel endroit du monde est ici, Miralles et Santos
Le vestibule des causes perdues, Manon Moreau
Ce que je peux te dire d’elles, Anne Icart
L’épopée du perroquet, Kerry Reichs
De nouveaux ouvrages jeunesse vont enrichir nos rayons...
Le talent débridé des graffeurs donne vie aux mythes. Dans le couloir des urgences, la Cadillac de SOS Fantômes près d'une jolie infirmière blonde, prête à tagguer.
Le site Saint-Jean est devenu, le temps d’un week-end (16 et 17 mai 2015), un phare du Street art. Une occasion exceptionnelle que le public n’a pas laissé échapper pour découvrir des œuvres, aussi monumentales qu’insolites, et rencontrer leurs créateurs.
Sur la porte d'entrée qui était réservée aux ambulances, l'œuvre de Treize-Bis illustre une petite fille anatomique qui appelle au secours.
Et les visiteurs ne se sont pas fait prier pour investir les lieux. On a dénombré près de 2000 personnes durant la seule journée de samedi. Dans l’enceinte de l’ancien hôpital, propriété de Marne-et-Gondoire, ils ont pu admirer les œuvres d’une trentaine d’artistes.
Des fresques courant sur les murs ou les façades, comme celles de Pantonio et Inti sur le bâtiment Denis-Fournier, -réalisée en 4 jours sur une nacelle (25 m de haut)- mais cependant éphémères puisque l’édifice et les pavillons annexes seront détruits en 2016 pour la reconversion du site. Douze photos grand-format forment une haie d’honneur dans l’allée centrale. « Anatomie d’un lieu hautement emblématique et chargé de mémoire et de lumière, l’expo Rayon X rend un ultime hommage à la beauté évocatrice du site Saint-Jean » commente Alain Smilo, son auteur. Tous les artistes ont eu à cœur de s’approprier cet ancien lieu de naissances et de souffrances pour transmettre leurs émotions. Sans état d’âme, selon leur vécu, leur style et leur propre technique. « Le site est vraiment idéal, on ne pouvait rêver mieux. On s’est servi des reliefs sur les murs : grilles d’aération, panneaux, portes, colonnes » explique Elparo, tout en descendant de son échelle.
Un lieu empli de souvenirs
Avec deux autres graffeurs, Kataplokito et Euphorie, il a réalisé une fresque géante dans le couloir d’accès des urgences. Face à elle, surgissant du mur, la voiture de Ghostbusters (SOS Fantômes) à côté d’une pulpeuse infirmière, bombe acrylique à la main. « Ici, les connexions sont multiples. Moi-même, je suis né dans cet hôpital, il y a 28 ans » poursuit l’artiste. Car pour beaucoup l’endroit est chargé de souvenirs, parfois douloureux. « Je réside à Esbly et suis venu en 2012 pour me faire opérer du coude. C’est impressionnant et ça fait bizarre de revoir les lieux ainsi » témoigne Jérémy, 22 ans.
Des ateliers ont permis aux street-artistes en herbe d'exprimer toute leur créativité.
« C’est une idée géniale de laisser les artistes s’exprimer. En plus, cela rend hommage à tous ceux qui ont travaillé ici » applaudit son amie, Yasmine, 23 ans. Même avis pour Danièle, 67 ans, venue de Levallois (92) et dont la sœur habite Lagny. « C’est toujours intéressant quand plusieurs artistes s’associent pour réaliser une œuvre collective au sein d’un même espace, ça ouvre le regard ».
Autre rendez-vous artistique pour les Latignaciens : samedi 30 mai. De 14 h à 0 h 30, aura lieu en centre-ville la 2e édition du festival consacré aux arts de la rue.
S. Moroy
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MICHAEL CONNELLY
CALMANN-LEVY
1992. Los Angeles est en proie aux émeutes et les pillages font rage quand Harry Bosch découvre, au détour d’une rue sombre, le cadavre d’Anneke Jespersen, une journaliste danoise. À l’époque, impossible pour l’inspecteur de s’attarder sur cette victime qui, finalement, n’en est qu’une parmi tant d’autres pour la police déployée dans la ville en feu. Vingt ans plus tard, au Bureau des Affaires non résolues, Bosch, qui n’a jamais oublié la jeune femme, a enfin l’occasion de lui rendre justice et de rouvrir le dossier du meurtre. Grâce à une douille recueillie sur la scène de crime et une boîte noire remplie d’archives, il remonte la trace d’un Beretta qui le met sur la piste d’individus prêts à tout pour cacher leur crime. Anneke faisait peut-être partie de ces journalistes qui dérangent quand ils fouillent d’un peu trop près ce que d’autres ont tout intérêt à laisser enfoui...
L’ouvrage a fait partie de la sélection Publishers Weekly des meilleurs livres de l’année 2012.
Né en 1956, Michael Connelly, maître incontesté du polar américain, a reçu les plus hautes distinctions littéraires dont l'Edgar du premier roman policier pour « Les Égouts de Los Angeles ». Il est notamment l'auteur du « Poète » et de « Créance de sang », porté à l'écran par Clint Eastwood. Tous ses ouvrages sont disponibles en Points.
Vous pouvez emprunter ses ouvrages La Blonde en béton , Le Poète , Créance de sang, Le Cadavre dans la rolls , Lumière morte, Deuil interdit, La Défense Lincoln, Echo Park , L'Épouvantail, les égouts de Los Angeles, etc.. à la bibliothèque .
Il s'est vu décerner le Prix Pulitzer pour ses reportages sur les émeutes de Los Angeles en 1992.
ADRIEN BOSC
STOCK
Le 27 octobre 1949, le nouvel avion d’Air France, le Constellation, lancé par l’extravagant M. Howard Hughes, accueille trente-sept passagers. Le 28 octobre, l’avion ne répond plus à la tour de contrôle. Il a disparu en descendant sur l’île Santa Maria, dans l’archipel des Açores. Aucun survivant. La question que pose Adrien Bosc dans cet ambitieux premier roman n’est pas tant comment, mais pourquoi ?
Quel est l’enchaînement d’infimes causalités qui, mises bout à bout, ont précipité l’avion vers le mont Redondo ? Quel est le hasard objectif, notion chère aux surréalistes, qui rend « nécessaire » ce tombeau d’acier ? Et qui sont les passagers ? Si l’on connaît Marcel Cerdan, l’amant boxeur d’Édith Piaf, si l’on se souvient de cette musicienne prodige que fut Ginette Neveu, dont une partie du violon sera retrouvée des années après, l’auteur lie les destins entre eux. « Entendre les morts, écrire leur légende minuscule et offrir à quarante-huit hommes et femmes, comme autant de constellations, vie et récit. »
Placoplatre a déposé en préfecture un projet d’exploitation du gypse à ciel ouvert sur le bois Gratuel. Une enquête publique aura lieu en mairie du 22 mai au 22 juin. Le collectif Sauvons la Dhuis, qui regroupe 8 associations écologistes du 77 et 93, lance une pétition sur le site change.org.
« Nous demandons au préfet de Seine-et-Marne d’interdire la destruction du bois. Ce site, à l’angle de la D34 et D105 menant à Villeparisis, est un milieu naturel riche, situé près du fort de Vaujours et traversé par l’aqueduc de la Dhuis. Il fait partie intégrante du corridor écologique reliant la Seine-Saint-Denis à la Seine-et-Marne» explique Marie-Françoise Pian, porte-parole du collectif. Le projet prévoit de raser les 22 hectares du bois et de construire un pont sur la RD105. Le maire de Villevaudé avait pris, fin janvier, un arrêté contre toute exploitation de gypse à ciel ouvert sur sa commune. Il préconisait une exploitation en cavage et déplorait le silence du carrier sur le sujet.
Même respect pour tous
« C’est par une exploitation souterraine, plus respectueuse de l’environnement et parfaitement maîtrisée par Placo, que le bois de Bernouille (Coubron), la réserve de Chelles (Coubron-Vaujours), la forêt de Montmorency (95) et la butte de Cormeilles-en-Parisis (95) ont pu être sauvés de la destruction » poursuit Marie-Françoise Pian. Et d’ajouter « nous exigeons que les milieux naturels de l’Est francilien soient traités avec le même respect que ceux de l’Ouest, que la qualité de vie des riverains et des promeneurs sur la Dhuis ne soit pas affectée par les pollutions d’une exploitation à ciel ouvert. Il ne peut y avoir de discrimination d’un côté à l’autre de l’Ile-de-France. » S. Moroy
Signez la pétition contre la carrière à ciel ouvert
Réponse de Placoplatre
La carrière du Bois Gratuel succédera à celle de Bois le Comte, qui s’achève d’ici 4 ans, pour alimenter après 2019 la chaîne plaque du site de Vaujours. Celui-ci est la plus grosse usine de transformation de gypse au monde. Le projet tient compte des nombreux échanges avec les collectivités et associations locales. Il est le seul à optimiser la ressource gypsifère car la fabrication des différents produits nécessite les 3 masses de gypse, récupérables uniquement à ciel ouvert, contre une partie seulement de la première masse en cavage. Le Schéma directeur d’Ile-de-France classe le gypse en ressource d’intérêt national et européen vu sa rareté et sa qualité en Ile-de-France. Il est stratégique pour de nombreuses filières industrielles (ciment, céramique, agro-alimentaire, agricole) et l’habitat durable (protection incendie, isolation phonique et thermique). Le projet s’inscrit pleinement dans les objectifs de l’arrêté préfectoral de 2007 qualifiant l’exploitation en Projet d’intérêt général. Enfin, il sécurise tous les anciens cavages exploités à la fin du XIXe siècle dans le secteur nord de Bois Gratuel et susceptibles de s’effondrer. Ajoutons que la quasi-totalité des carrières en France sont à ciel ouvert.
A terme, ouvert au public
Propriété privée, le bois ne fait l’objet d’aucun classement ou protection particulière. En vue d’une ouverture au public, et en cohérence avec les autres sites de la butte de l’Aulnay, il sera remis en état avec des espèces nobles, plus de mares et de milieux ouverts pour favoriser la biodiversité. Des chemins de promenade, un reboisement de qualité sur une surface supérieure (1600 arbres, soit 1 hectare en plus) sont prévus. 20 ha sur Villeparisis seront cédés, ce qui portera à près de 100 ha d’espaces boisés de la Butte de l’Aulnay cédés à l’Agence des espaces verts. Le bureau d’études indépendant, qui a réalisé des études très poussées sur la biodiversité faune et flore, est celui qui a élaboré le Schéma régional de cohérence écologique en Ile-de-France pour l’État et le Conseil régional.
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FRANCK THILLIEZ
FLEUVE NOIR
Camille Thibault est gendarme dans le nord de la France. Depuis sa greffe du cœur, ses collègues s'inquiètent pour elle. Chaque nuit, elle fait des cauchemars où une femme séquestrée l'appelle au secours. Un rêve tellement vrai, comme un souvenir... celui de son donneur ? Camille n'a plus qu'une obsession : retrouver son identité et découvrir quel drame il a vécu... Au même moment, à une centaine de kilomètres de là, deux employés de l'Office National des Forêts constatent les dégâts des orages violents survenus en ce mois d'août. Dans une cavité laissée par un arbre déraciné, ils croient apercevoir une ombre. L'un d'eux s'approche. Deux yeux presque blancs, dépourvus d'iris, c'est tout ce qu'il aura le temps de voir avant qu'une main venue des entrailles de la terre ne lui agrippe les cheveux. Lucie et Sharko sont en train de donner le biberon à leurs jumeaux quand Franck est appelé sur une nouvelle affaire : une femme, victime d'une longue séquestration. Presque aveugle, tant elle est restée dans le noir... sous un arbre. L'enquête prend des proportions inhabituelles lorsque Sharko s'aperçoit qu'à chacune de ses découvertes, il a été devancé par une jeune femme, gendarme dans le Nord...
Pour cette quatrième aventure de Lucie et Sharko, dans la droite lignée du Syndrome E, de GATACA et d' Atomka, Franck Thilliez pousse l'art de l'énigme scientifique jusqu'à son paroxysme.
CHARLES FRAZIER
GRASSET
Dans l’Amérique des Sixties, au fin fond des Appalaches où elle vit retranchée, loin des soubresauts du monde, Luce, jeune femme farouche et indépendante, se voit confier la charge des jumeaux de sa sœur défunte. Ayant vu leur père, Bud, une brute épaisse, assassiner leur mère, les orphelins traumatisés se sont réfugiés dans un mutisme inquiétant, où sourd une violence prête à exploser à tout moment. Patiemment, Luce va tenter de réapprendre la vie à ces deux écorchés vifs, et elle-même de reprendre goût à l’amour et à la compagnie des hommes. À celle, en particulier, de Stubblefield, nouveau propriétaire des terres où elle s’est établie. Mais leur idylle est menacée par le retour de Bud, blanchi du meurtre de sa femme et bien décidé à retrouver le magot que les deux enfants, croit-il, lui ont volé. C’est le début d’une longue « nuit du chasseur » : un western d’une beauté crue et crépusculaire, où Charles Frazier se révèle une fois de plus, après l’immense succès de Retour à Cold Mountain, comme l’un des grands romanciers des espaces américains.
Charles Frazier est né en 1950 à Asheville, en Caroline du Nord. Il est l’auteur des romans Treize lunes (2008) et Retour à Cold Mountain (1997), lauréat du National Book Award, best-seller traduit dans le monde entier et adapté au cinéma avec Nicole Kidman et Jude Law. Il vit aujourd’hui avec sa famille dans un ranch de Caroline du Nord où il se consacre à l’écriture et à l’élevage des chevaux.
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