ODESSA, plus grand port ukrainien donnant sur la mer Noire, est une ville stratégique pour les Russes qui occupent déjà Kherson. Je ne peux m’empêcher de songer à la séquence des escaliers d’Odessa, tirée du film POTEMKINE, chef-d’œuvre de Sergueï Eisenstein (1925).
L’action, qui prend presque la véracité d’un documentaire, se situe pendant la guerre russo-japonaise de 1904 à 1905. L’équipage du cuirassé Potemkine, révolté par les mauvais traitements infligés par ses officiers, s'est mutiné.
La population d’Odessa, où est accosté le navire, fraternise avec les rebelles et leur apporte des vivres. Mais un matelot a trouvé la mort et la ferveur révolutionnaire monte peu à peu.
Le gouvernement tsariste donne l’ordre à l’armée de disperser la foule.
La scène des escaliers monumentaux d’Odessa, d’où les cosaques descendent, fusil au poing, pour déchirer la foule, reste un morceau d'anthologie.
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