AMÉLIE NOTHOMB
ALBIN MICHEL
Tél. : 01 60 26 20 19 - Fax : 01 60 26 51 08
LA VIE MAGNIFIQUE
SOPHIE CHAUVEAU
TALLANDIER
Sonia Delaunay s'est longtemps effacée derrière l'œuvre de son mari Robert qu'elle vénérait. Mais qui est-elle vraiment ? Moderne, exigeante et visionnaire, du couple Delaunay, la vraie créatrice, c'est elle.
Seule femme peintre parmi l'avant-garde du XXe siècle naissant, Sonia souffre toutefois d'une réputation de « touche à tout ». Avec ses tissus imprimés, ses meubles, ses objets, ses vêtements, elle fait vivre sa famille, mais surtout crée l'art d'embellir le quotidien.
Généreuse, elle se lie d'amitié avec les artistes majeurs de son époque - Apollinaire, Cendrars, Tzara, Diaghilev, Kandinsky... - qui s'invitent à sa table et avec lesquels elle collabore dans une camaraderie joyeuse et inventive.
Sophie Chauveau raconte avec passion le destin d'une artiste exceptionnelle, une vie magnifique, bousculée par deux guerres et toutes les révolutions picturales du XXe siècle. De l'Ukraine des shtetls au Saint-Pétersbourg des tsars, en passant par Berlin, Paris ou l'Espagne, voici le destin de celle qui ne vécut, jusqu'à 94 ans, que pour son art.
Extrait du livret élaboré par Yvette Godefroy et Monique Mazoyer "On les aura" (disponible à la bibliothèque)
AMÉLIE NOTHOMB
ALBIN MICHEL
ANNA HOPE
GALLIMARD
Hannah, Cate et Lissa sont jeunes, impétueuses, inséparables. Dans le Londres des années 1990 en pleine mutation, elles vivent ensemble et partagent leurs points de vue sur l'art, l'activisme, l'amour et leur avenir, qu'elles envisagent avec gourmandise.
Le vent de rébellion qui souffle sur le monde les inspire. Leur vie est électrique et pleine de promesses, leur amitié franche et généreuse. Les années passent, et à trente-cinq ans, entre des carrières plus ou moins épanouissantes et des mariages chancelants, toutes trois sont insatisfaites et chacune convoite ce que les deux autres semblent posséder.
Qu'est-il arrivé aux femmes qu'elles étaient supposées devenir ? Dans ce roman tout en nuances sur les différentes facettes de l'amitié au fil du temps, Anna Hope tisse avec élégance et délicatesse la vie de ces trois héroïnes contemporaines.
Elle sonde les différentes façons de trouver son identité de femme, mais aussi de mère, de fille, d'épouse ou d'éternelle rebelle, et explore cet interstice entre les espérances et la réalité, cet espace si singulier fait de rêves, de désirs et de douleurs où se joue toute vie.
Anna Hope est née à Manchester. Elle a étudié à Oxford et à Londres.
Après "Le chagrin des vivants" et "La salle de bal" (prix des lectrices de Elle 2018), "Nos espérances" est son troisième roman. Elodie Leplat est traductrice littéraire de l'anglais et de l'italien.
MO YAN
POINTS
PRIX NOBEL DE LITTERATURE 2012
Beaux seins belles fesses. Les enfants de la famille Shangguan a été publié en Chine en 1995. Il raconte l'histoire d'une famille, la famille Shangguan, de la province du Shandong (région natale de l'auteur) depuis la fin du XIXe siècle jusqu'à nos jours en mettant en valeur la figure de la mère, qui donne naissance à neuf enfants dont un seul garçon.
Vaste fresque de la société rurale dans cette province confrontée à l'invasion allemande puis japonaise, et aux prises de pouvoir successives du Guomindang et du Parti communiste, ce roman est centré sur le personnage de Jintong (Enfant d'or) que son attachement immodéré et obsessionnel au sein maternel entraîne dans des situations plus tragiques les unes que les autres.
Les destins du garçon et de ses huit soeurs sont irrésistiblement liés aux aléas de l'histoire de la chine au XXe siècle.
La liberté de ton de cette oeuvre a valu de nombreuses attaques à son auteur. Mo Yan a cependant obtenu en 1996 le prix richement doté de la revue chinoise Dajia.
La traduction réalisée par Noël et Liliane Dutrait s'appuie, à la demande de l'auteur, sur une version revue et corrigée encore inédite en Chine.
CAMILLE LAURENS
FOLIO
« Elle est célèbre dans le monde entier mais combien connaissent son nom ? On peut admirer sa silhouette à Washington, Paris, Londres, New York, Dresde ou
Copenhague, mais où est sa tombe ? On ne sait que son âge, quatorze ans, et le travail qu’elle faisait, car c’était déjà un travail, à cet âge où nos enfants vont à l’école.
Dans les années 1880, elle dansait comme petit rat à l’Opéra de Paris, et ce qui fait souvent rêver nos petites filles n’était pas un rêve pour elle, pas l’âge heureux de notre jeunesse.
Elle a été renvoyée après quelques années de labeur, le directeur en a eu assez de ses absences à répétition. C’est qu’elle avait un autre métier, et même deux, parce que les quelques sous gagnés à l’Opéra ne suffisaient pas à la nourrir, elle ni sa famille.
Elle était modèle, elle posait pour des peintres ou des sculpteurs.
Parmi eux il y avait Edgar Degas. »
Le peintre Edgar Degas meurt à Paris à l'âge de 83 ans, le 28 septembre 1917.
Les scènes de coulisses, de foyer de la danse, de répétitions, de ballets sont sans doute parmi les plus célèbres.
L'auteure, la romancière et essayiste Camille Laurens, a publié une vingtaine d’ouvrages, parmi lesquels "Dans ces bras-là" (prix Femina 2000) et "Celle que vous croyez" (Gallimard, 2016)
Le livret "On les aura" est disponible et en vente à la bibliothèque
RENÉ FRÉGNI
GALLIMARD
Le narrateur, écrivain, a trouvé un travail idéal dans un village de Provence : gardien d'un monastère inhabité, niché dans les collines.
Il s'y installe avec pour seule compagnie un petit chat nommé Solex. Un soir, en débroussaillant l'ancien cimetière des moines, il déterre une jambe humaine fraîchement inhumée. Mais quand il revient avec les gendarmes, la jambe a disparu...
Qui a été tué ? Et par qui ? L'enquête mènera, par des chemins détournés, à des vérités inattendues. Entre-temps, nous aurons traversé les paysages de l'arrière-pays provençal, peints avec sensualité par René Frégni.
Sa langue forte et lumineuse communique son émerveillement face à toutes les formes de vie et de plaisir. L'intrigue policière souligne l'âpreté de ces forêts et vallons sauvages et donne tout son rythme au récit, jusqu'au dénouement.
René Frégni est l'auteur d'une quinzaine de romans, imprégnés de son expérience. Il a exercé divers métiers, dont celui d'infirmier psychiatrique, et a longtemps animé des ateliers d'écriture à la prison des Baumettes. Il vit à Manosque. Son dernier roman, Les vivants au prix des morts, a reçu le prix des lecteurs Gallimard 2017.
GÉRARD DE CORTANZE
ALBIN MICHEL
En janvier 1937, Frida Kahlo, mariée au peintre Diego Rivera, n'a pas encore trente ans. Le couple bat de l'aile. Aux infidélités de Diego répondent celles de Frida. La jeune femme n'est pas heureuse. Revenue d'une fugue à New York elle songe à se suicider. Un événement va bouleverser sa vie : l'arrivée de Trotski dans un Mexique postrévolutionnaire en pleine ébullition.
Entre le rescapé de la Guépéou et l'artiste flamboyante, naît une passion dévorante. Affolant ses gardes du corps, mettant en déroute les tueurs lancés à ses trousses, Trotski lui donne des rendez-vous secrets, s'enfuit avec elle dans une hacienda, glisse des billets enfiévrés dans les livres qu'il lui offre. Frida sera son dernier grand amour. Des années plus tard, l'artiste confiera que cette rencontre fut l'une des meilleures choses qui lui soit arrivée et cette période l'une des plus fécondes de sa vie de peintre.
Fabuleuse évocation d'un Mexique à la vitalité inouïe, ce roman trépidant, à l'image de son héroïne, nous plonge dans l'effervescence intellectuelle et politique de la fin des années 30 à travers le parcours rayonnant d'une femme animée par un insatiable désir de vivre et d'aimer. Gérard de Cortanze en restitue brillamment la fantastique ampleur.
Auteur de nombreux livres, articles et conférences sur le monde hispanique et l’Amérique latine, Gérard de Cortanze est considéré comme l’un des grands spécialistes de Frida Kahlo. Conseiller lors de l’exposition «Frida/Diego, l’art en fusion», qui s’est tenue en 2013 à l’Orangerie, il en a rédigé le catalogue. Auteur chez Albin Michel de Frida Kahlo par Gisèle Freund (2013), il a aussi publié Frida Kahlo, la beauté terrible (finaliste du Prix Femina 2011).
LEÏLA SLIMANI
GALLIMARD
En 1944, Mathilde, une jeune Alsacienne, s'éprend d'Amine Belhaj, un Marocain combattant dans l'armée française. Après la Libération, elle quitte son pays pour suivre au Maroc celui qui va devenir son mari. Le couple s'installe à Meknès, ville de garnison et de colons, où le système de ségrégation coloniale s'applique avec rigueur. Amine récupère ses terres, rocailleuses ingrates et commence alors une période très dure pour la famille. Mathilde accouche de deux enfants : Aïcha et Sélim.
Au prix de nombreux sacrifices et vexations, Amine parvient à organiser son domaine, en s'alliant avec un médecin hongrois, Dragan Palosi, qui va devenir un ami très proche. Mathilde se sent étouffée par le climat rigoriste du Maroc, par sa solitude à la ferme, par la méfiance qu'elle inspire en tant qu'étrangère et par le manque d'argent.
Les relations entre les colons et les indigènes sont très tendues, et Amine se trouve pris entre deux feux : marié à une Française, propriétaire terrien employant des ouvriers marocains, il est assimilé aux colons par les autochtones, et méprisé et humilié par les Français parce qu'il est marocain. Il est fier de sa femme, de son courage, de sa beauté particulière, de son fort tempérament, mais il en a honte aussi car elle ne fait pas preuve de la modestie ni de la soumission convenables.
Aïcha grandit dans ce climat de violence, suivant l'éducation que lui prodiguent les Sœurs à Meknès, où elle fréquente des fillettes françaises issues de familles riches qui l'humilient. Selma, la sœur d'Amine, nourrit des rêves de liberté sans cesse brimés par les hommes qui l'entourent. Alors qu'Amine commence à récolter les fruits de son travail harassant, des émeutes éclatent, les plantations sont incendiées : le roman se clôt sur des scènes de violence inaugurant l'accès du pays à l'indépendance en 1956.
Leïla Slimani est née en 1981. Elle est l'auteure de deux romans parus aux Editions Gallimard, "Dans le jardin de l'ogre" et "Chanson douce" qui a obtenu le prix Goncourt 2016 et le Grand Prix des lectrices de Elle 2017.
ANNE PAULY
VERDIER
Il y a d'un côté le colosse unijambiste et alcoolique, et tout ce qui va avec : violence conjugale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un « gros déglingo », dit sa fille, un vrai punk avant l'heure.
Il y a de l'autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la sensibilité artistique empêchée, déposant chaque soir un tendre baiser sur le portrait pixellisé de feue son épouse ; mon père, dit sa fille, qu'elle seule semble voir sous les apparences du premier.
Il y a enfin une maison, à Carrières-sous-Poissy et un monde anciennement rural et ouvrier. De cette maison, il va bien falloir faire quelque chose à la mort de ce père Janus, colosse fragile à double face. Capharnaüm invraisemblable, caverne d'Ali-Baba, la maison délabrée devient un réseau infini de signes et de souvenirs pour sa fille qui décide de trier méthodiquement ses affaires.
Que disent d'un père ces recueils de haïkus, auxquels des feuilles d'érable ou de papier hygiénique font office de marque-page ? Même elle, sa fille, la narratrice, peine à déceler une cohérence dans ce chaos.
Et puis, un jour, comme venue du passé, et parlant d'outre-tombe, une lettre arrive, qui dit toute la vérité sur ce père aimé auquel, malgré la distance sociale, sa fille ressemble tant.
Avant que j'oublie est le premier roman d'Anne Pauly
ANNE-GAËLLE HUON
ALBIN MICHEL
"LE ROMAN DE L'ÉTÉ !"
Coup de coeur des libraires
Coup de coeur des bloggers
J’avais quinze ans quand j’ai pris la route ce matin-là, et une seule idée en tête : rejoindre le Pays basque, devenir couseuse d’espadrilles, et échapper à mon destin. Jusqu’à ce que je rencontre les Demoiselles. Des femmes fantasques et mystérieuses vivant au milieu des livres, des jarretières et des coupes de champagne.
Qui étaient-elles ? Quel secret cachaient-elles ? Libres et incandescentes, accompagnées d’un majordome plus grand qu’une cathédrale, d’un chauffeur louche et d’un perroquet grivois, les Demoiselles n’auraient jamais dû croiser ma route. Pourtant, ces femmes ont changé ma vie.
« Il n’y a que trois règles ici, Paloma.
La première : ne jamais tomber amoureuse.
La deuxième : ne jamais voler l’homme d’une autre.
La dernière : ne boire que du champagne millésimé. »
De ces trois règles, une seule pourtant serait respectée.
Anne-Gaëlle Huon célèbre dans un roman enchanteur ces femmes oubliées par l’Histoire. Les Demoiselles ou le destin exceptionnel de Rosa, une jeune Espagnole, sous le signe de la mode, du courage et du plaisir.
Anne-Gaëlle Huon a une passion pour les listes et une tendresse particulière pour les vieilles dames.
Son premier roman Le Bonheur n'a pas de rides, a séduit près de 100 000 lecteurs avant sa sortie en poche.
Son précédent roman, Même les méchants rêvent d'amour, lui a été inspiré par l'histoire de sa grand-mère.
ANTHONY BEEVOR
CALMANN-LEVY
Encore un livre sur la seconde guerre mondiale, diront certains. Cet ouvrage généraliste s'ajoute (entre autres) aux sommes de Raymond Cartier (1965), Liddel Hart, Friesner et de bien d'autres. Beevor, officier britannique et historien militaire de renom apporte néanmoins une nette valeur ajoutée dans ce livre très documenté et nettement moins ethnocentriste voire européiste que les précédents.
C'est à ma connaissance (et je crois avoir plus lu que la moyenne sur le sujet) celui qui consacre le plus de contenu au conflit sino-japonais qui commença bien avant que l'Europe ne s'embrase et dont l'importance fut considérable. La très subtile partie d'échecs entre Chinois nationalistes et maoïstes, russes et Japonais est minutieusement décrite et permet de comprendre les enjeux: quand la logistique ne suit pas, la diplomatie paradoxale qui conduisit Staline à aider davantage les nationalistes que les maoïstes dans le but de maintenir la neutralité japonaise (en 1941 et 1942, l'URSS n'aurait pas pu lutter sur deux fronts) accomplit des miracles.
Beevor rappelle de manière implacable que la sauvagerie des Japonais ne le cédait en rien à celle des nazis, qu'ils commirent d'innombrables crimes de guerre et contre l'humanité, le premier étant le sac de Nankin avec le massacre de dizaines de milliers de Chinois à la baillonnette, pour économiser les munitions et endurcir leur soldatesque. Leur pseudo esprit chevaleresque n'était qu'une construction de l'esprit de l'après-guerre, pour justifier une intégration dans l'effort de guerre du monde dit libre - et Hiro-Hito ne s'est (timidement) opposé à la guerre que parce qu'il ne croyait guère en la victoire. En vérité il méritait aussi largement la potence que les criminels jugés à Nüremberg.
Quoiqu'on en ait contre les Rosbifs, on doit reconnaître qu'il n'y a qu'un historien anglais pour démonter les idoles britanniques, citant jusqu'à satiété les âneries commises par Churchill, l'incurie d'innombrables généraux anglais (même Montgomery, tâcheron sans génie imbu de lui même à un point qui repoussait les limites du ridicule), le sacrifice cynique des soldats venus des Dominions (le débarquement "pour voir" des Canadiens à Dieppe, en 1942, une boucherie), etc.
Une attention particulière est apportée par l'auteur à la sublime décadence de la société coloniale anglaise, qui perdit Singapour attaquée par une armée japonaise très inférieure en nombre (dans un rapport de un à cinq) et d'une faible logistique: les soldats nippons avançaient à bicyclette. Les préjugés incroyables des Britanniques les amenaient à croire que les Japonais ne voyaient pas la nuit et seraient incapables de mener une offensive structurée et quelques jours après Pearl Harbor, ils engageaient le cuirassé Prince of Wales à portée de l'aviation nippone! Prince of Wales ainsi perdu sans aucun profit malgré les avertissements des Américains, tout comme le Bismarck fut perdu par les nazis auparavant. Il fallut longtemps aux Anglais pour comprendre que l'ère des cuirassés était révolue... Tout comme il fallut attendre 1945 pour que leur industrie sorte des chars convenables. Ou leur puissance de feu était ridicule, ou, comme les Matildas, ils étaient lents et peu maniables.
Les Américains ne sont pas en reste avec la scandaleuse négligence qui permit l'attaque surprise sur Pearl Harbor, la dualité de commandement entre l'austère Nimitz (route des atolls) et Mac Arthur, le mégalomane proconsul ayant déserté les Philippines qu'il était censé défendre et qui imposa sa "route du sud". Bref les USA eurent deux stratégies contradictoires au Pacifique... ce qui signifie qu'ils n'en avaient pas et que cela coûta des vies inutiles.
Beevor n'a aucune sympathie pour le stalinisme, ce dont on ne lui fera pas reproche. Surtout que cela ne l'empêche pas de mettre en évidence l'héroïsme, le patriotisme, la rudesse des Russes au cours de leur "grande guerre patriotique", avec ces épopées que furent le siège de Léningrad, la bataille de Moscou, La résistance de Sébastopol, le reflux à Stalingrad avec l'anéantissement de la VIe armée allemande, la bataille de Koursk qui marqua plus que toutes le retournement de la situation sur le front Est.
Churchill est étrillé pour ses digressions périphériques: Grèce, puis Afrique du nord, Italie (supposé ventre mou de l'Axe mais que les nazis défendirent avec acharnement) en attendant sans doute Balkans, si les USA n'y avaient mis le hola. Beevor démontre également l'inanité du programme de bombardements stratégiques sur l'Allemagne, censé mettre son industrie à genoux et qui ne réussit qu'à renforcer la cohésion du pays tout en multipliant les crimes de guerre. Eisenhover en prend aussi et très justement pour son grade, soldat politique donc ni bon soldat, ni bon politique.
En clair, en dehors des éléments factuels que chacun connaît dans les grandes lignes, l'auteur les met en perspective. On ne peut que regretter qu'à l'instar de nombreux historiens, il cède à la tentation de l'accumulation d'anecdotes supposée rendre la lecture plus facile - mais qui dilue le propos. L'histoire est une science quand la petite histoire est une distraction (très respectable). Il conviendrait de ne pas mélanger les deux genres.
Antony Beevor avait tous les titres pour entreprendre cette somptueuse et passionnante synthèse que constitue sa Seconde Guerre mondiale. Il est, d'abord, un des plus brillants représentants d'une école britannique d'histoire militaire qui fait, depuis un bon demi-siècle, autorité. Le goût du récit, l'exploitation minutieuse des sources, l'expertise militaire poussée jusqu'au dernier bouton de guêtre, le souci de "faire vivre", au plus près, les duretés des combats, sans jamais perdre de vue l'intelligence générale des conflits considérés, font de cette école historique un modèle de rigueur scientifique, tout en garantissant au grand public cultivé le plaisir de la lecture. L'express.fr
Bernard Ruff
CARLOS RUIZ ZAFON
LE LIVRE DE POCHE
Dans la Barcelone de l’après-guerre civile, « ville des prodiges » marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés.
L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers.
Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets « enterrés dans l’âme de la ville » : L’Ombre du Vent.
Carlos Ruiz Zafón, né en 1964, mort le 18 juin 2020 est l’un des romanciers européens les plus lus à travers le monde.
Le Jeu de l’ange, Marina, Le Prince de la Brume ou encore Le Palais de minuit sont tous d’immenses succès.
L’œuvre de Carlos Ruiz Zafón, traduite dans plus de quarante langues et publiée dans plus de cinquante pays, a été couronnée de nombreux prix.
CECILE DESPRAIRIES
ARMAND COLIN
Ces 100 mesures toujours en vigueur
Un héritage qui court toujours
Cécile Desprairies est historienne et essayiste, spécialisée notamment dans la période de la France occupée (22 juin 1940 - 25 août 1944).
Son dernier ouvrage « L’Héritage de Vichy » préfacé par Emmanuel Le Roy Ladurie (lui-même historien au Collège de France) liste pas moins de 100 mesures – y compris sociales – promulguées sous le règne du Maréchal Pétain qui court du 10 juillet 1940 au 20 août 1944 pendant l’occupation allemande, et dont le siège sera à Vichy, c’est-à-dire en zone libre jusqu’en novembre 1942.
Ces mesures, aussi surprenant soit-il, sont toujours en vigueur de nos jours, sans que nos contemporains en aient forcément conscience. Par leur côté étonnamment moderne, novateur, pour ne pas dire visionnaire (osons l’audace), on pourrait même croire que certaines découlent des réformes consécutives à l’avènement du Front populaire de 1936. Il n’en est rien.
Français, si vous saviez…
Parmi quelques unes de ces lois, disciplines et institutions qui nous régissent dans tous les domaines sans exception, la création de l’IDHEC (Institut des hautes études cinématographiques), des comités sociaux d’entreprise, de la police nationale, des régions et du préfet de Région, la fondation de l’hôpital public, des carnets de santé, de vaccination, du certificat prénuptial, du salaire minimum (ancêtre du SMIC), du périphérique, de l’ordre des architectes et de celui des experts-comptables, de la médecine d’inspection du travail, du délit de non-assistance à personne en danger, de la carte d’identité, de la licence IV pour l’alcool dans les cafés, de la fête du travail du 1er mai qui devient jour férié, la visite médicale obligatoire à l’école, l’extension des allocations familiales, la protection de l’enfance délinquante, la restauration collective et les tickets-repas, le rugby à XV (qui se substitue au rugby à XIII jugé trop anglais), la pratique du handball (sport allemand), le sport au bac, la retraite à 60 ans (appelée à l’époque « retraite des vieux »), la création de l’ESF (école du ski français)...
De même, la plupart d’entre nous ignorent qu’en septembre 1941 fut promulguée par Pétain la loi dite « accouchement sous X ». Cette appellation pour le moins énigmatique désigne une loi qui entendait sauver la vie de centaines de milliers d’enfants nés d’union franco-allemandes en préservant l’anonymat de celles qui leur donnaient la vie… tout en promouvant une politique nataliste chère au régime.
Vichy gérerait-il encore notre quotidien ?
Ainsi, alors que l’on a coutume de ne retenir de Vichy que la célébration de la fête des mères ou encore les chantiers de la jeunesse française (souvent appelés chantiers de jeunesse), ce livre dresse un inventaire édifiant de ces dispositions qui s’appliquent encore 70 ans plus tard, même si elles ont subi des aménagements ou modifications nécessaires, telle par exemple la suppression de l’éviction ethnique (antisémitisme) imposé par l’occupant nazi. « Si nous devions retenir un terme pour qualifier cette période, nous lui donnerions celui de complexité. Vichy a été un régime autoritaire et répressif mais au sein de son œuvre législative, nous devons lui reconnaître la part d’héritage qu’on lui doit. Certaines lois et pratiques traitées ici ont été constructives, même si pour beaucoup d’entre elles leur application a dû attendre la IVe République pour être efficace » reconnaît l’auteur dans son introduction.
La quasi-totalité des textes pris en matière d’assurances sociales seront purement et simplement validés à la Libération.
Vichy n’aurait donc été qu’une brève mais indélébile parenthèse au sein de notre histoire républicaine ? Et l’on n’aurait gardé de ce régime que ce qui concernait la gestion du quotidien ? Troublant.
Chacun se forgera sa propre opinion à la lecture de cet ouvrage passionnant, fruit d’un travail remarquablement audacieux ; et objectif puisqu’il va jusqu’à mesurer, pour chaque mesure abordée, ce qui fut et ce qui perdure encore aujourd'hui.
Serge Moroy
VIVRE ET MOURIR SUR LES GALÈRES DU ROI SOLEIL
DIDIER CHIRAT
Editions l' Ancre de Marine
."Quelle galère", "vogue la galère", "il s'est mis dans une de ces galères", autant d'expressions familières que l'on emploie pour signifier que l'on est engagé dans une situation fâcheuse.
Mais qui étaient ces galériens, esclaves turcs ou barbaresques, condamnés politiques, protestants subissant les effets de la révocation de l' Edit de Nantes, révoltés sociaux et surtout condamnés de droit commun, qui pour beaucoup, " mouraient dans ces longues marches en colonne, traversant la France les fers au cou?"..
Quelle était leur vie et leur douloureux destin?
Punitions, régime alimentaire, conditions de vie à bord et à terre, rien n'est laissé dans l'ombre. La description de cet enfer sur terre et sur mer ne laissera aucun lecteur indifférent.
Comment était construits ces magnifiques navires conçus " comme des miroirs de la splendeur royale et des joyaux étalant sur le bleu des mers la puissance de la France":
Les détails de construction, la manœuvre de ces navires au dessin si particulier, le combat naval, mais aussi le rôle que devaient jouer ces bâtiments de guerre dans la stratégie maritime du Roi Soleil fournissent des chapitres passionnants pour l'amateur d'histoire maritime.
Cet ouvrage volontairement facile d'accès vous donnera des informations claires et précises sur l'enfer des galères; il pourra également servir de documentation pédagogique pour des sujets d'étude pour les jeunes.
Vous le trouverez au rayon documentation histoire de la bibliothèque de la Roseraie.
La Réale était celle qui ouvrait la route de l'esclave.
La photo représente la maquette de "La Réale", réalisée par Ivan Peychès ( 1906 -1978), dans sa maison de Montjay la Tour, académicien des Sciences, inventeur de la fibre optique, érudit et amateur éclectique... Elle est visible à la bibliothèque de la Roseraie.
ARTHUR MILLER
ROBERT LAFFONT
Traduction de Marcel Aymé
Lorsque Abigail et une dizaine d'autres jeunes filles sont aperçues dansant nues en pleine nuit dans la forêt, quelques puritains de Salem s'empressent de crier à la sorcellerie. Bientôt, un procès plonge cette communauté de Nouvelle-Angleterre dans la colère et la confusion. Ceux qui sont accusés d'être des œuvres du démon encourent la potence.
En 1953, alors que l'Amérique est en proie au maccarthysme et à la " chasse aux sorcières ", Arthur Miller écrit une pièce incisive sur un célèbre épisode de l'histoire américaine : le procès qui, en 1692, ébranla la petite ville de Salem, gagnée par une crise d'hystérie puritaine, et se solda par la condamnation de nombreuses personnes soupçonnées de pratiques sataniques et par vingt-cinq exécutions.
Cette œuvre illustre de façon magistrale comment peut être franchie – à toute époque – la frontière entre raison et folie, justice et fanatisme.
" Viscéral et vital. " The Guardian
D'où vient l'expression "la chasse aux sorcières"?
La fin du XVIIe est marquée par une période noire dans l’histoire coloniale des États-Unis.
En 1692, l’état du Massachusetts demandent la pendaison de 20 à 25 personnes dont 6 hommes et l’enfermement de beaucoup d’autres (principalement des femmes). Leur faute ? Avoir envoûté des voisines sous l’ordre de Satan.
Depuis l’expression désigne les poursuites réalisées par un régime contre ses opposants. Donald Trump n’est pas le premier à avoir mentionné cette « chasse aux sorcières ».
En 1973, deux journalistes du Washington Post rapportait que l’ancien président Richard Nixon avait repris cette formulation devant le Sénat lors du scandale du Watergate. Le président démissionne en août 1994, pour ne pas être destitué. (Revue çà m'intéresse 19 mai 2017)
Arthur Miller naît en 1915 à Brooklyn dans une famille d'immigrants juifs de la classe moyenne. Dramaturge, écrivain et essayiste, son écriture est influencée par la Grande Dépression, qui ruina son père, et l'antisémitisme, dont il fut victime lorsqu'il commença à travailler. Il a écrit de nombreuses pièces de théâtre dont les plus connues, Mort d'un commis voyageur (1949) et Les Sorcières de Salem (1953), sont toujours jouées aujourd'hui. Il est aussi l'auteur du célèbre scénario Les Misfits, porté à l'écran en 1961 par John Huston avec Marilyn Monroe et Clark Gable. Il meurt en 2005, laissant derrière lui une œuvre considérable.
SÉBASTIEN SPITZER
ALBIN MICHEL
Dans les années 1860, Londres, le cœur de l'empire le plus puissant du monde, se gave en avalant les faibles. Ses rues entent la misère, l'insurrection et l'opium. Dans les faubourgs de la ville, un bâtard est recueilli par Charlotte, une Irlandaise qui a fui la famine. Par amour pour lui, elle va voler, mentir, se prostituer sans jamais révéler le mystère de sa naissance.
L'enfant illégitime est le fils caché d'un homme célèbre que poursuivent toutes les polices d'Europe. Il s'appelle Freddy et son père est Karl Marx. Alors que Marx se contente de théoriser la Révolution dans les livres, Freddy prend les armes avec les opprimés d'Irlande.
Après Ces rêves qu'on piétine, un premier roman - traduit dans plusieurs pays et couronné par de nombreux prix littéraires - qui dévoilait l'étonnante histoire de Magda Goebbels, Sébastien Spitzer prend le pouls d'une époque où la toute-puissance de l'argent brise les hommes, l'amitié et l'espoir de jours meilleurs.
PIERRE LEMAITRE
ALBIN MICHEL
Avril 1940. Louise, trente ans, court, nue, sur le boulevard du Montparnasse. Pour comprendre la scène tragique qu'elle vient de vivre, elle devra plonger dans la folie d'une période sans équivalent dans l'histoire où la France toute entière, saisie par la panique, sombre dans le chaos, faisant émerger les héros et les salauds, les menteurs et les lâches... Et quelques hommes de bonne volonté.
Il fallait toute la verve et la générosité d'un chroniqueur hors pair des passions françaises pour saisir la grandeur et la décadence d'un peuple broyé par les circonstances.
Secret de famille, grands personnages, puissance du récit, rebondissements, burlesque et tragique...
Le talent de Pierre Lemaitre, prix Goncourt pour Au revoir là-haut, est ici à son sommet.
Avec sa trilogie, Pierre Lemaitre aura fait de l'entre-deux-guerres une fresque puissamment émouvante et saisissante de vérité.(Le Monde des Livres)
AURÉLIE VALOGNES
FAYARD/MAZARINE
A l'école, il y a les bons élèves ... et il y a Gustave. Depuis son radiateur au fond de la salle, cet éternel rêveur scrute les oiseaux dans la cour ou les aiguilles de la pendule qui prennent un malin plaisir à ralentir. Il aimerait rapporter des bonnes notes à sa mère, mais ce sont surtout les convocations du directeur qu'il collectionne. Pourtant, Gustave est travailleur. II passe plus de temps sur ses devoirs que la plupart de ses camarades, mais contrairement à Joséphine, sa grande sœur pimbêche et première de classe, cela ne rentre pas. Pire, certains professeurs commencent à le prendre en grippe et à le croire fainéant. Parfois, il suffit d'un rien pour qu'une vie bascule du bon côté... Un roman universel, vibrant d'humour et d'émotion.
Aurélie Valognes croque la famille contemporaine avec humour et émotion. Ses comédies, Mémé dans les orties, En voiture, Simone !, Minute, papillon !, Au petit bonheur la chance ! et La Cerise sur le gâteau, véritables phénomènes populaires, ont conquis le cœur de millions de lecteurs et lectrices à travers le monde : des best-sellers qui se partagent de génération en génération.
Dans son nouveau livre, Né sous une bonne étoile, la romancière, qui fait partie des cinq auteurs français les plus lus en France, confirme sa sensibilité et son talent.
DAVID LAGERCRANTZ
ACTES SUD
A l'occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, la série CULOTTÉES a débarqué sur FRANCE 5 samedi 7 mars. Rendez vous aujourd'hui dimanche 8 à 18h30, 20h45 et 22h20 puis du lundi au vendredi à 11h40, avec rediffusion vers 22h30.. (Toujours sur FRANCE 5.. séquences de moins de 5 min)
30 portraits de femmes qui ont fait voler en éclat les préjugés et changé le monde à leur manière.
La série ne fera pas partie des programmes pour enfants de France 5, car elle s’adresse à un public plus large. Il est à noter que la présence d’un adulte aux côtés des plus jeunes est recommandée, certains sujets tels que le sexisme, les violences faites aux femmes, le harcèlement sexuel pouvant les choquer.
Adaptation des BD de Pénélope Bagieu (Gallimard 2016) , réalisée par Mai Nguyen et Charlotte Cambon, produit par Silex films avec la participation de France Télévisions.
Les culottées sont disponibles à la bibliothèque, empruntez-les ou à défaut réservez-les..
Tome 1: Guerrière apache ou sirène hollywoodienne, gardienne de phare ou créatrice de trolls, gynécologue ou impératrice, les Culottées ont fait voler en éclats les préjugés. Quinze portraits de femmes qui ont inventé leur destin.
Tome 2: Sonita, rappeuse afghane et exilée militante ; Thérèse, bienfaitrice des mamies parisiennes ; Nellie, journaliste d'investigation au XIXe siècle ; Cheryl, athlète marathonienne ; Phulan, reine des bandits et figure des opprimés en Inde... Les Culottées ont fait voler en éclat les préjugés. Quinze nouveaux portraits drôles et sensibles de femmes contemporaines qui ont inventé leur destin.
SYLVIE LAUSBERG
SLATKINE & CIE
L'anecdote est célèbre : alors que le président Félix Faure agonise, sa " connaissance " s'est sauvée par l'escalier de service. Cette mort en épectase va changer le cours de l'affaire Dreyfus et bouleverser le destin de celle que l'on surnomme depuis la " pompe funèbre "...
Intriguée par cette " putain de la République ", une journaliste recluse décide d'enquêter sur cette si mystérieuse Madame S. et sur les secrets d'un État français toujours aux prises avec les mêmes démons : antisémitisme, antiféminisme, petits arrangements entre amis et journaux avides de scandales.
Sylvie Lausberg livre un passionnant thriller historique sur les traces volontairement effacées de Marguerite Japy-Steinheil, personnalité troublante qui sauvera sa tête grâce à un art virtuose du mensonge, un charme dévastateur et une profonde intelligence politique, restés ensevelis sous des torrents d'injures misogynes qui en disent long sur notre rapport au sexe, au pouvoir et aux femmes qui en jouent...
Sylvie Lausberg est historienne et psychanalyste, diplômée de l'Université Libre de Bruxelles, où elle enseigne actuellement la psychologie. En parallèle, elle poursuit depuis plusieurs années une carrière de journaliste indépendante. Également très impliquée dans la lutte pour l'égalité des sexes, elle est présidente du Conseil des Femmes Francophones de Belgique et membre du Conseil fédéral de l'Égalité des chances entre les Femmes et les Hommes.
Madame S. est son premier roman.
PAUL LYNCH
ALBIN MICHEL
Irlande, 1845.
Par un froid matin d'octobre, alors que la Grande Famine ravage le pays, la jeune Grace est envoyée sur les routes par sa mère pour tenter de trouver du travail et survivre. En quittant son village de Blackmountain camouflée dans des vêtements d'homme, et accompagnée de son petit frère qui la rejoint en secret, l'adolescente entreprend un véritable périple, du Donegal à Limerick, au coeur d'un paysage apocalyptique. Celui d'une terre où chaque être humain est prêt à tuer pour une miette de pain.
Après Un ciel rouge, le matin et La Neige noire, le nouveau roman de Paul Lynch, porté par un magnifique personnage féminin, possède une incroyable beauté lyrique. Son écriture incandescente donne à ce voyage hallucinatoire la dimension d'une odyssée vers la lumière.
MONICA SABOLO
GALLIMARD
«Un esprit de la forêt. Voilà ce qu'elle avait vu. Elle le répéterait, encore et encore, à tous ceux qui l'interrogeaient, au père de Lucy, avec son pantalon froissé et sa chemise sale, à la police, aux habitants de la réserve, elle dirait toujours les mêmes mots, lèvres serrées, menton buté.
Quand on lui demandait, avec douceur, puis d'une voix de plus en plus tendue, pressante, s'il ne s'agissait pas plutôt de Lucy - Lucy, quinze ans, blonde, un mètre soixante-cinq, short en jean, disparue depuis deux jours -, quand on lui demandait si elle n'avait pas vu Lucy, elle répondait en secouant la tête : "Non, non, c'était un esprit, l'esprit de la forêt."» Dans une région reculée du monde, à la lisière d'une forêt menacée de destruction, grandit Nita, qui rêve d'ailleurs.
Jusqu'au jour où elle croise Lucy, une jeune fille venue de la ville. Solitaire, aimantant malgré elle les garçons du lycée, celle-ci s'aventure dans les bois et y découvre des choses, des choses dangereuses... La faute, le châtiment et le lien aux origines sont au cœur de ce roman envoûtant sur l'adolescence et ses métamorphoses. Éden, ou le miroir du paradis perdu.
KARINE TUIL
GALLIMARD
Prix Interallié et Prix Goncourt des Lycéens 2019
Les Farel forment un couple de pouvoir. Jean est un célèbre journaliste politique français ; son épouse Claire est connue pour ses engagements féministes. Ensemble, ils ont un fils, étudiant dans une prestigieuse université américaine. Tout semble leur réussir. Mais une accusation de viol va faire vaciller cette parfaite construction sociale. Le sexe et la tentation du saccage, le sexe et son impulsion sauvage sont au cœur de ce roman puissant dans lequel Karine Tuil interroge le monde contemporain, démonte la mécanique impitoyable de la machine judiciaire et nous confronte à nos propres peurs. Car qui est à l'abri de se retrouver un jour pris dans cet engrenage ?
BERNARD MINIER
XO
Pourquoi Moïra, une jeune Française, se retrouve-t-elle à Hong Kong chez Ming, le géant chinois du numérique ?
Pourquoi, dès le premier soir, est-elle abordée par la police ?
Pourquoi le Centre, siège ultramoderne de Ming , cache-t-il tant de secrets ?
Pourquoi Moïra se sent-elle en permanence suivie et espionnée ?
Pourquoi les morts violentes se multiplient parmi les employés du Centre – assassinats, accidents, suicides ?
Alors qu'elle démarre à peine sa mission, Moïra acquiert la conviction que la vérité qui l'attend au bout de la nuit sera plus effroyable que le plus terrifiant des cauchemars.
Le roman d'un monde en construction, le nôtre, où la puissance de la technologie et de l'intelligence artificielle autorise les scénarios les plus noirs. Bienvenue à Hong Kong. Dans la fabrique la plus secrète du monde. Chez M... Au bord de l'abîme...
Bernard Minier est né en 1960 à Béziers et a grandi dans le Sud-Ouest, au pied des Pyrénées. Il vit aujourd'hui en région parisienne où il se consacre à l'écriture.
En 2011, il publie chez XO son premier roman, Glacé, qui signe le début des enquêtes de Martin Servaz. Porté par l'atmosphère menaçante des Pyrénées enneigées et son héros attachant, un peu cabossé par la vie et un brin misanthrope, le roman séduit les lecteurs et est lauréat du Prix du meilleur roman francophone au Festival Polar de Cognac 2011 et figure dans la liste des 100 meilleurs polars du The Sunday Times depuis 1945. Son adaptation en série télévisée par Gaumont Télévision a été diffusée en France en 2017 sur M6, et est à présent disponible dans le monde entier sur la plateforme Netflix.
Le succès de ses romans suivants, Le Cercle (2012) et N'éteins pas la lumière (2014), qui mettent à nouveau en scène Martin Servaz, fait de lui un auteur incontournable du polar français. En 2015, il accorde un peu de répit à son héros et publie un thriller indépendant, Une putain d'histoire, qui reçoit le Prix du meilleur roman francophone du Festival Polar de Cognac 2015. En 2017, Martin Servaz reprend du service avec l'angoissant Nuit, suivi en 2018 par Sœurs, " un cauchemar écrit à l'encre noire ". En 2019, il publie un nouvel unitaire : M, le bord de l'abîme, un thriller extraordinairement contemporain qui donne le vertige et permet enfin de comprendre ce qui se cache derrière l'intelligence artificielle.
FRANCK LEDUC
NOUVEAUX AUTEURS
Après la mort mystérieuse de son collègue universitaire, la très médiatique Shana Stenford se voit confier la direction d'un site de fouilles enfoui dans le Piémont italien. Très rapidement, la jeune préhistorienne et son généreux mécène sont précipités, malgré eux, dans une spirale infernale qui dépasse de loin le cadre de la paléontologie.
Quel mystère se cache sous les Alpes italiennes et ensanglante les travaux de Shana et son équipe? C'est ce qu'essaiera de découvrir un vieux commissaire, héros de la police italienne, aux méthodes parfois atypiques.
Depuis 4 ans, Frank Leduc est installé près du Pays basque où il exerce, à son compte, la profession de coach en management. Auparavant il occupait différents postes de management dans un grand groupe de téléphonie. Son temps libre est l'occasion de se consacrer à l'une de ses passions, l'écriture.
MICHEL BUSSI
PRESSES DE LA CITE
Les plus belles histoires d'amour ne meurent jamais.
Elles continuent de vivre dans nos souvenirs et les coïncidences cruelles que notre esprit invente.
Mais quand, pour Nathy, ces coïncidences deviennent trop nombreuses, doit-elle croire qu'il n'y a pas de hasard, seulement des rendez-vous ?
Qui s'évertue à lui faire revivre cette parenthèse passionnelle qui a failli balayer sa vie ?
Quand passé et présent se répètent au point de défier toute explication rationnelle, Nathy doit-elle admettre qu'on peut remonter le temps ?
En quatre escales, Montréal, San Diego, Barcelone et Jakarta, dans un jeu de miroirs entre 1999 et 2019, J'ai dû rêver trop fort déploie une partition virtuose, mêlant passion et suspense, au plus près des cœurs qui battent trop fort.
Du même auteur, Nymphéas noirs, polar français le plus primé en 2011, Un avion sans elle, Ne lâche pas ma main, N'oublier jamais, Gravé dans le sable, Maman a tort, Le temps est assassin, On la trouvait plutôt jolie, Sang famille…
Disponibles en bibliothèque
ISABELLE AUTISSIER
STOCK
Mourmansk, au Nord du cercle polaire. Sur son lit d’hôpital, Rubin se sait condamné. Seule une énigme le maintient en vie : alors qu’il n’était qu’un enfant, Klara, sa mère, chercheuse scientifique à l’époque de Staline, a été arrêtée sous ses yeux. Qu’est-elle devenue ? L’absence de Klara, la blessure ressentie enfant ont fait de lui un homme rude. Avec lui-même. Avec son fils Iouri. Le père devient patron de chalutier, mutique. Le fils aura les oiseaux pour compagnon et la fuite pour horizon. Iouri s’exile en Amérique, tournant la page d’une enfance meurtrie.
Mais à l’appel de son père, Iouri, désormais adulte, répond présent : ne pas oublier Klara ! Lutter contre l’Histoire, lutter contre un silence. Quel est le secret de Klara ? Peut-on conjurer le passé ?
Dans son enquête, Iouri découvrira une vérité essentielle qui unit leurs destins. Oublier Klara est une magnifique aventure humaine, traversé par une nature sauvage.
Isabelle Autissier est la première femme à avoir accompli un tour du monde à la voile en solitaire. Auteur de romans, de contes et d’essais, elle préside la fondation WWF France. Son dernier roman, Soudain, seuls, est en cours d’adaptation cinématographique.
XINRAN
PICQUIER
FRED VARGAS
FLAMMARION
« Mais bon sang, comment vais-je m'en sortir de cette tâche insensée ? De cette idée de m'entretenir avec vous de l'avenir du monde vivant ? Alors que je sais très bien que vous auriez préféré que je vous livre un roman policier. Il y a dix ans, j'avais publié un très court texte sur l'écologie. Et quand on m'a prévenue qu'il serait lu à l'inauguration de la COP 24, c'est alors que j'ai conçu un projet de la même eau, un peu plus long, sur l'avec de la Terre, du monde vivant, de l'Humanité. Rien que ça.»
Fred Vargas est docteur en archéozoologie et a exercé longtemps comme chercheur au CNRS. Ce livre, qui explore l'avenir de la planète et du monde vivant, souhaite mettre fin à la « désinformation dont nous sommes victimes » et enrayer le processus actuel.
Fred Vargas est son nom de plume pour l’écriture de romans policiers. Elle a quasiment créé un genre romanesque : le Rompol.
Ses personnages sont étonnants et attachants. Le plus célèbre des commissaires vargassiens, Jean-Baptiste Adamsberg, et son acolyte, Adrien Danglard, constituent des personnages récurrents des ouvrages de l’auteur. Les livres de Fred Vargas sont traduits dans une quarantaine de pays et sont adaptés au cinéma ou la télévision.
MARY BETH KEANE
10/18
Immigrée irlandaise courageuse et obstinée arrivée seule à New York à la fin du XIXe siècle, Mary Mallon travaille comme lingère avant de se découvrir un talent caché pour la cuisine. Malheureusement, dans toutes les maisons bourgeoises où elle est employée, les gens contractent la typhoïde, et certains en meurent. Mary, de son côté, ne présente aucun symptôme de la maladie. Au contraire, sa robustesse est presque indécente. Des médecins finissent par s'intéresser à son cas, mais la cuisinière déteste qu'on l'observe comme une bête curieuse et refuse de coopérer. Pourquoi la traite-t-on comme une malade alors qu'elle est en parfaite santé ? Les autorités sanitaires, qui la considèrent comme dangereuse décident de l'envoyer en quarantaine sur une île au large de Manhattan. Commence alors pour Mary Mallon, femme indépendante, un combat à armes inégales pour sa liberté…
Après des études à l'université de Virginie, Mary Beth Keane a reçu une bourse à la fondation Guggenheim. Elle vit près de New-York avec son mari et ses deux enfants. La Cuisinière est son deuxième roman.
ROSELLA POSTORINO
ALBIN MICHEL
1943. Reclus dans son quartier général en Prusse orientale, terrorisé à l'idée que l'on attente à sa vie, Hitler a fait recruter des goûteuses. Parmi elles, Rosa.
Quand les S.S. lui ordonnent de porter une cuillerée à sa bouche, Rosa s'exécute, la peur au ventre : chaque bouchée est peut-être la dernière. Mais elle doit affronter une autre guerre entre les murs de ce réfectoire : considérée comme « l'étrangère », Rosa, qui vient de Berlin, est en butte à l'hostilité de ses compagnes, dont Elfriede, personnalité aussi charismatique qu'autoritaire.
Pourtant, la réalité est la même pour toutes : consentir à leur rôle, c'est à la fois vouloir survivre et accepter l'idée de mourir.
Couronné en Italie par le prestigieux prix Campiello, ce roman saisissant est inspiré de l'histoire vraie de Margot Wölk. Rosella Postorino signe un texte envoûtant qui, en explorant l'ambiguïté des relations, interroge ce que signifie être et rester humain.
Née à Reggio de Calabre en 1978, Rosella Postorino vit à Rome. Elle est éditrice chez Einaudi et journaliste. Ses trois premiers romans, La stanza di sopra, L'estate che perdemmo Dio et Il corpo docile, ont été couronnés par plusieurs prix. Elle écrit également des essais, des pièces de théâtre, et contribue à des anthologies. La goûteuse d'Hitler est son premier roman traduit en français. Il vient d'être récompensé par le prestigieux Prix Campiello
JESMYN WARD
BELFOND
Jojo n'a que treize ans mais c'est déjà l'homme de la maison. Son grand-père lui a tout appris : nourrir les animaux de la ferme, s'occuper de sa grand-mère malade, écouter les histoires, veiller sur sa petite sœur Kayla.
De son autre famille, Jojo ne sait pas grand-chose. Ces blancs n'ont jamais accepté que leur fils fasse des enfants à une noire. Quant à son père, Michael, Jojo le connaît peu, d'autant qu'il purge une peine au pénitencier d'État.
Et puis il y a Léonie, sa mère. Qui n'avait que dix-sept ans quand elle est tombée enceinte de lui. Qui aimerait être une meilleure mère mais qui cherche l'apaisement dans le crack, peut-être pour retrouver son frère, tué alors qu'il n'était qu'adolescent.
Léonie qui vient d'apprendre que Michael va sortir de prison et qui décide d'embarquer les enfants en voiture pour un voyage plein de dangers, de fantômes mais aussi de promesses...
Jesmyn Ward est née en 1977 à DeLisle, dans l'État du Mississippi. Son premier roman, Ligne de fracture (Belfond, 2014 ; 10/18, 2019), a été salué par la critique. Mais c'est avec Bois Sauvage (Belfond, 2012 ; 10/18, 2019) qu'elle va connaître une renommée internationale, en remportant le National Book Award.
Son mémoire, Les Moissons funèbres (éditions Globe, 2016 ; 10/18, 2019), s'est vu récompensé du MacArthur Genius Grant.
Avec Le Chant des revenants, sélectionné parmi les dix meilleurs romans de l'année 2017 par le New York Times, Jesmyn Ward devient la première femme deux fois lauréate du National Book Award.
JE DIRAI MALGRÉ TOUT QUE CETTE VIE FUT BELLE
JEAN D'ORMESSON
GALLIMARD
Pour se défendre dans un procès qu’il s’intente à lui-même, l’auteur fait défiler au galop un passé évanoui. Il va de l’âge d’or d’un classicisme qui règne sur l’Europe à l’effondrement de ce «monde d’hier» si cher à Stefan Zweig. De Colbert, Fouquet, Bossuet ou Racine à François Mitterrand, Raymond Aron, Paul Morand et Aragon. Mais les charmes d’une vie et les tourbillons de l’histoire ne suffisent pas à l’accusé : «Vous n’imaginiez tout de même pas que j’allais me contenter de vous débiter des souvenirs d’enfance et de jeunesse ? Je ne me mets pas très haut, mais je ne suis pas tombé assez bas pour vous livrer ce qu’on appelle des Mémoires.» Les aventures d’un écrivain qui a aimé le bonheur et le plaisir en dépit de tant de malheurs cèdent peu à peu la place à un regard plus grave sur le drame qui ne cesse jamais de se jouer entre le temps et l’éternité, et qui nous emportera.
Ecrivain, chroniqueur, journaliste et philosophe, Jean d’Ormesson, né 16 juin 1925 à Paris et mort le 5 décembre 2017, a longtemps mené de front une carrière de journaliste, principalement au Figaro, une carrière de premier plan à l’Unesco et sa carrière d’écrivain. Il a été élu à l’Académie française en 1973. L’essentiel de son œuvre est publié aux Editions Gallimard, en particulier dans la Bibliothèque de la Pléiade.
SOPHIE BROCAS
JULLIARD
Camille a toujours exercé son métier d'avocate avec sérieux, mais sans grande passion. Jusqu'au jour où on lui confie une affaire inhabituelle : identifier le propriétaire d'une sculpture de Brancusi, Le Baiser, scellée sur la tombe d'une inconnue au cimetière du Montparnasse. Pour déterminer à qui appartient cette œuvre, il lui faudra suivre la destinée d'une jeune exilée russe qui a trouvé refuge à Paris en 1910.
En rupture avec sa famille, Tania s'est liée à l'avant-garde artistique et a fait la rencontre d'un sculpteur roumain, Constantin Brancusi. Avec lui elle découvre la vie de bohème.
Cent ans plus tard, élucider les raisons de sa mort devient pour Camille un combat personnel : rendre sa dignité à une femme libre, injustement mise au ban de la société.
Avec ce portrait vibrant de deux femmes en quête de justice et d'indépendance, Le Baiser questionne aussi le statut des oeuvres d'art, éternelles propriétés marchandes, qui sont pourtant le patrimoine commun de l'humanité.
Dans son troisième roman, Sophie Brocas renoue avec les thématiques du secret et de la condition féminine qui avaient fait le succès du Cercle des femmes en 2014.
FRANÇOISE BOURDIN
BELOND
On l'appelle Les Aravis.
Une maison isolée aux murs épais, en Haute-Savoie. Lorsque Bénédicte la reçoit en héritage d'une tante presque inconnue, elle ne pense pas un seul instant s'y installer. Mais Clément, son compagnon, rêve de changement. La montagne et ses splendeurs pourraient leur offrir un nouveau départ avec leurs deux enfants...
La famille décide de tenter l'aventure. Grâce à l'accueil bienveillant des habitants du village, Bénédicte s'adapte rapidement, tandis que l'enthousiasme de Clément, étrangement, décroît. L'épanouissement de Bénédicte aurait-il un lien avec la présence de leur voisin, Ivan, un maître verrier passionné et secret qui vit avec deux loups apprivoisés ?
La romancière Françoise Bourdin est également scénariste pour la télévision. Ses nombreux romans, Nom de jeune fille, Les sirènes de Saint-Malo, Comme un frère, L'Héritier des Beaulieu ou L'Homme de leur vie, le dernier paru, sont publiés aux éditions Belfond.
OLIVIA DE LAMBERTERIE
STOCK
"Les mots des autres m’ont nourrie, portée, infusé leur énergie et leurs émotions. Jusqu’à la mort de mon frère, le 14 octobre 2015 à Montréal, je ne voyais pas la nécessité d’écrire. Le suicide d’Alex m’a transpercée de chagrin, m’a mise aussi dans une colère folle. Parce qu’un suicide, c’est la double peine, la violence de la disparition génère un silence gêné qui prend toute la place, empêchant même de se souvenir des jours heureux.
Moi, je ne voulais pas me taire.
Alex était un être flamboyant, il a eu une existence belle, pleine, passionnante, aimante et aimée. Il s’est battu contre la mélancolie, elle a gagné. Raconter son courage, dire le bonheur que j’ai eu de l’avoir comme frère, m’a semblé vital. Je ne voulais ni faire mon deuil ni céder à la désolation. Je désirais inventer une manière joyeuse d’être triste.
Les morts peuvent nous rendre plus libres, plus vivants."
Olivia de Lamberterie est journaliste à Elle, chroniqueuse littéraire à « Télématin » sur France 2, au « Masque et la plume » sur France Inter et correspondante pour Radio Canada.
GUILLAUME MUSSO
CALMANN-LEVY
"Tout le monde a trois vies : une vie privée, une vie publique et une vie secrète..."
Gabriel García Márquez
En 1999, après avoir publié trois romans devenus cultes, le célèbre écrivain Nathan Fawles annonce qu'il arrête d'écrire et se retire à Beaumont, une île sauvage et sublime au large des côtes de la Méditerranée.
Automne 2018. Fawles n'a plus donné une seule interview depuis vingt ans. Alors que ses romans continuent de captiver les lecteurs, Mathilde Monney, une jeune journaliste suisse, débarque sur l'île, bien décidée à percer son secret.
Le même jour, un corps de femme est découvert sur une plage et l'île est bouclée par les autorités. Commence alors entre Mathilde et Nathan un dangereux face à face, où se heurtent vérités occultées et mensonges assumés, où se frôlent l'amour et la peur...
Une lecture inoubliable, un puzzle littéraire fascinant qui se révèle diabolique lorsque l'auteur y place sa dernière pièce.
Né en 1974 à Antibes, Guillaume Musso a commencé à écrire pendant ses études et n’a plus jamais cessé. En 2004, la parution de Et Après… consacre sa rencontre avec le public. Suivront notamment La Fille de papier, Central Park, Un appartement à Paris, La Jeune Fille et la Nuit…Traduits en quarante et une langues et plusieurs fois adaptés au cinéma, tous ses livres ont connu un immense succès en France et dans le monde.
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CAMILLA LACKBERG
ACTES SUD
Un mari parfait, une fille adorable et un appartement de luxe dans l'un des quartiers les plus chics de Stockholm, Faye semble tout avoir. Mais de sombres souvenirs de son enfance à Fjällbacka la hantent et elle se sent chaque jour un peu plus prisonnière d'une cage dorée. La femme forte et ambitieuse qu'elle était autrefois a tout abandonné pour Jack. Lorsqu'il la trahit, son univers s'effondre. Du jour au lendemain, elle se retrouve sans rien.
D'abord complètement anéantie, elle décide de rendre coup pour coup et se met à échafauder une vengeance impitoyable. Retraçant le destin poignant d'une femme trompée et exploitée qui prend sa vie en main, La Cage dorée est un cocktail palpitant de trahison, de rédemption et de vengeance.
Camilla Läckberg est l'une des auteures les plus lues au monde. Les dix livres de la série Fjällbacka se sont vendus à plus de vingt-trois millions d'exemplaires dans soixante pays. C'est également une femme d'affaires et l'une des fondatrices de la société d'investissement Invest in Her qui lutte contre les écarts de salaires entre hommes et femmes et s'engage auprès de femmes entrepreneuses.
Avec La Cage dorée, Camilla Läckberg franchit un nouveau palier dans sa carrière d'écrivaine en menant en scène une protagoniste inoubliable et en délivrant un message ouvertement féministe.
JANE HARPER
POCHE
Kiewarra.
Petite communauté rurale du sud-est de l’Australie. Écrasée par le soleil, terrassée par une sécheresse sans précédent. Son bétail émacié. Ses fermiers désespérés.
Désespérés au point de tuer femme et enfant, et de retourner l’arme contre soi-même ? C’est ce qui est arrivé à Luke Hadler, et Aaron Falk, son ami d’enfance, n’a aucune raison d’en douter. S’il n’y avait pas ces quelques mots reçus par la poste : Luke a menti. Tu as menti.
Sois présent aux funérailles... Les blessures de son départ précipité de Kiewarra sont encore à vif, mais Aaron a une dette, et quelqu’un a décidé que le moment est venu de la payer.
Journaliste, Jane Harper a travaillé pendant de nombreuses années pour la presse écrite, en Australie et au Royaume-Uni. Elle vit à Melbourne. Son premier roman, Canicule, est en cours d’adaptation pour le cinéma, comblé de prix, a été un best-seller dans tous les pays où il est paru.
LAETITIA COMLOMBANI
GRASSET
À 40 ans, Solène a tout sacrifié à sa carrière d’avocate : ses rêves, ses amis, ses amours. Un jour, elle craque, s’effondre. C’est la dépression, le burn-out.
Pour l'aider à reprendre pied, son médecin lui conseille de se tourner vers le bénévolat. Peu convaincue, Solène tombe sur une petite annonce qui éveille sa curiosité : « cherche volontaire pour mission d’écrivain public ». Elle décide d'y répondre.
Envoyée dans un foyer pour femmes en difficulté, elle ne tarde pas à déchanter. Dans le vaste Palais de la Femme, elle a du mal à trouver ses marques. Les résidentes se montrent distantes, méfiantes, insaisissables.
A la faveur d'une tasse de thé, d'une lettre à la Reine Elizabeth ou d'un cours de zumba, Solène découvre des personnalités singulières, venues du monde entier. Auprès de Binta, Sumeya, Cynthia, Iris, Salma, Viviane, La Renée et les autres, elle va peu à peu gagner sa place, et se révéler étonnamment vivante.
Elle va aussi comprendre le sens de sa vocation : l’écriture.
Près d’un siècle plus tôt, Blanche Peyron a un combat. Cheffe de l'Armée du Salut en France, elle rêve d'offrir un toit à toutes les exclues de la société. Elle se lance dans un projet fou : leur construire un Palais.
Le Palais de la Femme existe. Laetitia Colombani nous invite à y entrer pour découvrir ses habitantes, leurs drames et leur misère, mais aussi leurs passions, leur puissance de vie, leur générosité.
Cinéaste, scénariste, comédienne et romancière, Laetitia Colombani est l’auteur de La Tresse, vendus à près d’un million d’exemplaires en France et traduit dans 35 langues. Egalement décliné en album pour enfants, le roman est en cours d’adaptation pour le grand écran.
JEAN MICHEL LECOCQ
ÉDITIONS LAJOUANIE
Plus d'un siècle après sa mort, Arthur Rimbaud sème le chaos dans le département qui l'a vu naître, les Ardennes. Le maire de Charleville-Mézières, voulant fêter dignement le poète, décide de redonner un peu d'éclat au musée qui lui est consacré. Las, en préparant la nouvelle exposition, l'édile et son conseil provoquent une découverte inouïe qui va révolutionner la galaxie rimbaldienne, mais pas seulement ...
Une cellule de crise est mise sur pied. On va y croiser, entre autres participants, un officier de police a priori peu porté sur la poésie et un juge d'instruction en fin de carrière qui préfère Baudelaire à Rimbaud.
Ce duo improbable va croiser quelques personnages bien étranges, prêts à toutes les extrémités pour éviter que le terrible secret entourant la mort de Rimbaud soit éventé.
Originaire des Ardennes, Jean Michel Lecocq réside dans le Var. Le squelette de Rimbaud est son neuvième roman.
Pour accéder au blog de Jean Michel Lecocq, cliquez sur ce lien
MICHELLE PERROT
LE SEUIL
"Il est difficile de parler de Nohant sans dire quelque chose qui ait rapport à ma vie présente ou passée ", écrivait George Sand. C'est par Nohant, par sa maison, que je l'ai rencontrée. À vrai dire, elle ne fut pas un modèle de ma jeunesse. Pour " la bonne dame ", je n'éprouvais pas d'attirance. Ses romans, La Petite Fadette, etc., que la grand-mère de Marcel Proust tenait en si haute estime, me paraissaient bons pour les distributions de prix. Je participais à la dépréciation dont Sand a été victime après sa mort. Je la trouvais d'un âge qui n'avait plus grand-chose à dire aux filles de Simone de Beauvoir, dont je me revendiquais.
Ma découverte fut en partie fortuite. La demeure de l'Indre, héritée de sa grand-mère, représente ses racines, mais aussi un refuge contre Paris, qui fit sa renommée et qu'elle n'aimait pas, une " oasis " propice au travail : elle y écrivit l'essentiel de son œuvre, comme Chopin y composa la majeure partie de la sienne. Nohant, elle en rêvait comme d'un phalanstère d'artistes, une communauté égalitaire, un endroit de création et d'échanges par la musique (Liszt, Chopin, Pauline Viardot), la peinture (Delacroix, Rousseau), l'écriture (Flaubert, Dumas, Fromentin, Renan, Tourgueniev ...), le théâtre, la conversation.
Ce lieu, Sand l'a investi. L'art y établit la communion des cœurs et des esprits. C'est aussi une cellule politique, inspirée par le socialisme de Pierre Leroux, noyau républicain support de journaux et ferment subversif des manières de vivre et de penser. Nohant est le creuset d'une utopie, pénétrée par le désir de changer le monde.
Pas plus que personne, Sand n'a réalisé son rêve. Aujourd'hui, il nous reste ce lieu, de pierre et de papier, témoin d'une histoire d'amour aux accents infinis.
Professeure émérite des universités, Michelle Perrot a notamment codirigé avec Georges Duby l'Histoire des femmes en Occident (Plon, 1991-1992, 5 vol.) et est l'auteur au Seuil de "Mon" histoire des femmes (2006) et, dans "La Librairie du XXIe siècle", d'Histoire de chambres (2009, prix Femina Essai).
VALÉRIE PERRIN
ALBIN MICHEL
Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués passent se réchauffer dans sa loge où rires et larmes se mélangent au café qu'elle leur offre. Son quotidien est rythmé par les confidences des visiteurs et la joie des fossoyeurs.
Un jour, parce qu'un homme et une femme ont décidé de reposer ensemble dans son carré de terre, tout bascule. Des liens qui unissent vivants et morts sont exhumés, et certaines âmes que l'on croyait noires, se révèlent lumineuses.
Changer l'eau des fleurs est un hymne au merveilleux des choses simples. Après le succès des Oubliés du dimanche, Valérie Perrin, virtuose dans l'art d'explorer les sentiments, nous livre un deuxième roman bouleversant où suspense, sensibilité et justesse éclatent à chaque page.
Photographe et scénariste, Valérie Perrin travaille aux côtés de Claude Lelouch. Son premier roman Les oubliés du dimanche, a reçu de nombreux prix, dont celui de Lire Elire 2016 et de Poulet-Malassis en 2016.
MARIE CHARREL
FLEUVE ÉDITIONS
Revue de presse:
" Marie Charrel (...) mixe avec virtuosité des thèmes puissants : l'amitié, le courage de la lutte, les forces de l'Histoire. Et Jean Seberg, victime émouvante d'un siècle impitoyable, illumine le récit." François Forestier, L'Obs
"L'écrivaine aime sonder les âmes féminines indociles et raconter l'Histoire à travers leur regard. Une fois encore, elle nous plonge dans l'univers intense de deux femmes (...) Un roman sociétal d'une rare maîtrise, qui mêle avec brio fiction et réalité pour mieux interroger notre humanité et livrer une réflexion sur la condition féminine." Adeline Fleury, Le Parisien Week-end
Coups de cœur des libraires:
"Si vous aviez prévu quelque chose pour ce weekend annulez tout. Si tel n'est pas le cas, alors votre occupation est toute trouvée !" Librairie Tome 7, Paris
"Un roman dense et très bien construit. L'intrigue revient sur une époque riche et passionnante et le parallèle avec aujourd'hui est très pertinent, une vraie réussite !" Librairie de Paris, Saint-Etienne
"Avec ce cinquième roman, Marie Charrel prouve encore qu'elle est une raconteuse d'histoires hors pair." Librairie Page et Plume, Limoges
Lausanne, hôtel Beau-Rivage, 1970. Une jeune femme, algérienne par sa mère, afro-américaine par son père, est missionnée par les Black Panthers pour approcher un " gros poisson " et obtenir de celui-ci de quoi alimenter les caisses du parti. Mais le " gros poisson " en question, Jean Seberg au sommet de sa gloire, de sa beauté et de ses fragilités, se révèle moins facile que prévu à amadouer. Elizabeth tombe sous le charme de l'actrice qui, l'espace d'une nuit, bouleverse son regard sur l'existence et les luttes pour lesquelles elle était prête à tout sacrifier.
Elle gardera de ces heures volées au monde le souvenir d'une amitié plus intense que l'amour et plus forte que la mort, souvenir ravivé cinquante ans plus tard, quand son petit-fils disparaîtra mystérieusement pour suivre à son tour la voie de la révolte.
Marie Charrel, journaliste au Monde, est l'auteure d' Une fois ne compte pas (Plon,
2010 ; Pocket, 2011), de L'Enfant tombée des rêves (Plon, 2014 ; Pocket, 2016), des
Enfants indociles (Rue Fromentin, 2016 ; Pocket, 2017) et de Je suis ici pour vaincre
la nuit, paru chez Fleuve Éditions en 2017.
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