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La petite histoire d’un grand film… et
d’un château
« Papy fait de la résistance »
rejoint ces films qui s’inscrivent dans la lignée comique de « La grande
vadrouille », la fameuse comédie de Gérard Oury… mais en plus caustique.
Il est d’ailleurs dédié à Louis de Funès pressenti pour incarner le rôle de
Papy, mais qui mourut en janvier 1983, l’année de sortie du film.
Banquet au château : des baguettes
de pain comme mouillettes géantes ! (photo tirée du film)
L’histoire
En 1940 à Paris, les Bourdelle, une
famille de musiciens virtuoses, refuse de jouer pour les Allemands. En 1943,
leur hôtel particulier est réquisitionné pour accueillir un général de la
Wehrmacht. La cohabitation est d’autant plus difficile que l’un des membres de
la famille n’est autre que « Super-Résistant ».
De très bons collaborateurs
Ce film - qui sur son affiche se targue
avec humour « d’avoir coûté plus cher que le débarquement »
- est en fait l’adaptation au cinéma d’une pièce de théâtre du même nom
écrite en 1981 par Christian Clavier et Martin Lamotte. Il résulte aussi de la
complicité entre Christian Clavier et le cinéaste Jean-Marie Poiré. Juste
auparavant ils ont travaillé ensemble avec l’équipe du Splendid pour « Le
père Noël est une ordure » et poursuivront cette collaboration avec
« Les visiteurs ». Dans une interview de février 1993 accordée
au magazine cinéma « Première », Jean-Marie Poiré déclarait « Papy
fait de la résistance » commençait par un film sur la Résistance,
« Les visiteurs » commence par un film sur le 12e siècle.
J’aime bien installer d’abord le climat d’une véritable histoire pour la
démolir ensuite. Parce que le comique démolit ». Le rôle de Papy,
initialement dévolu à Louis de Funès, échoira finalement à Michel Galabru.
L’histoire est truffée de caricatures populaires et revendique une franche
revanche par le rire sur cette sombre période de notre histoire. Ainsi, entre autres,
le général Spontz (interprété par Roland Giraud) rappelle le nom d’un méchant
dans les aventures de Tintin (le colonel Sponsz) et le maréchal Apfelstrudel
(traduisez « chausson aux pommes ») est le demi-frère d’Adolf Hitler…
joué par Jacques Villeret.
Villeret dans le parc: A son arrivée, le
« Reichsminister » admire le parc de Ferrières (photo tirée du film) Et que dire du savoureux numéro au château de
Ferrières dans lequel ce dernier interprète avec son accent
« nazillant » la chanson « Je n’ai pas changé » de
Julio Iglesias ?
Un casting impressionnant
Pas tout à fait acteur, mais un peu plus
que figurant, Patrick Petit-Jean, aujourd’hui âgé de 61 ans, interprétait le
rôle d’Henrique, le petit espion atteint de nanisme de
« Super-Résistant ». Il se souvient encore de l’ambiance
extraordinaire qui régnait en juin et juillet 1983 sur le tournage à Paris où
il avait la chance de côtoyer cette pléiade de comédiens talentueux, soit sur
le plateau, soit le soir lors de la projection des rushes au cinéma
Gaumont…
« Martin Lamotte était l’acteur
avec qui j’avais le plus de relations. Ceci dit, c’était normal puisque j’étais
son adjoint dans le film…Tous les rôles du film - qui disposait
d’un budget important - étaient tenus par de très grands comédiens car c’était
un souhait de la production. Même si ceux-ci jouaient parfois un petit rôle ou
bien une scène très courte. On reconnaît bien l’équipe du Splendid, sauf
Marie-Anne Chazel puisqu’elle était enceinte, et des représentants de
l’ancienne génération d’acteurs : Jean Carmet, Jacqueline Maillan, Julien
Guiomar, Jacques François, Michel Galabru, Jean Yanne, Roger Carel...
La Bourdelle (Jacqueline Maillan) interrompt le concert (photo tirée du film)
Il y avait
même des comédiens issus d’un registre plus dramatique, tel Jean-Claude Brialy
à qui le producteur Christian Fechner avait téléphoné la veille pour lui
demander de jouer une courte scène : celle du tennis, au début du
film »…
Certains résistants n’ont pas ri
Mais cela ne fit pas rire tout le monde et
certains résistants y virent même un affront. Le réalisateur dut alors préciser
: « Papy n’est pas un film sur la résistance, mais un film sur les
films de la résistance ». Enfin, l’histoire se termine sur une fausse
chute : un débat télévisé plagiant l’émission « Les dossiers de
l’écran » avec le présentateur Alain Jérôme en personne. Sur le plateau
télé, on retrouvait les protagonistes du film quelques années plus tard…
s’étripant à qui mieux ! Une façon habile de chahuter les critiques et
leurs perpétuels atermoiements quant aux leçons de l’histoire. Le film sortira
le 26 octobre 1983 à Paris, en même temps que « Le marginal »
avec Jean-Paul Belmondo. Malgré cette concurrence, il enregistra tout de même
4.103.809 entrées en salles !
Un château très moderne pour l’époque
Ferrières-en-Brie,
commune de 2180 habitants (recensement 2012), se situe entre Lagny et
Pontcarré. Le domaine forestier régional de Ferrières s’étend sur plus
de 3000 hectares incluant le parc et le château. Ces derniers ont prêté
leur cadre exceptionnel comme décor à la fin de « Papy » pour la séquence du concert puis celle, totalement ubuesque, du banquet d’apparat.
Le château et son parc aujourd’hui
(photo SM)
Le château, de forme carrée, fut édifié de
1855 à 1859 par le Baron James de Rothschild, fondateur de la branche française
de cette illustre famille de banquiers.
Son style rappelle celui de la
Renaissance italienne telle qu’on la concevait alors au 19e siècle.
Il ressemble étonnamment au château de Mentmore, dans le comté de
Buckinghamshire (Angleterre), construit quelques années auparavant par Mayer
Amschel de Rothshild, cousin de James. Mais avec ses 4225 m² de superficie, la
demeure de Ferrières est beaucoup plus grande. Entre les quatre tours carrées,
les façades sont différentes : style anglais à l’entrée et italien à
l’arrière. Conçu par l’architecte anglais Joseph Paxton, décoré par le Français
Eugène Lami, le château faisait preuve d’un modernisme inouï pour l’époque. Il
possède chauffage central, eau chaude et eau froide dans toutes les salles de
bain. Les pièces sont agencées de telle sorte qu’elles bénéficient de la
lumière du jour, y compris le grand hall central. Les chambres à l’étage
donnent une vue splendide sur la perspective d’un parc de 130 hectares
aménagé à l’anglaise composé de plantations d’essences rares (cèdres bleutés,
hêtres pourpres, séquoias). L’édifice des Rothschild est inauguré par Napoléon
III en décembre 1862.
Un concert pour la Wehrmacht au
château (photo tirée du film)
Occupation allemande
En 1870, lors de l’invasion de la France par
la Prusse, Guillaume 1er et Bismarck logent au château.En 1940, le château de Ferrières est
réquisitionné pour la Luftwaffe, l’armée de l’air allemande, et voit ses
collections partir pour l’Allemagne. Hitler et Goering s’arrêtent même à
Ferrières après le pillage du château. Inhabité jusqu’en 1959, sa remise en
état est l’œuvre du Baron Guy de Rothschild et de son épouse qui ont légué le
château, avec une grande partie du parc, à la Chancellerie des universités de
Paris. Sous le nom de « Fondation Marie-Hélène et Guy Rothschild »,
Ferrières devient alors un centre d’études et de recueillement intellectuel, un
lieu de rencontres universitaires et de colloques sur les thèmes scientifiques
et artistiques. Des salles du château sont aménagées en musée, abritent des
expositions temporaires et peuvent être réservées pour des réceptions ou des
tournages. Ainsi, outre « Papy », le domaine de Ferrières a
servi de décor pour « Prêt-à-porter » (1974), « La
Banquière » (1980) et « Palais Royal ! » (2005).
La commune propriétaire du château
Le 21 décembre 2012, Edouard et
David de Rothschild faisaient don du château familial à la commune de Ferrières.
« C’est sans doute l’événement le
plus important dans la vie de la commune depuis sa construction. Ce château est l’emblème de Ferrières.
Pratiquement tous les habitants y ont travaillé pendant des générations. A
l’époque de James et Betty de Rothschild, le château employait 500 personnes :
250 jardiniers et autant de cuisiniers, valets et femmes de chambre»
déclare Mireille Munch, le maire de Ferrières. Bien qu’émue par un tel don, elle
est parfaitement consciente de sa valeur inestimable en même temps que la
nécessité de préserver ce patrimoine exceptionnel.
Qui
ne connait pas le Coca-Cola, la célèbre boisson au goût
et à la représentation reconnaissable, symbole de l'imperialisme
americain ?
De ce breuvage universellement connu, dont la composition
est tenue secrète, on pensait tout savoir et rares sont ceux qui
mettent en doute ses origines américaines.
Et pourtant, l'invention,
faussement attribuée à un pharmacien
d'Atlanta, est d'origine corse...
En 1863, un pharmacien et chimiste corse originaire de Pero-Casevecchie,
Angelo Mariani, crée et commercialise à Paris une boisson
fortifiante à base de vin de Bordeaux additionné de feuilles
de Coca, appelée Vin Mariani.
"Bientôt
le vin Mariani, ce chaud breuvage auquel le nom du vulgarisateur de la
Coca reste à jamais associé, nous aura délivré de l'anémie régnante, des
fatigues cérébrales, de l'épuisement nerveux, des détraquements
d'estomac, et par notre sang régénéré nous verrons refleurir, avec les
saines gaîtés de nos pères, leurs mâles et robustes vertus."
Louis de Beaumont (1896)
PLANTES A BOIRE
SERGE SCHALL
PHOTOGRAPHIES
YANNICK FOURIE
EDITIONS
PLUME DE CAROTTE
13 avril 2013
Edité chez Plume de carotte, l'ouvrage "Plantes à boire" écrit par Serge Schall et photographies de Yannick Fourié donne l'occasion d'évoquer le sujet déjà connu certes mais très intéressant des origines du coca cola, à découvrir ou à redécouvrir.
Profitons
des vacances pour nous arrêter un moment à "l'école maternelle" (page
1248, Nouveau Dictionnaire de Pédagogie, Fernand Buisson, Editions
Hachette, 1911)
" C'est en 1770 que le pasteur Oberlin fonda dans les Vosges la première "école à tricoter". Avant cette tentative, il n'existait que des "refuges":
dans une pièce le plus souvent mal aérée, mal éclairée, malpropre, une
femme, presque toujours une ignorante, recevait dix, vingt ou même
trente enfants... On était gardienne d'enfants comme on était gardienne
d'oisons.."
"Oberlin protège les enfants contre les dangers de la rue, mais il fait quelque chose de plus, il les instruit."
La création des "salles d'asile" en France fut déterminée
par l'exemple de l'Ecosse et de l'Angleterre: Denis Cochin, maire du 2e
arr de Paris fonda en 1928 un asile modèle ( qui plus tard prit son
nom) dans lequel devait être éprouvée et fixée la méthode à suivre.
Le 28 avril 1848, Hippolyte Carnot, Ministre de
l'Instruction publique et des cultes, publiait une ordonnance stipulant
que les "salles d'asile" ( qui n'avaient à aucun degré un caractère
officiel, l'oeuvre étant purement charitable) deviendraient "écoles
maternelles", mais cette expression ne prit droit de citer qu'après
1881.
C'est Pauline Kergomard qui fut à l'origine de cette nouvelle appellation.
D'abord institutrice, elle se présenta aux examens d'aptitude à la
direction puis à l'inspection des "salles d'asile" sur les conseils de
FERNAND BUISSON, inspecteur général de l'enseignement, auteur du NOUVEAU
DICTIONNAIRE DE PEDAGOGIE ( ci-contre, collection privée)
On peut y lire: " L'école maternelle a pour
but de donner aux enfants au-dessous de l'âge scolaire, les soins que
réclame leur développement physique, moral et intellectuel..."
En 1879, Jules Ferry la nomme déléguée générale à l' inspection des salles d'asile:
Son influence est telle qu'en moins de deux ans, on assiste à la naissance des écoles maternelles. Inspectrice générale des écoles maternelles en 1881, elle exercera ses fonctions jusqu'en 1917:
"POUR AVOIR DES HOMMES A L'AGE D'HOMME, disait elle, IL FAUT AVOIR DES ENFANTS A L'ECOLE MATERNELLE".
Quand Louis Pasteur expérimente avec succès le vaccin contre la rage, il ouvre de nouvelles et formidables perspectives à la biologie et à la médecine. Il chargera plus tard ses élèves ou disciples de prolonger ses recherches à travers le monde. Les jeunes pasteuriens partent pour de longs périples. Parmi eux, Alexandre Yersin, d’origine suisse (il est né à Morges en 1863), naturalisé Français pour les besoins de la science, qui se forme sur le tas et part très vite en Indochine, où il passera le plus clair de sa vie, loin des brouhahas parisiens et des fracas guerriers. Il multiplie là-bas les observations épidémiologiques mais aussi bien géographiques, astronomiques ou météorologiques. C’est que ces jeunes gens sont curieux de tout, Yersin en particulier. Ami du politicien Doumer, Yersin se trouve à l’origine de la ville de Dalat, dans l’actuel Vietnam, puis il s’installe à Nha Trang pour y mener passionnément ses multiples activités de chercheur. Elevage bovin, culture de l’hévéa, des orchidées, de la quinine : il pourrait faire fortune mais tout va au financement des recherches et de l’Institut Pasteur créé entre-temps. La science l’absorbe, il n’aura ni femme ni enfant. Parfois il revient en Europe, mais c’est le plus souvent de loin, à la radio ou par les journaux, qu’il reçoit l’écho des conflits mondiaux et de leurs atrocités. Il meurt en 1943,conscient mais pas tout à fait amer que son nom n’aura pas la même gloire posthume que son maître, Louis Pasteur, et demeurera essentiellement attaché à la découverte du bacille de la peste à Hong-Kong en1894. C’est cette formidable aventure scientifique et humaine que raconte Deville en croisant les périodes et les personnages autour de la figure de Yersin.
Grand voyageur, esprit cosmopolite, Patrick Deville, né en 1957, dirige la Maison des Écrivains Étrangers et Traducteurs (MEET) de Saint-Nazaire, et la revue du même nom. Son oeuvre a été traduite en dix langues. Rappelons ses derniers livres publiés au Seuil: sa trilogie Pura Vida (2004), Equatoria (2006), Kampuchéa (2011).
Enquête sur un sujet tabou : l'ensauvagement d'une nation. Toutes les 24 heures : 13 000 vols, 2 000 agressions, 200 viols.
«
Ces derniers jours, un charmant individu, que nous nommerons Vladimir, a
ramassé trente ans pour le meurtre de sa compagne, dont 22 ans de
sureté, soit un an le coup de marteau.
Ledit Vladimir, quelques semaines
plus tôt, était jugé dans le cadre de la désormais célèbre affaire des
tournantes , où la justice a expliqué aux Françaises, sans trembler, qu'on pouvait être un violeur en réunion et s'en tirer avec du sursis. Sur
14 prévenus, Vladimir était l'heureux élu, le seul à prendre de la
prison ferme. Un an. Pendant ce temps-là, un clandestin était
interpellé, pour la 97e fois, au volant d'une voiture volée, après avoir
mordu et fracturé le bras d'un policier d un coup de tête.
Pendant que
Christiane Taubira veut rompre avec le tout carcéral , une centenaire a
été poussée au sol et gravement blessée par plusieurs personnes , pour
une montre. Pendant ce temps-là, on apprend que les barquettes de viande
vendues dans un supermarché de Lille sont protégées par des antivols.
Pendant ce temps-là, un policier de la BAC a été lynché dans une cité
sensible de Montpellier. Pendant ce temps-là, un Toulousain a eu l'idée
pas très vivre-ensemble de klaxonner derrière un véhicule qui bloquait
la chaussée d'un quartier populaire . Vigilants, vingt riverains lui ont
administré une correction citoyenne, à coups de chaises et de tessons
de bouteilles.
Alors, pourquoi ce livre ? Parce qu'aujourd hui, un
simple regard peut tuer. »
L'année n'aurait pu s'annoncer plus mal pour Mickey Bolitar. Des
événements tragiques l'obligent à vivre temporairement chez son oncle
Myron, qu'il croit au moins en partie responsable de sa situation. En
plus, Ashley, sa nouvelle petite amie, n'est pas venue en cours depuis
des jours et ne donne plus signe de vie. Pire, à l'adresse où elle
habitait, personne ne semble la connaître. Mickey, qui a déjà vécu trop
de séparations douloureuses, refuse de se laisser faire encore une fois.
Il découvre bientôt qu'Ashley n'était pas vraiment la jeune fille
timide dont il était tombé amoureux et qu'elle fréquentait un milieu
dangereux. Comme son oncle, Mickey est tenace et peu regardant sur sa
propre sécurité, mais il ne s'attendait pas à ce que ses recherches
ébranlent tout ce qu'il croyait savoir sur sa famille et mettent au jour
une machination qui dépasse de loin tout ce qu'il pouvait imaginer.
Mickey va avoir besoin d'aide... mais n'est-il pas déjà trop tard ?
«Un rythme endiablé et une intrigue aux mille péripéties.» Kirkus Reviews
Harlan Coben est le premier auteur à avoir reçu les trois prix les plus
prestigieux en littérature policière aux États-Unis : l'Edgar Award, le
Shamus Award et l'Anthony Award. Ses romans sont traduits dans plus de
40 pays et rencontrent un succès international phénoménal avec plus de
47 millions d'exemplaires vendus à travers le monde. Harlan Coben vit
dans le New Jersey.
« J’imagine
qu’il vous arrive d’avoir parfois des petits chagrins. Des gros aussi
d’ailleurs. J’ai un petit secret à vous donner, un rite magique... Quand vous
mangez des pommes, vous gardez les pépins. Vous les nettoyez, vous les séchez
et vous les mettez dans une petite boîte que vous cachez dans votre chambre. Le
jour où vous avez un petit ou un gros chagrin, vous prenez une poignée de
pépins et vous les lancez très fort vers le ciel en criant : c’est pas pour ma
pomme ! ».
Samedi 13 avril 2013 à la médiathèque de
l’Orangerie, Alain Schneider, le troubadour des temps modernes, a jonglé avec
les rimes et les notes pour le plus grand plaisirs des petits. Sa renommée a
débuté quand il se met à écrire des chansons pour Adibou, l’extra-terrestre
malicieux, fidèle compagnon des enfants pour le soutien scolaire sur cédérom.
Entre révolte, tendresse et nostalgie, et toujours avec humour et poésie, le
chanteur a interprété quelques uns de ses succès, dont « Sakatou », la ballade
des moustiques qui s’attaquent à tout, « Ma rue » où toutes les nationalités et
religions se serrent la main, « Les chevaliers du crochet », en hommage à son
grand-père Godchaux Schneider. Celui-ci était chiffonnier et sa plus grande
joie était de trouver des peaux de lapin.
« Y’a pas de sot métier, il n’y a que de
sottes gens » clame Alain dans cette dernière chanson. Un
refrain repris en chœur par les enfants et leurs parents. A la fin du concert,
le compositeur parisien a posé sa guitare pour répondre aux questions de ses
jeunes admirateurs. A celle de Nawell, 8 ans, qui voulait savoir quelle était
sa chanson préférée, Alain a répondu : « Ce sont les prochaines ». En enchantant à chaque fois
son auditoire, il a choisi, c’est sûr, l’un des plus beaux métiers.
Vendredi
12 avril 2013 les élèves du conservatoire de musique et de danse sont montés
sur la scène de l’espace André-Malraux pour le traditionnel concert des
Orchestrades.
Après les ensembles guitares classiques et luths de Kléber
Besson, puis violoncelles de Maëlise Parisot, la chorale des enfants a
interprété sous la direction de Brigitte Lordat « La cigale et la fourmi »
(version Jacques Prévert) et « La chanson du hérisson » (tirée du spectacle
Emilie Jolie).
Tout cela préfigurait bien entendu la deuxième partie de la soirée
consacrée au Carnaval des animaux, l’œuvre de Camille Saint-Saens composée à la
fin du XIXe siècle. Les formations Cordissimo et Coup de vent, magistralement
dirigées par Corinne et Thierry Varest, ainsi que les danseuses de l’atelier
chorégraphique de Marie-Cécile Harcouët, ont fait revivre devant un public ravi
cette célèbre suite musicale parodiant avec humour la gent animale.
Chacun des
quinze morceaux de la suite dédiée à un animal était précédé d’un texte
savoureux écrit par le regretté Francis Blanche.
A la Nouvelle-Orléans, les vitraux restaurés par Mira Gallier, veuve
depuis l'ouragan Katrina qui a emporté son mari, ont été couverts
d'étranges inscriptions apocalyptiques. Une série de meurtres est
perpétrée dans son entourage, la faisant douter de ses facultés
mentales. Elle devient l'un des principaux suspects, à l'instar de
Connor Scott, le meilleur ami de son mari défunt, et son seul
soutien...
Dans ce thriller psychologique, le parcours vers la guérison d'une femme brisée par Katrina se mue en un effroyable cauchemar.
Préparez-vous
à rester éveillé toute la nuit... Une lecture aussi trépidante que
surprenante : vous ne reposerez pas ce roman avant la dernière page.
« Indispensables », selon USA Today et le New York Times,
les romans d’Erica Spindler sont de ceux qu' « on ne lâche qu’à la
dernière page ». Ses intrigues, brillantes et terrifiantes, foisonnent
de détails authentiques qui rendent la lecture plus captivante encore.
Au point qu’Erica, qui a le don de transformer n’importe quel fait
divers en un thriller à vous glacer le sang, se considère parfois, non
sans humour, comme « totalement infréquentable ».
Beaux seins belles fesses. Les enfants de la famille Shangguan a
été publié en Chine en 1995. Il raconte l'histoire d'une famille, la
famille Shangguan, de la province du Shandong (région natale de
l'auteur) depuis la fin du XIXe siècle jusqu'à nos jours en mettant en
valeur la figure de la mère, qui donne naissance à neuf enfants dont un
seul garçon.
Vaste fresque de la société rurale dans cette province
confrontée à l'invasion allemande puis japonaise, et aux prises de
pouvoir successives du Guomindang et du Parti communiste, ce roman est
centré sur le personnage de Jintong (Enfant d'or) que son attachement
immodéré et obsessionnel au sein maternel entraîne dans des situations
plus tragiques les unes que les autres.
Les destins du garçon et de ses
huit soeurs sont irrésistiblement liés aux aléas de l'histoire de la
chine au XXe siècle.
La liberté de ton de cette oeuvre a valu de
nombreuses attaques à son auteur. Mo Yan a cependant obtenu en 1996 le
prix richement doté de la revue chinoise Dajia.
La traduction réalisée
par Noël et Liliane Dutrait s'appuie, à la demande de l'auteur, sur une
version revue et corrigée encore inédite en Chine.
Après avoir avalé 155.000 kilomètres en
parcourant le continent américain de bout en bout, Marc Thiébaut et Damayanti
Prakash ont coupé le moteur de leur 4x4 pour raconter leur voyage. Rencontre
avec un couple de Breuillois épris de grands espaces.
Trois ans,
trois mois, trois jours… ce n’est pas la durée d’une retraite bouddhiste, mais
le titre du livre de Marc et Damayanti correspondant à la durée de leur voyage
aux Amériques. Coïncidence ? Peut-être pas. « C’est vrai que cette synchronicité est troublante.
Pourtant je ne crois pas au hasard qui selon moi n’existe pas. Il y a des
rencontres qui doivent se faire ou pas » admet Damayanti.
Fourmillant d’anecdotes, leur livre raconte la chronologie d’un périple passionnant
qui va d’Ushuaia, en Argentine, à l’Alalaska, au nord du continent américain.
Soit la plus grande distance que l’on puisse effectuer sur terre au volant d’un
véhicule tout-terrain. Prendre la route, larguer les amarres, c’est rompre la
monotonie du temps. Partir à la découverte de soi-même en découvrant les
autres.
« Nous pensions
que ce voyage durerait deux ans. Il en a duré plus de trois. Nous étions sur la
route du temps, sans souci du lendemain. Notre principale motivation était
d’aller à la rencontre de l’autre, apprendre à son contact. Et réciproquement.
A ce jour, ce voyage est la plus belle et plus grande expérience de ma vie. Et
je pense qu’elle le restera » confie Marc, les yeux embués à
son évocation.
Quatre
semaines en mer
Pour sillonner les routes et les pistes des 23 pays du continent américain, pas
d’itinéraire établi et encore moins de date de retour prévue. Uniquement deux
impératifs : être à Ushuaia, en Terre de feu, durant l’été (décembre à janvier)
et en Alaska, pour l’été également (de juin à août). Le 18 juin 2008 le couple
embarque au Havre sur un cargo à destination de Buenos-Aires. La traversée
durera quatre semaines. Leur 4x4, entièrement aménagé par leurs soins avec une
tente de toit, un frigidaire, une réserve d’eau et de gasoil, sera désormais
leur seul refuge. Ils ne dépenseront jamais un centime pour leur hébergement
nocturne.
« Notre
véhicule ne passait pas inaperçu et nous avons plusieurs fois été invités chez
les habitants. Nous avons dépensé 20 euros par jour et par personne, y compris
pour le carburant. A ce propos, au Venezuela, le gasoil nous a coûté 95
centimes d’euro pour 250 litres ! J’ai d’abord cru à une erreur de décimale
dans la conversion, mais non. Il faut dire que le Venezuela est le 10e producteur
mondial de pétrole. Inutile de dire qu’on a fait le plein de nos deux
réservoirs avant de quitter ce pays ! » raconte Marc.
Le Brésil
et la Bolivie restent les deux pays sud-américains préférés de nos
globe-trotters. La traversée du delta de l’Amazone avec le 4x4 sur une barge
dérivant au fil des méandres de l’Amazone les a littéralement enchantés. De
même les lagunes et déserts boliviens, ainsi que le lac Titicaca qui serait le
berceau de la civilisation inca.
Grosse
panne à 140.000 km
Après deux années en Amérique latine, le passage aux Etats-Unis est violent,
car tout est en contrastes. Le Grand Ouest n’est pas un mythe. Des paysages
grandioses, chatoyants au gré des saisons, s’offrent à leurs yeux, suscitant
tour à tour surprise, curiosité, ravissement. En pleine ville ou au cœur de la
nature, Damayanti saisit les ambiances avec son œil affûté de photographe.
Quant à Marc, il profite des étapes pour rédiger le journal de bord et
actualiser le site qui permet aux internautes de suivre leur aventure dans les
deux hémisphères. C’est dans les derniers jours, à une centaine de kilomètres
de l’Alaska, que le pont arrière du fidèle Toyota tombe sur le macadam. Une
dépanneuse devra le tracter sur 700 kilomètres jusqu’à Anchorage, capitale de
l’Alaska. Après un mois d’immobilisation, le voyage reprend grâce à la
réactivité de leur partenaire Euro 4x4 Parts qui a trouvé en Europe les pièces
nécessaires à la réparation du Toyota HZJ 78, un modèle 2001 non commercialisé
aux Etats-Unis.
Faire
partager aux autres
Le récit de leur voyage hors du commun vient d’être publié dans un livre de 160
pages illustré de 400 photos. « Plus
qu’un témoignage, c’est un hommage à tous ces habitants, toutes nationalités et
religions confondues, qui nous ont accueillis, aidés dans des situations
parfois critiques. Nous avons tant reçu tout au long de ce voyage qu’il n’est
pas question de se rémunérer sur un sourire » précise
Damayanti. Les bénéfices de la vente iront à deux associations humanitaires
scrupuleusement choisies par les auteurs : Guinée-Solidarité et Points-Cœur au
Salvador. Enfin, pour mieux faire partager leur expérience, les bourlingueurs
donneront une conférence avec diaporama. Exclusivement consacrée aux treize pays
d’Amérique du sud, elle aura lieu samedi 20 avril 2013 à 16 heures à la
médiathèque « Le Kiosque », place du 8-mai 1945 à Brou-sur-Chantereine. Dépaysement total assuré.
Cécile Desprairies est historienne et
essayiste, spécialisée notamment dans la période de la France occupée (22 juin
1940 - 25 août 1944). Son dernier ouvrage « L’Héritage
de Vichy » préfacé par Emmanuel Le Roy Ladurie (lui-même historien au
Collège de France) liste pas moins de 100 mesures – y compris sociales –
promulguées sous le règne du Maréchal Pétain qui court du 10 juillet 1940 au 20
août 1944 pendant l’occupation allemande, et dont le siège sera à Vichy, c’est-à-dire
en zone libre jusqu’en novembre 1942.
Ces mesures, aussi surprenant soit-il,
sont toujours en vigueur de nos jours, sans que nos contemporains en aient
forcément conscience. Par leur côté étonnamment moderne, novateur, pour ne pas
dire visionnaire (osons l’audace), on pourrait même croire que certaines
découlent des réformes consécutives à l’avènement du Front populaire de 1936.
Il n’en est rien.
Français, si vous saviez…
Parmi quelques unes de ces lois, disciplines
et institutions qui nous régissent dans tous les domaines sans exception, la
création de l’IDHEC (Institut des hautes études cinématographiques), des
comités sociaux d’entreprise, de la police nationale, des régions et du préfet
de Région, la fondation de l’hôpital public, des carnets de santé, de
vaccination, du certificat prénuptial, du salaire minimum (ancêtre du SMIC), du
périphérique, de l’ordre des architectes et de celui des experts-comptables, de
la médecine d’inspection du travail, du délit de non-assistance à personne en
danger, de la carte d’identité, de la licence IV pour l’alcool dans les cafés,
de la fête du travail du 1er mai qui devient jour férié, la visite
médicale obligatoire à l’école, l’extension des allocations familiales, la
protection de l’enfance délinquante, la restauration collective et les
tickets-repas, le rugby à XV (qui se substitue au rugby à XIII jugé trop
anglais), la pratique du handball (sport allemand), le sport au bac, la
retraite à 60 ans (appelée à l’époque « retraite des vieux »), la
création de l’ESF (école du ski français)...
De même, la plupart d’entre nous
ignorent qu’en septembre 1941 fut promulguée par Pétain la loi dite
« accouchement sous X ». Cette appellation pour le moins énigmatique désigne
une loi qui entendait sauver la vie de centaines de milliers d’enfants nés d’union
franco-allemandes en préservant l’anonymat de celles qui leur donnaient la vie…
tout en promouvant une politique nataliste chère au régime.
Vichy gérerait-il encore notre quotidien ?
Ainsi, alors que l’on a coutume de ne
retenir de Vichy que la célébration de la fête des mères ou encore les
chantiers de la jeunesse française (souvent appelés chantiers de jeunesse), ce
livre dresse un inventaire édifiant de ces dispositions qui s’appliquent encore
70 ans plus tard, même si elles ont subi des aménagements ou modifications
nécessaires, telle par exemple la suppression de l’éviction ethnique
(antisémitisme) imposé par l’occupant nazi. « Si nous devions retenir un terme pour qualifier cette période, nous lui
donnerions celui de complexité. Vichy a été un régime autoritaire et répressif
mais au sein de son œuvre législative, nous devons lui reconnaître la part
d’héritage qu’on lui doit. Certaines lois et pratiques traitées ici ont été
constructives, même si pour beaucoup d’entre elles leur application a dû
attendre la IVe République pour être efficace » reconnaît l’auteur
dans son introduction.
La quasi-totalité des textes pris en
matière d’assurances sociales seront purement et simplement validés à la
Libération. Vichy n’aurait donc été qu’une brève mais indélébile parenthèse au
sein de notre histoire républicaine ? Et l’on n’aurait gardé de ce régime
que ce qui concernait la gestion du quotidien ? Troublant. Chacun se forgera
sa propre opinion à la lecture de cet ouvrage passionnant, fruit d’un travail
remarquablement audacieux ; et objectif puisqu’il va jusqu’à mesurer, pour
chaque mesure abordée, ce qui fut et ce qui perdure encore en 2013. Serge Moroy
Fred, le 29 janvier à Angoulême. | AFP/PIERRE ANDRIEU
Je peux dire que je suis entré en bande dessinée grâce à Fred après la lecture de Cythère dans Pif, puis celle de Philémon bien sûr. J'ai eu la chance de le rencontrer à l'âge de 15-16 ans. Il m'a beaucoup aidé à partir de ce moment-là. Fred a ouvert en grand les portes d'une bande dessinée
poétique, bizarre et en même temps accessible à tous. J'ai bien
conscience qu'on a tendance à
employer le mot "poésie" à tort et à travers. Mais le concernant, son œuvre
était résolument poétique, comme nulle autre. Quand Philémon traversait
une case pour
aller dans la suivante, ce n'était pas seulement "inventif" du point de vue
du médium, cela servait un récit, un propos. Fred "tapait" dans des
rêves et des cauchemars très puissants. Le Manu-Manu peut avoir coin d'une rue.
Je me souviens que Fred avait eu le projet de traverser l'Atlantique sur une planche à dessin. Une idée pareille ne peut que vous donner envie de faire le même métier que lui. J'aimais aussi beaucoup cette capacité qu'il avait de se jeter d'une case à l'autre sans savoir où il retomberait, à la manière d'un trapéziste qui ignore si son partenaire sera là pour s'accrocher à lui. Fred disait souvent qu'il ne faut pas écrire des histoires pour le lecteur, mais pour soi. Se surpendre soi-même est beaucoup plus dur que de surprendre un lecteur.
Fred venait aussi de Hara-Kiri. Il a fédéré autour de lui
une partie du dessin de l'après-guerre, incarné par des auteurs comme
Bosc ou Chaval. Il a en même temps participé au renouveau de la bande
dessinée. Il est l'un des rares auteurs de la génération Pilote à avoir été adoubé par des gens de ma génération. Je le tiens pour un auteur fantastique, au même titre que Lewis Carroll. L'humour en plus. Il aimait dire que ses ancêtres, d'origine grecque, avaient inventé la philosophie quand les nôtres étaient encore dans les arbres.
"Voilà une bonne nouvelle à carillonner à toute
volée : Notre Dame de Paris va sonner juste. Car, depuis des siècles, la
cathédrale chante un peu comme une casserole.
Ce
sera donc un fa dièse. Un fa dièse parfait, à l’octave de ce vieux et
majestueux Emmanuel, le bourdon rescapé qu’inaugura Louis XIV et qui
porte beau ses 327 ans. Oui, un fa dièse, « velouté et harmonieux et de belle ampleur », tel que l’a rêvé Régis Singer, campanologue, l’expert en cloches sonnantes."
Le 23 mars, les 9 nouvelles cloches de Notre
Dame ont résonné à Paris pour la première fois pour la solennité des
Rameaux qui a ouvert la Semaine Sainte. Le Choix des prénoms des nouvelles cloches rend hommage à des grands saints et des personnalités ayant marqué la vie du diocèse de Paris et de l’Eglise..
Pour la tour Sud :
Marie pour le petit bourdon, en l’honneur de la Vierge Marie. Nom du premier bourdon de Notre-Dame, fondu en 1378.
Pour la tour Nord et par ordre de taille décroissant :
Gabriel, en l’honneur de saint Gabriel, qui annonça la naissance de
Jésus à la Vierge Marie. La plus grosse cloche de la Tour Nord portait
déjà ce prénom au XVe siècle.
Anne-Geneviève, en l’honneur de
sainte Anne, mère de la Vierge-Marie et de sainte Geneviève, patronne de
la Ville de Paris.
Denis, en l’honneur de saint Denis, premier évêque de Paris, vers 250, et patron du diocèse.
Marcel, en l’honneur de saint Marcel, neuvième évêque de Paris à la fin du IVe siècle.
Étienne, en l’honneur de saint Étienne, premier martyr, mais aussi
nom de la basilique érigée à partir de 690 à l’emplacement actuel de la
cathédrale.
Benoît-Joseph, en l’honneur du pape Benoît XVI, Joseph Ratzinger pape depuis 2005.
Maurice, en mémoire de Maurice de Sully, 72e évêque de Paris, de
1160 à 1196, qui fit entreprendre en 1163 les travaux d’édification de
la cathédrale actuelle. Jean-Marie, en mémoire du Cardinal Jean- Marie Lustiger, 139e archevêque de Paris, de 1981 à 2005.
Dès la fin du XIIe
siècle, bien avant la fin de l’édification de la cathédrale, il est fait
mention de la sonnerie des cloches précédant les offices. Cette
sonnerie s’étoffa au cours des siècles au rythme de la vie de l’édifice
et de son rayonnement, chaque cloche étant alors refondue une ou
plusieurs fois par siècle aux voisinages de la cathédrale]. L’ensemble atteindra en 1769 :
huit cloches dans la Tour Nord,
deux bourdons dans la Tour Sud (Marie et Emmanuel),
sept cloches dans la flèche,
trois au niveau du transept nord pour la sonnerie de l’horloge.
Ces vingt cloches et cette spatialisation constitueront un véritable
paysage sonore dans le ciel de Paris jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.
Les affres de la Révolution n’épargneront pas les
cloches de Notre-Dame qui seront toutes descendues, brisées et fondues
en 1791 et 1792. Seul le bourdon Emmanuel, pièce maîtresse de l’ensemble, sera épargné et replacé dans sa tour en 1802 sur ordre de Napoléon Ier.
En 1856, quatre cloches seront
installées dans la tour Nord. En 1867, trois cloches sont installés dans
la flèche et trois autres dans le comble, au dessus de l’oculus des transepts, les six reliées à l’horloge monumentale installée alors dans la charpente.
1831. Les
habitants de Montjay-la-Tour et de Bordeaux ayant envoyé une pétition au préfet
de Seine-et-Marne, demandant à être séparés de Villevaudé, le sous-préfet de
Meaux demande au maire de Villevaudé de réunir le Conseil municipal afin de
délibérer et de donner des motifs de « délibération négative » autre
que l’insuffisance de la population.
« L’an mil
huit cent trente un, le jeudi 29 Septembre, à onze heures du matin, en l’assemblée
du Conseil municipal de la Commune de Villevaudé, réuni extraordinairement sous
la présidence de M. jean Dominique honoré Martin, maire de ladite Commune, par
autorisation de M. le Sous-préfet de l’arrondissement de Meaux, en date du 22
septembre présent mois, au lieu des séances ordinaires.
Nous, conseillers
municipaux de la Commune de Villevaudé, après avoir examiné avec la plus
scrupuleuse attention la pétition adressée à M. Le Sous préfet de
l’arrondissement de Meaux, par un certain nombre d’habitans de Montjay et
Bordeaux, ayant pour but de demander la séparation de ces deux hameaux, de la
commune de Villevaudé, pour en faire une commune distincte ou bien de
transporter le chef lieu de Commune à Montjay la tour.
Ont
remarqué que ces deux hameaux avaient avancé qu’ils faisaient à eux deux plus
de la moitié de la population, quoiqu’ils n’en fassent que la moindre partie,
puisque la population de Montjay est de
…………………………………….218 habitans
celle de Bordeaux de…………………………… 116
Total
334 hab.
Et que celle de villevaudé à elle
seule est 366 hab.
Total 700
Qu’en outre bien
qu’ils fassent valoir le désagrément des mauvais chemins et la distance d’un ¼
de lieue pour Montjay et d’une ½ lieue que les habitans de Bordeaux ont à
parcourir pour se rendre tant à l’église qu’à la mairie. Ces motifs ne
paraissent pas devoir être admissibles pour engager à faire transporter le chef
lieu de Commune à Montjay, car il ne serait pas naturel que pour rendre quelques
commodités aux habitants de Montjay et Bordeaux qui sont les moins nombreux en
population Villevaudé qui a toujours été depuis environ 153 ans chef lieu de la
Commune et paroisse, éprouva les mêmes contrariétés que celles dont se
plaignent les deux hameaux.
Mais ne considérant que le bien être
qui pourrait résulter de la division des deux hameaux Montjay et Bordeaux de la
Commune de Villevaudé, ils croyent devoir y donner leur assentiment, attendu
que chacune des dépendances communales ayant de grands besoins, ne pourraient à
l’avenir accuser les autres de ses privations particulières, et que la division
d’administration ferait cesser celle des esprits bien difficile à concilier
mais cette division ne doit être en aucune manière onéreuse à VIllevaudé.
Les signataires ou demandeurs auront
alors à supporter tous les frais qu’entrainera cette opération, ce qui leur
sera d’autant moins sensible puisqu’ils sont les plus favorisés de la fortune.
1°) Les limites des
deux communes redeviendront ce qu’elles étaient autrefois, un ruisseau et
d’anciennes bornes marquent encore leurs limites.
2°) L’Eglise, une
maison de Commune et celle des écoles resteront comme elles ont toujours été à
Villevaudé ; en conséquence tant que Montjay et Bordeaux n’en auront point
à eux, ils continuront à faire partie de la paroisse en supportant les frais
d’entretiens et de réparation du culte et des Ecoles en proportion du montant
de leurs contributions.
3°) Les extraits du
cadastre et les différents actes nécessaires à la nouvelle Mairie ainsi que
tous les frais que nécessitera son établissement seront supportés par les
demandeurs.
4°) Le terrain et
les matériaux de la tour de Montjay étant une donation du duc de Gesvres à
Villevaudé, Montjay et Bordeaux, la moitié appartiendra toujours à la Commune
de Villevaudé.
Nous soumettons la
présente délibération à M. Le préfet du département de seine et marne par
l’intermédiaire de M. Le Sous-préfet afin de faire droit à la demande des
pétitionnaires de Montjay et Bordeaux.
Fait et délibéré en l’assemblée du
Conseil municipal de la Commune de Villevaudé, les jours, mois et an que dessus
et nous avons signé. »
A.D.77 (ref.178EDT1)
A
cette époque la mairie et les écoles, garçons et filles,
étaient à côté de l’église à Villevaudé
Les fautes sont celles qui figurent dans les documents...
A l’occasion de la Saint-Joseph (saint
patron des charpentiers), un banquet réunissant 142 convives s’est déroulé
samedi 23 mars 2013 à la salle Mosaïque (salle des
loisirs et fêtes) de St-André-de-Seignanx, dans le département des Landes, au
cœur du Pays basque. Après deux formations annuelles itinérantes effectuées à
Limoges puis à Descartes (près de Tours), Brenn Moroy, 24 ans, élève au centre
de formation compagnonnique des métiers du bâtiment d’Anglet (Pyrénées-Atlantiques)
a été adopté par les Compagnons charpentiers des Devoirs du Tour de France. Comme il
est de tradition dans cette confrérie ancestrale, héritière des mouvements du
compagnonnage né à l’époque des grands chantiers du Moyen Âge, il a reçu de ses
pairs le surnom de « Noble-Cœur » Ile-de-France (la région d’origine
du Compagnon suivant toujours le surnom). Son collègue et ami, Léo Lenglet, 21
ans, avec qui il a réalisé son chef-d’œuvre, a également reçu le titre de Compagnon,
avec comme surnom « L’intrépide » Ile-de-France. En plus de
l’intronisation de ces deux Compagnons, cinq aspirants ont été adoptés au cours
de cette journée solennelle et festive, aussi radieuse en météo que dans le cœur
des participants.
Un chef-d’œuvre grandeur nature
Suite à une commande du SIPEP des Landes (Syndicat
Intercommunal de Production d’Eau Potable) pour la commune d’Angresse (environ
1400 habitants), la réalisation de Brenn et Léo a porté sur la construction
d’un kiosque en pin des Landes. D’une hauteur d’environ 4 mètres (2,50 m sous
les sablières) et d’un diamètre de 6,60 m au poteau (8 mètres de saillie), ce
kiosque sera couvert de bardeaux de châtaignier et viendra coiffer une fontaine
située devant la mairie d’Angresse. Les deux jeunes charpentiers ont effectué ce
chef-d’œuvre pendant leurs week-ends, de début octobre 2012 à fin février 2013,
puisque dans le cadre de leur formation professionnelle, ils sont salariés durant
la semaine chez un entrepreneur en charpente de la région, lui-même également Compagnon.
Une photo représente l’ouvrage assemblé dans la cour du centre compagnonnique
d’Anglet, mais sans sa toiture. Il sera bientôt démonté pour être transporté,
monté et achevé sur son lieu de destination finale, au coeur même du petit village landais.
Félicitations Brenn, de la part de l'équipe de l'A.L.J.
de Villevaudé !
Malgré
la morosité pluvieuse du dimanche 17 mars 2013, un air de printemps flottait
salle Albert-Caillou pour le deuxième spectacle de l’année du cercle
chansonnier de Chelles. Selon leur devise « faire le bien en distrayant », les
bénévoles se sont succédé pour interpréter chansons, poèmes, danses et sketches
devant une salle comble. En compagnie d’Ellys Branjonneau, présidente du cercle
(qui a remplacé Georges Dubois décédé en décembre 2010), les enfants sont
montés sur scène pour entonner « Allons chanter avec Mickey » de Chantal Goya,
prouvant qu’il n’y a pas d’âge pour les élans de générosité.
Le dimanche 24 mars le Comité d'Initiative de
Villevaudé (C.IV. Festivil) présentait en matinée dans la salle des
Merisiers à Montjay-La-Tour la pièce de théâtre "La RUMEUR" écrite par
un jeune auteur Thomas Gailhard, jouée par la Compagnie STO.( pour SaladTomatOignons) créé pour produire cette pièce.
Le public bon enfant a applaudi les acteurs et les mérites de son
auteur, tout en partageant un moment de convivialité comme le CIV l'a
habitué en pareilles circonstances. Sournoise on la défend ; "la rumeur" c'est ce qui nous reste en plus du choix...
Durant l'écriture de "la RUMEUR" j'ai voulu traduire une des
différentes manières d'aborder un évènement majeur dans une société
quelle qu'elle soit... nous dit l'auteur. La vision du villageois
exposé à son propre cliché permet de faire évoluer une situation à
priori invraisemblable. Tout tourne autour d'un bruit vague à contenance
limitée qui va creuser son sillon dans l'esprit des protagonistes.
Au delà du ridicule des situations et d'une perception de 1 er degré les
spectateurs sont appelés à posteriori à réfléchir sur ce fléau que sont
les rumeurs.... Qui n'a jamais entendu de rumeurs, plus folles les
unes que les autres? vérifiables ou non? Ce n'est pas la vérité qui
amène l'Homme à prendre des décisions, mais les paroles de ceux qui
prétendent la détenir...Cette ignorance de l'étage supérieur de la
bêtise invisible du monde nous entoure cruelle, sans pitié, à l'affut,
prête à nous bondir dessus telle une bête que certains voient noire la
nuit et d'autres blanche le jour. Cette pièce est drôle,
divertissante et intéressante et se présente comme une dénonciation de
notre société actuelle. Elle nous apporte ainsi un aspect critique.
Le parc de la Roseraie s'est fait beau pour l'arrivée du printemps qui a, à cette occasion, montré le bout de son nez... Juste pour nous dire qu'il n'était pas encore tout à fait près mais qu'il serait bientôt parmi nous.
DDO, Villevaudé...demain, Bibliothèque, Atelier Créatif, Loisirs Jeunes, FRAV, Atelier de François, une trentaine de bénévoles ont participé à cette opération citoyenne. Ajoutons un sympathique repas pour rendre l'utile à l'agréable.
La Semaine pour les alternatives aux Pesticides est une opération nationale et internationale
annuelle ouverte à tous visant à informer sur les impacts des pesticides de
synthèse sur l’environnement et la santé et à promouvoir les alternatives.
A cette occasion, l'association Villevaudé...demain présente une nouvelle exposition "Les abeilles et les pesticides"à la bibliothèque de la Roseraie
La France, champion des pesticides et mauvais élève
pour les alternatives…
Les
raisons de se mobiliser sur le sujet, hélas,
ne manquent pas :
-
La France est le 1er pays européen utilisateur
de pesticides et le 3ème au monde
-
La
consommation de pesticides a augmenté de 2.6% depuis 2008, malgré le plan
Ecophyto 2018 qui prévoit une diminution de 50% de pesticides d’ici 2018
-
96% des cours d’eau sont
pollués
-
Plus de 50% des fruits et légumes (non bio) contiennent des
résidus de pesticides
-
L’épandage
aérien est toujours pratiqué grâce aux nombreuses dérogations
-
La France est au 19ème rang
européen pour sa production bio
-
Seulement
3.9% de la surface agricole française est en bio alors que le Grenelle de
l’Environnement avait fixé l’objectif de 6% en 2012 et de 20% en 2020
L’agriculture intensive a généralisé les engrais et les substances
phytosanitaires (fongicides, insecticides,
herbicides). Depuis leur
arrivée sur le marché dans le milieu des années 1990, les colonies d’abeilles connaissent
un déclin catastrophique. La production française de miel est passée de 32 000
tonnes en 1995 à 18 000 tonnes aujourd'hui.
Pour préserver les abeilles, l’utilisation de ces
produits pendant la floraison des grandes cultures a déjà été interdite dans
les années 70. Mais, en 1995, apparaissent les insecticides systémiques
neurotoxiques, qui se diffusent dans toute la plante au fur et mesure de sa
croissance, y compris le pollen et le nectar
des fleurs que butinent les abeilles, de plus ils
persistent plusieurs années dans les sols et contaminent les cultures
suivantes.
Confrontées à des résidus
même infinitésimaux, celles-ci sont désorientées, se refroidissent et ne
retrouvent plus leurs ruches. Leur système immunitaire étant affaibli, elles
peuvent aussi développer des maladies neurodégénératives qui entraînent la mort
en quelques jours.
Au fil des années, des études scientifiques ont permis
d'établir que les pesticides néonicotinoïdes ont bien un impact mortel sur les
abeilles. Ils ont pu constater qu'à une dose sublétale, c'est-à-dire au-dessous
de la dose jugée mortelle, ces pesticides pouvaient causer une désorientation
des abeilles et empêcher donc leur retour à la ruche.
80% des abeilles sont sauvages et ne produisent pas de
miel mais en butinant, les abeilles ont un rôle capital dans la pollinisation,
la multiplication des espèces florales et le développement des cultures
fruitières. Sans pollen, pas de fruit, et sans abeille, pas de pollinisation !
Les abeilles étant très sensibles à la pollution, il est essentiel pour
l'homme et son environnement de respecter cette espèce et de maintenir les
conditions favorables à son développement : en évitant par exemple les
traitements chimiques nocifs sur les cultures fruitières, la destruction des
haies vives qui bordent les champs, riches en plantes mellifères, ou l'abandon
de cultures telles que la luzerne ou le trèfle, grandes productrices de nectar.
Chacun peut agir dans son jardin et obtenir un jardin favorable
aux abeilles en appliquant quelques gestes simples Bannir les engrais et herbicides, Semer des
fleurs et Construire des gites à insectes. (Cliquez sur ce lien pour découvrir le nôtre)....
Tardi
est un monstre sacré de la Bande dessinée. Ses vignettes sont des
oeuvres ciselées, à la plume et au lavis à l'encre de Chine (le travail
le plus difficile: aucune erreur n'est rattrapable).
Fils d'un engagé qui se battit courageusement en 1940 avant d'être fait prisonnier,
qui, au retour, écoeuré par la guerre et son cortège de destructions,
de malheurs, revint avec une solide animosité envers l'Armée... mais
rempila néanmoins pour faire l'Indochine (conflit qu'il désapprouvait) comme pour se prouver à lui même que son séjour en stalag n'était pas un camp de vacances, qu'il valait quelque chose, dont le grand-père fut gazé en 14-18,
Jacques
Tardi a conservé un solide antimilitarisme et une animosité envers
l'autorité - particulièrement l'autorité militaire, souvent quintessence
de la connerie et de la barbarie.
Avec "Putain de Guerre", Tardi exprima à merveille ce que le nationalisme mal compris peut engendrer comme monstruosité...
Les
jeux de couleur sont d'une rare qualité... Ca commence comme une
joyeuse parti de campagne, avec ces soldats d'opérette en pantalon rouge
vif et capote bleu éclatnt, sur les riantes prairies d'été. Peu à peu,
les teintes deviennent pastel avant de faire place à toute la palette de
noir et gris, lors du passage à la guerre industrielle, au massacre de
masse organisé par les brutes galonnées.
Dans Putain de Guerre, on suit le conflit à travers le quotidien d'un anti héros, qui fait son devoir tout en le détestant.
On respire l'odeur de la merde et de la pisse dans les tranchées, on
est secoué de nausées, à cause des cadavres qui puent (et qu'on utilise
pour se protéger), on est dégoûté par les asticots qui s'en nourrissent,
on se méfie des énormes rats susceptibles de nous mordre et surtout, on
a peur partout, de tout, à tous les instants. On doit fusiller pour
l'exemple un camarade - en visant pour ne pas accroître ses souffrances, comme le précise l'officier. Et quand on est contraint de défiler devant son cadavre, on fredonne la Chanson de Craonne,
interdite jusque dans les années soixante-dix. Les Gueules cassées de
Tardi sont vraiment des Gueules cassées, et il n'y a pas de happy-end.
Avant Putain de Guerre, Tardi avait craché sa haine de l'ordre bourgeois dans le Cri du Peuple
(associé à Vautrin), une saga qui relate la Commune de Paris certes
sous une forme romancée, mais dans un souci de véracité historique
poussé à l'extrême. et qui déjà, ne fait pas la part belle à l'ordre
bourgeois.
Ajoutons
à cela ses travaux à partir des romans de Manchette, de Pennac... Qui
pouvait sérieusement imaginer que Tardi ne serait pas offensé par
l'attribution d'une Légion d'honneur? Qui prit l'initiative
saugrenue de faire paraître sa nomination dans cet "Ordre" au Journal
officiel, sans demander au préalable son assentiment? (Autant sont
quelque peu ridicules ceux qui, après avoir accepté avec empressement
une distinction, font grand fracas sur une restitution postérieure,
autant forcer la main d'un Tardi est une grave faute de goût,
sanctionnée à sa hauteur)
Voici le communiqué de Jacques Tardi.
"J'ai appris avec stupéfaction par les médias, au soir du 1er janvier, que l'on venait de m'attribuer d'autorité, et sans m'en avoir informé au préalable, la Légion d'honneur !"
"Etant
farouchement attaché à ma liberté de pensée et de création, je ne veux
rien recevoir, ni du pouvoir actuel ni d'aucun autre pouvoir politique,
quel qu'il soit. C'est donc avec la plus grande fermeté que je refuse
cette médaille", déclare Tardi dans un communiqué séparé.
"Je
n'ai cessé de brocarder les institutions. Le jour où l'on reconnaîtra
les prisonniers de guerre, les fusillés pour l'exemple, ce sera
peut-être autre chose. Je ne suis pas intéressé, je ne
demande rien et je n'ai jamais rien demandé. On n'est pas forcément
content d'être reconnu par des gens qu'on n'estime pas", conclut l'auteur d'Adèle Blanc-Sec.
Cela
fera une breloque rendue disponible par cette digne défection qui
contentera un banquier, un vague technocrate ou un exilé fiscal... Il y en a déjà beaucoup qui arborent le ruban rouge. Et qui en sont très heureux.
Il est hasardeux de spéculer mais...
Si la Légion d'honneur avait été proposée à titre posthume au père de
l'auteur qui fut un soldat courageux et un prisonnier dont la vie fut
tout sauf rose, même si elle n'était pas comparable à celles des
victimes du décret Nacht und Nebel, peut être que Tardi aurait
réfléchi. Tout comme, dans un autre domaine, Pagnol à qui on proposa
d'inaugurer un collège baptisé de son nom et qui déclina en faveur de
son père Joseph Pagnol, Hussard noir de la Troisième République qui mena
au succès des cohortes d'élèves qui lui devaient tout.
Absolument, que ça me met en rogne. D'après ce qu'on a m'a raconté,
l’usage veut qu’on sonde les gens avant. Si le Ministère de la Culture
en avait pris la peine, il aurait fait l’économie d’un refus. /...
On a compris que vous ne porterez pas la rosette. Mais
allez-vous, du coup, être vraiment rayé de la liste officielle des
récipiendaires?
Je ne suis pas du tout au parfum de ce genre de pitrerie. Le plus
important c’est que je la refuse. Mon père a été décoré de la Croix de
Guerre… Il en a fait un porte-clé.
Propos recueillis par Nicolas Guégan
Cela répond, je pense, à la question de la Légion d'honneur qui aurait été accordé à titre posthume à son père... Bernard Ruff
Algérie, dans les années 1930. Les champs de blés frissonnent. Dans
trois jours, les moissons, le salut. Mais une triste nuit vient consumer
l'espoir. Le feu. Les cendres.
Pour la première fois, le jeune Younes
voit pleurer son père. Et de pleurs, la vie de Younes ne manquera
pas.
Confié à un oncle pharmacien, dans un village de l'Oranais, le
jeune garçon s'intègre à la communauté pied-noire. Noue des amitiés
indissolubles, françaises, juives : «les doigts de la fourche», comme on
les appelle.
Et le bonheur s'appelle Emilie, une «princesse» que les
jeunes gens se disputent.
Alors que l'Algérie coloniale vit ses derniers
feux, dans un déchaînement de violences, de déchirures et de trahisons,
les amitiés se disloquent, s'entrechoquent. Femme ou pays, l'homme ne
peut jamais oublier un amour d'enfance...
Yasmina Khadra est né en Algérie. Il est l'un des écrivains francophones les plus lus au monde. Ses romans sont traduits dans 37 pays.
Ce que le jour doit à la nuit, paru aux éditions Julliard en 2008, a
été élu meilleur livre de l'année par la rédaction du magazine Lire et a
obtenu le prix France Télévisions.
Il a été adapté au cinéma par Alexandre Arcady.
«Le vrai talent de Khadra est là. Sa puissante empathie pour chaque personnage donnechair au chaos d'une époque. Son fatalisme reste, obstinément, un humanisme.»
Anna de Noailles (1876-1933) a reçu en 1921, pour l'ensemble de son oeuvre, le Grand Prix de l'Académie Française. Elle entra l'année suivante à l'Académie Royale de Belgique, précédant Colette et Cocteau et fut, en 1931, la première femme française commandeur de la Légion d'honneur.
Timbre dessiné par Pierrette lambert, vente novembre 1976
Flora Tristan(1803-1844) compte parmi ces femmes courageuses qui, les premières, après 1815, osèrent réclamer avec une énergie passionnée l'émancipation morale, sociale, économique et même politique des femmes.
Timbre dessiné par Huguette Sainson, vente anticipée le 8 mars 1984 à l'occasion de la Journée Internationale de la femme.
Près de 3000 personnes ont assisté samedi 2 mars 2013 aux
exploits de 130 breakdancers du monde
entier venus s’affronter au complexe sportif Maurice-Baquet. La Battle
Pro de Chelles fait de plus en fort chaque année.
Sidney :
Icône emblématique du hip-hop français, l’ex-présentateur télé a animé le
spectacle avec Youval.
C’est
désormais un évènement incontournable sur la planète hip-hop. « Quand on est un danseur, on est obligé
de venir ici » a affirmé Youval, lui-même danseur de
breakdance. Il a présenté la 13e édition de la Battle Pro en compagnie de
Sidney, précurseur du mouvement hip-hop en France dans les années 80 avec son
émission culte 100 % hip-hop. « C’est
la première fois que je présente le Battle Pro de Chelles et c’est vraiment une
demande que j’ai faite à Zoubir, l’organisateur de cette manifestation qui
s’affirme de plus en plus grâce à sa qualité exceptionnelle. Le hip-hop va
avoir 30 ans en France et l’on ne pensait pas qu’on en parlerait encore
aujourd’hui. Et surtout qu’il serait toujours aussi actif. Chaque année, c’est
de plus en plus fort, les gars se surpassent. Ils sont inventifs, créatifs,
dansent… Il y a de la musicalité et chaque fois c’est du spectacle car c’est
toujours nouveau. Même le même danseur a évolué et il y a toujours des
surprises... C’est un défi qui se passe dans la bonne humeur, dans la danse et
la musique, et qui chaque fois excelle, pousse vers le haut. J’espère que
Zoubir me demandera de revenir en 2014 » s’est enthousiasmé
Sidney, réellement bluffé par les performances des concurrents.
Des
combats épiques
Sur
les impros en live du groupe Higher, quatuor groove-jazz-funk, et face à un
jury de breakers issus d’équipes renommées comme Phase-T, Pockemon-Crew
(France), Battle-Squad (Allemagne), Spartanic-Rockers (Japon), les danseurs se
sont défiés dans des numéros époustouflants. Les mouvements et figures au sol
permettent notamment de réaliser des prouesses extraordinaires.
B-Boy Jalen (USA) : Jalen Testerman (USA) a remporté la Baby Battle. Il aura 12 ans le 30
mai.
Du haut de ses
12 ans, B-boy Jalen, un Américain, les a enchaînées avant de remporter le titre
de champion du monde de Baby Battle devant ses sept adversaires.
B-girl Terra (Angleterre) :
Prestance, style, originalité… Terra, 6 ans, a déjà tout d’une grande.
La B-girl
Terra, benjamine anglaise du concours puisque âgée seulement de 6 ans, obtenait
quant à elle la faveur du public. Quatre nations seulement (Espagne,
États-Unis, Finlande et France) pour la B-girl Battle, mais un combat tout
aussi chaud. Les filles ont tout donné, rien lâché, et c’est finalement
Jesskilz (États-Unis) qui décrochera le titre, ainsi qu’un chèque de 500 euros.
Corée contre Maroc
East Side Bboys Ukraine : Une figure remarquable exécutée par un B-boy ukrainien du groupe East
Side Bboys.
Dans la bataille masculine 2 contre 2, le team B-boy France emportait le
championnat, malgré les belles prestations du Kazakhstan (finaliste), du Maroc
et de l’Ukraine.La Battle 8 vs 8, très attendue du public car regroupant les
meilleurs représentants de la discipline, promettait d’être serrée. Lu
Quinglong, ambassadeur de Taïwan en France, était même venu encourager son
équipe nationale (Double Kill). Grand moment de surprise à l’énoncé du résultat
classant ex aequo la Corée et la France pour le titre mondial. Un second tour a
mis fin à l’insoutenable suspens avec la victoire de Jinjo Crew face à
Ici-c’est-Paris.
Trois
heures d’entraînement par jour
Lil
Kev, 20 ans, du groupe Phase-T, était le seul Chellois a participé au combat 8
vs 8 avec Ici-c’est-Paris. « Je
vis de la danse et je m’entraîne 3 heures chaque matin. Je fais aussi de la
musculation, des assouplissements et j’ai bien sûr une hygiène de vie. Le soir
je donne des cours à des jeunes à l’association Art4D. J’ai commencé à danser à
l’âge de 8 ans et ce qui me plaît dans la breakdance, c’est l’adrénaline car
j’aime relever les défis dans les compétitions ». Zoubir
Chlibi, directeur artistique de l’association Art4D, à l’origine de cet
évènement avec la Ville, savourait discrètement ce nouveau succès, tout en
reconnaissant la difficulté de faire mieux l’an prochain. « On a la crème des danseurs
internationaux, et puis il y a des nouveautés que l’on n’a pas l’habitude de
voir en France. On essaie de travailler sur l’originalité par rapport à
d’autres évènements. Le Battle de Chelles est devenu un rendez-vous annuel
inévitable, mais c’est avant tout un spectacle bon enfant qui s’inscrit dans la
culture urbaine. Dès que ce sera fini, on travaillera sur la prochaine édition
afin de répondre aux attentes d’un public qui nous est fidèle… et que l’on n’a
pas le droit de décevoir ».
Prix 1000 euros pour B-Boy France : Lu Quinglong, ambasseur de Taïwan, et
Jean-Paul Planchou, maire de Chelles, ont remis le titre et le prix (un chèque
de 1000 euros) à Fathi et Kahlil (B-Boy France) pour la Battle 2 vs 2.
Le
hip-hop, voix de la jeunesse
«
Je suis venu à Chelles
au tout début. Ça a énormément évolué depuis et je suis très content de
retrouver des têtes de tous pays que je n’ai pas vues depuis longtemps. La
breakdance est notre micro, c’est grâce à elle que l’on peut exprimer ce que le
corps veut dire. Avec la culture hip-hop et l’art urbain, c’est la source. On
dit ce qu’on veut. La rue n’a pas de règle, mais elle doit rester un amusement
en même temps qu’un échange. Sans agressivité » a déclaré
Salah, 33 ans, vainqueur en 2006 de l’émission télé Incroyable Talent.
Photo: Pour Salah, ex-vainqueur 2006 de l'émission Incroyable talent,
la culture urbaine repose sur l'amusement et l'échange. Sans
agressivité.
« Avant je pratiquais le hip-hop, mais
maintenant je fais du foot. J’aime la danse, je connais le jury et un peu tout
le monde ici. L’ambiance est super et ça c’est vraiment de l’art qui nous plaît
» a confié Samir 20 ans, Chellois et étudiant en école de
commerce. Fan de culture urbaine (graff, street art, danse) et adhérent de
l’association Chelles-City-Crew, il est venu avec ses deux amis Ali et Sofiane
pour donner un coup de main aux organisateurs.
«J'ai souvent eu l'impression, en écrivant ce livre, d'emprunter des
discours tout faits comme on louerait des voitures pour le plaisir de
les rendre à l'autre bout du pays complètement cabossées», confie
l'auteur. Rassemblant des échantillons prélevés dans les médias et
sur les forums, détournant les sophismes et les clichés de la doxa
ambiante qu'elle mixe avec érudition et humour aux discours savants ou
sociologiques, Emmanuelle Pireyre organise de magnifiques collisions de
sens dans ce roman-collage où la réalité se mêle à la fiction. Une
petite fille déteste la finance et préfère peindre des chevaux; des
artistes investissent les casernes; un universitaire laisse tomber sa
thèse sur l'héroïsme contemporain ; une jeune musulmane choisit pour
devise Une cascade de glace ne peut constituer un mur infranchissable...
Ainsi sont les personnages de Féerie générale : récalcitrants à l'égard
de ce qui menace leur liberté, prompts à se glisser dans les
interstices du réel pour en révéler les absurdités.
Avec une
jubilation communicative, Emmanuelle Pireyre propose une radiographie de
notre conscience européenne en ce début de 21e siècle.
Emmanuelle Pireyre est née en 1969 et vit à Lyon. Elle a publié
Congélations et décongélations, Mes vêtements ne sont pas des draps de
lit (Maurice Nadeau, 2000 et 2001), et Comment faire disparaître la
terre ? (Seuil, 2006). Elle produit aussi des formes mixtes avec vidéo
présentées dans des lectures publiques, et est l'auteur d'une pièce de
théâtre, Laissez-nous juste le temps de vous détruire.
Rome. Sa dolce vita, son Capitole, ses foules de pèlerins, ses
hordes de touristes. Sa pluie battante, ses sombres ruelles, ses
labyrinthes souterrains et ses meurtriers insaisissables. Marcus
est un homme sans passé. Sa spécialité : analyser les scènes de crime
pour déceler le mal partout où il se terre. Il y a un an, il a été
grièvement blessé et a perdu la mémoire. Aujourd’hui, il est le seul à
pouvoir élucider la disparition d’une jeune étudiante kidnappée
Sandra est enquêtrice photo pour la police scientifi que. Elle aussi
recueille les indices sur les lieux où la vie a dérapé. Il y a un an,
son mari est tombé du haut d’un immeuble désaffecté. Elle n’a jamais
tout à fait cru à un accident. Leurs routes se croisent dans une
église, devant un tableau du Caravage. Elles les mèneront à choisir
entre la vengeance et le pardon, dans une ville qui bruisse encore de
mille ans de crimes chuchotés au coeur du Vatican. À la frontière de la
lumière et des ténèbres.
Les météorites messagères de l’espace, Bernard Melguen
Moi
René Tardi, prisonnier de guerre
au Stalag IIB, Jacques Tardi
C'était
la guerre des tranchées , Jacques Tardi
Le temps est proche, Christopher Hittinger
La seconde guerre mondiale, Anthony
Beevor
Une vie française, Jean Paul Dubois
Esquisse d’un pendu, Michel Jullien
Le philosophe qui n’était pas sage, Laurent Gounelle
Vatican indiscret, Caroline Pigozzi
Le dictionnaire de Laurent Baffie, Laurent
Baffie
Rue sans souci, Jo Nesbo
Le sauveur, Jo Nesbo
Des clous dans le coeur, Danièlle Thiéry
Le sang des pierres, Johan Theorin
Demain, Guillaume Musso
JEUNESSE
La vengeance de la momie, Evelyne Brisou-Pellen
Le renard de Molrange, Alain Surget et P. Mignon
Les chiffres, Xavier
Deneux
Fais pas cette tête , Nathalie Dieterle
L'agenda du presque poète, Bernard Friot
J'y vais, Mathieu Maudet
Je suis revenu, Geoffoy de Pennart
Le château fort, Claude Ponti
Poussez pas, Martine Perrin
Un train passe, Donald Crews
« Les jouets Star Wars » retrace trente-cinq ans de
l’histoire des jouets et des produits dérivés de cette saga.
Elle est
l’occasion de révéler cette incroyable production ludique qui ne cesse
de se transmettre de génération en génération. La richesse de l’univers
créé par George Lucas a engendré une très grande quantité de jeux,
jouets, bandes dessinées et produits dérivés.
L’exposition dévoile, dans
une scénographie du collectif H5, une sélection de quatre cents jouets et objets issus principalement des gammes de figurines du fabricant Hasbro et sa filiale Kenner, appartenant tous à une collection française, celle de ScienceFictionArchives.com,
société fondée en 2008 par Arnaud Grunberg pour conserver et rendre
accessible au public le fonds de plusieurs milliers d’objets relatifs à
la science-fiction, qu’il a commencé à réunir dès 1977, lors de la
sortie de Star Wars™.
Le vernissage de l’exposition Bruno Keip a eu
lieu vendredi 8 février 2013 à la salle des mariages de la mairie. Les
Courtrysiens pourront admirer ses œuvres jusqu’au 1er mars.
Agé de 54
ans, peintre professionnel résidant à Vaujours, Bruno Keip intervient depuis
1993 dans différentes structures en animant des ateliers de projets dans des
écoles du 77 et du 93, mais aussi au centre hospitalier de Ville-Évrard. Il se
définit comme un peintre non-figuratif plutôt qu’abstrait, terme selon lui
galvaudé. « La trentaine
d’œuvres sélectionnées propose au regard des visiteurs des travaux de
compositions rythmiques élaborées à partir de structures, dont la musique - du
jazz au classique - fait partie. Il y a ainsi des résonances élastiques au sein
de chaque tableau dans lequel l’espace doit naître, non de la surface délimitée
qui l’encadre, mais de son contenu qui le projette » a expliqué
l’artiste.
Un
travail avec les écoliers
« C’est la 21e exposition à la mairie et
c’est la première consacrée à cet artiste. J’ai fait la connaissance de Bruno
Keip à l’occasion d’une expo intitulée ‘’l’art à l’hôpital’’ et nous avons été
plusieurs à avoir eu un déclic. Cette rencontre fructueuse a débouché sur la
création en juin dernier d’une résidence artistique, rue du Général de Gaulle,
qui va elle-même déboucher, dans le cadre d’un partenariat, sur un travail avec
les élèves des écoles élémentaires Georges-Brassens et Jacques-Brel »
a délaré le maire Jean-Luc Pilard. L’oeuvre réalisée par les élèves et le
peintre sera dévoilée aux habitants dans le courant du mois de juin. S. Moroy
Exposition jusqu’au vendredi 1er mars, salle
des mariages de la mairie. Du lundi au vendredi de 9 heures à 12 h et de 13 h
30 à 17 h 30. Le samedi de 9 h 30 à 12 heures. Entrée libre.
Damoiselles,
damoiseaux, gentes dames et gentilshommes ont envahi dimanche 10
février 2013 la salle Planète-Oxygène le temps de donner aux Clayois un
aperçu de
ce qu’était un bal à l’époque de la Renaissance.
«
Cet
après-midi va vous transporter dans un temps que nous n’avons pas connu
mais que nous allons découvrir avec beaucoup de plaisir grâce à la
compagnie Chestnut venue de Paris» a annoncé Francine Guillard, directrice du
conservatoire de musique et de danse, à l’initiative de l’évènement.
Les
contredanses anglaises sont des danses collectives à figures très en
vogue au XVIIe siècle. Chaque couple danse avec les autres
dans des formations en ligne, en cercle ou en quadrille. Ces danses
anciennes semblent avoir été conçues pour libérer les danseurs des
contraintes de la cour. Branle simple, branle double, pavane, gaillarde…
le répertoire est très riche et le style reste toujours
sobre et élégant.
Même si ces danses ont aussi parfois vocation à
divertir, comme « les bouffons », une danse pratiquée avec des bâtons
que le public a pu admirer lors d’une démonstration.
Des danses faciles à exécuter
«
Faites
un grand cercle. Tout ce qu’on va vous expliquer et vous montrer sera
très facile. C’était un des premiers branles qu’on dansait dans une
soirée à la Renaissance parce que c’était
facile et que tout le monde pouvait le danser » a
lancé Cécile Laye, directrice artistique de Chesnut, pour encourager
les participants à venir sur la piste. Elle n’a pas eu à se faire prier
longtemps car les démonstrations effectuées
par sa compagnie ont beaucoup plu.
Qu’ils soient costumés ou non, les
visiteurs ont esquissé leurs premiers pas, accompagnés par les harpes,
flûtes, guitares, luths, violons, violoncelles des élèves et professeur
du conservatoire municipal de musique. L’association
Chestnut organise des stages d’apprentissage et des bals costumés de
contredanses anglaises. Elle édite également des disques et des
publications sur le sujet. Cécile Laye a ainsi reconstitué un bon nombre
de contredanses et les enseigne, tout en cherchant
à les promouvoir en France, comme elles se pratiquaient alors en
Angleterre.
Après le
succès de ces deux précédents concerts « Mozart au fil du temps » en 2012,
Chœur Résonance a récidivé samedi 9 février 2013 à l’espace André-Malraux.
Cette fois, c’est dans une version revisitée pour
le théâtre que s’est accompli le voyage dans l’univers mozartien sur des
morceaux de piano joués par Shinobu Tanaka et des duos d’opéras interprétés par
la soprano Marta Padros et le baryton-basse Gheorghe Palcu. Des chants
liturgiques et profanes ont également émaillé la soirée, chantés par les
choristes réunis de Chœur Résonance et de Chant’Annet sous la direction
alternée de leurs chefs de choeur : Marie-Jo Roturier, Olivier De La
Bourdonnay, et Michel Vallois pour la formation annétoise. Le public a pu ainsi
avoir un excellent ressenti sur quelques-uns des opéras majeurs du compositeur
autrichien, tels « Les noces de Figaro », « Don Giovanni », « La flûte enchantée
». Il a aussi frissonné de plaisir en écoutant l’Ave-Verum ou encore le
Requiem, dernière réalisation inachevée de Mozart qui laissa 650 œuvres à la
postérité quand il décéda à l’âge de 35 ans en 1791.
A Moscou, sur le pont Lushkova, les jeunes mariés et tous les amoureux viennent cadenasser leurs sentiments, avant de jeter la clé dans la Moscova.. Plusieurs arbres sont ainsi plantés sur le pont et lorsqu'ils sont trop chargés, ils sont déplacés le long de la berge. Impressionnant !! Les grands parents et leurs petits enfants font partie des amoureux bien sûr.....
Mon fils Julien est né un 14 février et il n'habite pas loin de ce pont que j'ai découvert lors de mon premier voyage à Moscou...
J'étais debout sur les épaules de mon père. Je serrais sa tête entre mes genoux.
J'avais froid. Je tremblais et j'étouffais. Je découvrais dans la salle
du Palais des Fêtes cette foule d'hommes qui, le poing levé, nous
entourait. Ils scandaient : «Front populaire ! Front populaire !»,
ces mots que j'avais entendu mon père crier dans d'autres meetings où,
en dépit des protestations de ma mère, il voulait que je l'accompagne.
Mais jamais avant ce soir du mois d'avril 1936 il ne m'avait hissé sur
ses épaules, me disant : «Ne te plie pas, reste toujours droit.»
J'apercevais quelques enfants à califourchon sur les épaules de leur
père mais moi, j'étais debout, fier d'être le plus grand, fils d'un
homme qui était le plus fort.
Il m'avait souvent montré la
médaille dorée, gagnée lors d'un concours de gymnastique, en 1913, à la
veille de son incorporation dans la marine. Elle représentait une barre
fixe qu'un athlète venait de lâcher et bras en croix, corps tendu, il
semblait s'envoler. J'ai pensé, ce soir-là, que nous allions lui et moi nous élever et planer au-dessus de ces hommes qui s'étaient mis à chanter.
Mon père me tenait par la main droite et brandissait son poing gauche. Il chantait et sa voix vibrait dans mon corps.
C'est la lutte finale Groupons-nous et demain L'Internationale Sera le genre humain.
Mon père avait tourné la tête vers moi et, les yeux embués de larmes, répétait : «N'oublie pas ! N'oublie pas !» Il avait saisi mon poignet gauche et sa main était calleuse.
Je frissonnais comme chaque fois que j'effleurais la peau lisse de son
moignon de pouce, le doigt que les pales d'un ventilateur avaient
tranché presque au ras de la paume. Mon grand-père déjà avait eu le
majeur et l'annulaire écrasés par un tonneau qu'il déchargeait. Il était
manoeuvre ou charretier. Mon père était un ouvrier électricien. «N'oublie pas», a-t-il répété une dernière fois.
J'entends toujours avec émotion ce chant de révolte et d'union où
s'exprime une espérance dont je sais qu'elle a été trahie. Mais il a la
voix de mon père. Ce soir-là, au Palais des Fêtes de Nice - une
grande salle qui n'existe plus -, L'Internationale avait été suivie par
une «autre chanson française» - comme écrit Aragon - La Marseillaise,
dont je connaissais le refrain et quelques couplets et que j'avais pris
l'habitude - à quatre ans ! - de chanter à pleins poumons. Ma mère
hésitait entre le plaisir qu'elle éprouvait à m'écouter et l'irritation
de ne pas m'entendre entonner du Verdi.
362
personnes ont assisté samedi 26 janvier 2013 à la traditionnelle nuit du rire
proposée par l’association « Renaissance et Culture » à l’espace
Robert-Jacobsen de Courtry.
C’est
toujours dans la pure tradition des soirées cabarets que s’inscrit ce moment
très attendu des Courtrysiens et connaisseurs. Cette initiative, placée sous le
signe de la joie et de la bonne humeur, est due à Xavier Vanderbise, président
de l’association depuis 1990. Sa passion pour le théâtre de cabaret n’a d’égale
que sa motivation de la faire partager à ses concitoyens. « Le théâtre de cabaret est un art à
part entière qui s’inscrit dans notre culture, celle qui va de l’humour naïf à
la satire mordante, en passant par le mime et la chanson populaire. Certes, je
consacre beaucoup de temps à écumer les cabarets parisiens pour dénicher les
talents, mais quel plaisir quand je réussis à les convaincre de se produire
devant nous, sur scène à Courtry ! » confie Xavier. La première
nuit du rire a vu le jour en janvier 1991 et son succès ne s’est jamais démenti
depuis. Pour cette 22e édition, Xavier a programmé quatre artistes qui venaient
pour la première fois à Courtry. « Yves
Pujol, chansonnier du Don Camillo, est certes le plus connu du public. Il fait
partie de ces quelques chanteurs humoristes parisiens vite repérés par Patrick
Sébastien et les Chevaliers du Fiel. Humoriste au Petit Casino, Michel Vivacqua
possède plusieurs cordes à son arc pour décocher des flèches pleines d’humour
en campant une série de personnages populaires et truculents. Amaury Gonzague
se produit au théâtre des Deux-ânes. Il incarne avec beaucoup de saveur un
aristocrate ruiné et décalé qui subit la crise... depuis 1789. Enfin, Raphaël
Lacour est un imitateur lyonnais avec 70 voix à son registre. Ce soir il en
interprétera 25 pour notre plus grande joie » a-t-il commenté
pour expliquer son choix. Créée il y a quinze ans et composée de dix membres, la
troupe cabaret de « Renaissance et Culture » a ouvert la soirée avec
beaucoup d’humour et de rythme sur un spectacle consacré aux chansons
françaises.
Serge Moroy
Légende photos :
La troupe cabaret de Renaissance et Culture a ouvert la soirée avec un
spectacle sur le thème des chansons françaises.
Xavier Vanderbise au milieu des quatre artistes qu'il a choisis pour
cette 22e édition. De gauche à droite, Michel Vivacqua, Yves Pujol, Raphaël
Lacour et Amaury Gonzague.
Parmi les convives, Yves Albarello, député-maire de Claye-Souilly,
Michèle Pélabère, conseillère générale, Jean-Luc Pilard, maire de Courtry,
Claudine Thomas, conseillère régionale.
L’imitateur lyonnais Michel Vivacqua parodiant le chanteur Johnny
Hallyday.
Le
8e festival de musique organisé par la chorale Chœur-Odyssées et la
municipalité s’est déroulé à l’espace André-Malraux durant le week-end du 26
janvier 2013.
C’est
tout d’abord un programme consacré aux musiques de films avec la participation
de l’orchestre symphonique du Val-Maubuée et Chœur-Odyssées qui a ouvert le
festival. Sous la direction de Jean-Michel Henry, les 70 musiciens ont accompagné
les choristes qui ont interprété : West
Side Story, Dien Bien Phu (concerto de l’adieu), 1492 Christophe Colomb, Il
faut sauver le soldat Ryan, Exodus, Joyeux Noël (l’hymne des fraternisés), Empire
du soleil, Carmina Burana… Dimanche, ce fut le chœur des jeunes Tavritchesky,
venu spécialement de Crimée, qui enchanta le public. Les choristes, qui étaient
déjà venus au festival de 2007, ont donné un répertoire varié embrassant la
musique baroque sacrée jusqu’à des compositions contemporaines, dont certaines
écrites spécialement pour eux, en passant par des chants traditionnels
reflétant la vie quotidienne en Ukraine. Composé de 15 choristes, dont trois
hommes, le chœur ukrainien a été créé en 1998 par Olga Chapovalova, sa
directrice artistique. La formation a très vite rencontré le succès dans les
pays de l’est, avant de se faire connaître en Italie, France, Allemagne, et
d’être considérée comme des ambassadeurs de la culture ukrainienne. Trois
chants interprétés à l’unisson par Chœur-Odyssées et la chorale slave ont
clôturé l’après-midi. L’un d’entre eux, « Libertad » de Giuseppe Verdi, dont on
fêtera cette année le bicentenaire de la naissance, « ne pouvait mieux exprimer la soif de
liberté des hommes en ces moments de trouble » a déclaré
Marie-Hélène Caspar, présidente du festival de musique de Claye-Souilly et chef
de chœur de Chœur-Odyssées.Serge Moroy
Dans l’après-midi du dimanche 27 janvier 2013, la
salle des Merisiers s’est transformée en temple de la zumba lors du stage
d’initiation organisé par l’association Loisirs Jeunes (ALJ) en partenariat
avec l’association noiséenne Latin Event. C’est tout d’abord une trentaine
d’enfants âgés de 8 à 12 ans qui a chauffé la piste pendant une petite heure
sous la direction de Sissi. Caroline, 10 ans, est venue spécialement de
Marles-en-Brie pour s’initier à cette danse qui permet la pratique du fitness
sur des rythmes de musique latino. « J’aime bien l’ambiance, le rythme, la musique. Je
pense que je vais m’inscrire au club le plus proche de chez moi, à
Gretz-Armainvilliers » a-t-elle reconnu lors d’une pause. Puis
est venu le tour des grands, ou plutôt des grandes, puisqu’il n’y avait que des
jeunes femmes comme candidates. Irchard Nathoo, professeur de Latin Event, a
alors pris le relais pour enseigner quelques mouvements aux 75 danseuses qui
les ont très vite assimilés. Les cours de zumba proposés par l’ALJ ont lieu au
Mille-club le mardi de 18 h à 18 h 45 pour les 8-12 ans, de 19 h à 19 h 45 pour
les 12-17 ans, et de 20 h à 21 h pour les adultes. « Suite au
succès rencontré à la rentrée 2012 qui a porté à 82 le nombre des inscrits,
nous avons ouvert une autre séance pour les adultes. Celle-ci se déroule à la
salle des Merisiers, le mercredi de 21 h à 22 h» a précisé Yvette
Godefroy, présidente de l’association.Serge Moroy
Le 19e loto d’hiver organisé par l’Association
Loisirs Jeunes (ALJ) a rassemblé samedi 26 janvier 2013 pas moins de 80
participants, résidant essentiellement sur la commune.Ce loto en quinze
parties entrecoupées de deux pauses offrait la possibilité de remporter des
lots d’une valeur totale de 1050 euros intégralement financés par
l’association. Ce sont bien sûr les gros lots nécessitant un carton plein qui
étaient les plus convoités par les joueurs, à savoir une cafetière Dolce Gusto,
un VTT mixte Rockrider et un mini Ipad. Petits et grands se sont donc affrontés
pacifiquement pour les gagner, restant très attentifs à l’énoncé des numéros
tirés par des mains innocentes qui se sont succédé sur la grande scène de la
salle des Merisiers tout au long de la soirée. Serge Moroy
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